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 Petite balade sans but... (libre)

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Grèce/Heracles Karpusi
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MessageSujet: Petite balade sans but... (libre)   Dim 23 Mai - 15:53

L'étendue verte qu’offrait le parc de l’Académie était tranquille, personne ne s’y était encore présenté à cette heure pourtant avancée de l’après-midi... seul un petit vent faisait bouger les feuilles, rompant ainsi le silence... Le printemps avait fait son travail sur ce magnifique décors : la chaleur était intense alors que ce n’était pas encore l’été, même s’il n’était pas loin… Les fleurs étaient aux anges avec la lumière du soleil haut dans le ciel qui les arrosait, bien qu'un peu d'eau leur auraient fait plaisir et les feuilles dansant au gré du vent sur les branches des arbres, créant des V en se divisant encore et encore jusqu’à ce que les branches deviennent aussi fines que des fils de fer, étaient aussi vertes que les yeux de la personne arrivant en ces lieux.

En effet, Grèce était arrivée, silencieux. Sa présence n’était trahie que par le bruit de ses pieds se posant sur le sol. Il n'était cependant pas seul. Un chat blanc avait élu domicile sur sa tête et un autre, celui-ci avec des couleurs se rapprochant plus de celle d’une agrume plus connu sous le nom d’orange -C’est d’ailleurs comme ça que le jeune homme l’appelai, même si leur rencontre datait d’une minute… ainsi, si quelqu'un passait en lui demandant le nom du petit chat, il pourrait lui en donner un sans trop réfléchir- avec des rayures un peu plus foncés sur le dos, se rapprochant même du marron, le suivait tel un poussin venant de naitre, timide, suivant sa mère qui paraissait plus fort que son fils. Ce n’était pourtant pas le cas d’Heracles étant donné qu’il était aussi vulnérable que les petits animaux l’accompagnant.

Lui, avançait d’un pas traînant révélant que le but de cette balade tranquille en compagnie de ses petits amis poilus était inexistant. Il était simplement là… sans savoir vraiment pourquoi il se trouvait à cet endroit précisément… et de toute façon, cela n’avait aucune importance… Il avait tout simplement marché et ses pas l’avaient conduit jusque là.
Cependant, ses yeux remplis de fatigue justifia le fait qu’il interrompit la balade pour aller s’asseoir aux pieds d’un arbre solide, qui se différenciait des autres par son imposante taille. Sa grosseur montrait qu’il était plus âgé que les autres. En regardant les autres arbres, il était même facile de dire que l’arbre auquel le nouvel arrivant venait de s’asseoir faisait partit des plus vieux. Sa main effleura l’herbe verte qui semblait danser de joie sous le mouvement du vent devant cette scène naturelle qu’offrait cet endroit silencieux. La petite mèche rebelle au-dessus de sa tête en aurait fait autant si le chat blanc qui y était ne l’écrasait pas mais le restes de ses cheveux partirent en arrière, dévoilant son visage innocent.

Soudain, le jeune homme senti quelque chose se frotter contre sa jambe. C’était le petit chat qui l’avait suivit qui le carraissait affectueusement. Heracles ne sourit pas, mais le coeur y était, et rendit la caresse à la petite boule de poile orange. Il leva son regard pour regarder les environs. De la verdure s’étendait à perte de vue. Ce parc était décidément très grand… Il était difficile de croire que non loin, s’entendait un gigantesque bâtiment, remplit de jeune nations venant apprendre diverses choses. Beaucoup d’arbres et de fleurs de races et de couleurs diverses étaient présents. Heracles avait l’impression de se trouver dans une forêt. Le jeune homme reconnu beaucoup de fleur car il s’y connaissait mais il remarqua qu’il n’y avait pas d’Acanthes… C’était dommage car elles auraient fait assez jolies dans ce décor. Enfin, les temps changent. Peut-être qu’il y en aura un jour. Il pourrait en planter lui-même, mais il n’avait pas de graines à semer actuellement, il faudrait remettre ça à plus tard…

Le chat blanc se trouvant sur la tête d’Heracles se leva. Il avait décidé de changer de maison. La mèche qui résidait sur la tête de Grèce reprit sa forme naturelle, comme si elle n’avait jamais été piétinée. Le jeune homme regarda la petite bête assis qui était désormais allongé sur son épaule et s’était endormie pas la suite, sans prévenir, sans un seul petit miaulement. Il était vraiment tout blanc, sans aucune tâche un peu plus sombre. Cette couleur lui rappela la neige, et automatiquement, Russie. Il y avait pourtant beaucoup de pays enneigé dans le nord, mais il pensait à celui-là… pourquoi ? Sans doute parce qu’il était un de ses seuls amis humain… En même temps, il ne connaissait pas grand-monde. Il faut dire qu’il appréciait assez la compagnie de ces petites boules de poils… Il se remémora des moments passé avec lui… et bizarrement, ses pensées dérivèrent sur Turquie… Son visage caché en permanence par un masque blanc… Mais pourquoi pensait-il à lui ? En même temps, en se repassant dans son esprit le moment où Ivan l’avait aidé à se défendre contre Turquie, c’était obligé qu’il se remémore Turquie. Le moment où il était chez lui et où on le connaissait sous le nom d’Empire Ottoman… Il secoua la tête pour chasser cette pensée de sa tête. En même temps, ça l’avait amusé de se remémorer des phases de son passé en regardant tout simplement une boule de poile d’un blanc éclatant perché sur son épaule.

En parlant des boules de poils, celle avec les couleurs d’une orange arrêta de frotter la jambe de son ami pour aller s’asseoir sur son ventre, puis s’endormir à son tour en silence. Heracles posa délicatement sa main et son regard sur le petit chat allongé en rond sur lui. Il avait l’air si fragile… Puis, il s’imagina à leur place… se demanda comment serait sa vie il était né en chat… sans doute dormirait-il souvent, loin de tout les soucis possibles dont un être humain ordinaire se préoccupe. Puis, il ferma doucement ses yeux et il ne fallu pas attendre longtemps avant d’entendre sortir de sa bouche un son dont les gens qui l’entourait avaient l’habitude :


_Zzz…

Quelques minutes auparavant, il s’était imaginé une vie de chat, à présent, il en rêvait… Il était dans la peau d’un chat gris, observant les nuages. Ce chat, on aurait facilement pus reconnaître que c’était la Grèce avec sa mèche qui se divisait en deux spirales à sens opposés qui trônait toujours sur le haut de sa tête. Ce chat, ne faisait rien appart observer les nuages, rêveur, sur le haut d’un mur où on ne distinguait pas le sol, comme si le mur lui-même se trouvait sur un nuage.


Dernière édition par Grèce/Heracles Karpusi le Sam 3 Juil - 18:02, édité 2 fois
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Chine / Yao Wang
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Ven 25 Juin - 10:03

Yao se promenait dans le parc. Ce jour-là, il faisait bon, la température était agréable. Alors, le jeune homme se dit qu'une petite ballade ne lui ferait pas de mal. L'endroit était calme, apaisant et contrastait violemment avec l'ambiance au sein de l'académie. Ici, les problèmes semblaient disparaître. Personne. Juste les feuilles qui dansaient au gré du vent. Pas de soucis. Tout allait bien. Tout respirait le bonheur en ces lieux. Cette promenade semblait éloigner le chinois de ses problèmes habituels. C'était agréable. Même si il savait que dès qu'il serait parti, ses soucis reprendraient leur place. Mais peu importe. C'était comme les rêves. On fuyait la réalité l'espace d'un instant avant de revenir affronter la cruelle réalité. C'est cela qui nous permet de nous maintenir en vie dans ce monde hostile. Bien entendu, il n'y avait pas que des mauvaises choses, mais fuir ses problèmes de temps en temps ne faisaient pas de mal. Ainsi, on était en meilleure condition pour les affronter. Oui, Chine fuyait la réalité tout simplement. Ces lieux paisibles, ce vent caressant ses cheveux et sa peau, ce soleil scintillant dans le ciel. Tout ressemblait à un rêve ici. Un rêve où il était seul, loin de tout et de tous. Un rêve sans goût. Il n'était pas amer. Il n'était pas bon non plus. Il n'y avait que lui et le silence. Et malgré tout, Yao se sentait bien. Isolé. Loin des mauvaises choses comme des bonnes choses. Comme si rien de ce qu'il avait vécu n'avait existé. Bien entendu, on ne peut échapper à son passé, et ce n'était pas vraiment le but de Chine. Il souhaitait juste, l'espace d'un instant, oublier. Fuir. Arrêter le temps. Arrêter de réfléchir. Simplement, se contenter d'être là, de marcher, de regarder autour de lui. Ne penser qu'au Soleil, au ciel, aux arbres, à ces choses si simples qui font parties de la vie. Arrêter de penser aux nuages noirs qui composent sa vie et celles des autres. Laisser sa vie de côté pour la retrouver ensuite. C'était tout ce que souhait le chinois en cet instant de solitude.

Yao continuait sa marche en suivant ses pieds. Il ne réfléchissait pas à où il allait, il se laissait guider simplement. Aller quelque part sans savoir où l'on va arriver. Suivre une voie sans connaître le résultat. Ne pas savoir. Ne pas connaître la fin. Ne pas savoir où nos pas vont nous mener. Ne pas connaître le résultat de nos actes. Se contenter d'exister sans penser au reste. Se contenter d'être en vie sans attendre quoi que ce soit. Se contenter d'être là simplement sans contempler la fin, impuissant. Voilà le but de la ballade de Chine. Il suivait ses pas sans savoir ce qui l'attendait au bout. L'enfer ? Le paradis ? Rien ? Sa famille ? Qui sait... Le jeune homme marchait le cœur léger. Ici il ne s'inquiétait plus pour les autres. Ici, tout était simple. Ici, personne n'était inquiet. Ici, tout le monde allait bien. C'était le pays des rêves. L'endroit où la réalité disparaissait. Les lieux où plus rien n'existait. Le bien. Le mal. La réalité. Les songes. L'amour. La haine. Plus rien. Le vide simplement. Et pourtant, le chinois se sentait apaisé. Libéré. Et même si ses problèmes lui retomberaient dessus dès qu'il remettrait un pied à l'académie, ce n'était pas important. Du moment qu'il avait pu s'en éloigner. Prendre du recul pour pouvoir revenir plus fort. Lorsque qu'un obstacle nous barre la route, il ne faut pas le contourner. Il faut réfléchir à la meilleure façon de le vaincre. S'en éloigner un instant. Puis revenir, plus fort. Peu importe le temps que cela prenait. Seul le résultat compte au bout.

Seule la fin est importante.
Et malheureusement, la fin tout le monde la connait. Yao la connaissait. Il savait. La fin de l'histoire était connue, certaine, inévitable. Et pourtant, tous se jetait dans ce labyrinthe sans sortie. Illogique. Futile. Stupide. Comme la vie. On naissait pour mourir. Ironique. Incompréhensible. Inutile. Et pourtant... Le chinois, comme tout le monde, se jetait dans la gueule du loup. Commençait une histoire en connaissant la fin. Entrait dans un labyrinthe sans issue. Comme tous les autres. Comme les humains qui composaient ce monde. Car après tout, il était un Homme parmi tant d'autres. Chine n'échappait pas à la règle de ce monde. Aussi cruelle soit-elle. C'était le principe de la vie après tout. Et si il voulait vivre, il devait suivre cette règle qui lui était imposée. Il n'avait pas le choix. Personne ne l'avait. C'était vivre ou mourir. Certains ne supportaient pas cette règle. Ils étaient alors exclus du jeu. On appelle cela la mort. Mais le résultat était toujours le même. Encore et toujours. Pour l'éternité. Un fait inévitable.

Les pas de Yao l'arrêtèrent devant un arbre immense. Mais ce ne fut pas cela que remarqua le chinois. Non, ce qui le marqua, c'était cette personne endormie contre l'arbre. C'était Grèce. Il semblait si paisible. Si innocent. Comme un enfant. Il semblait à l'abri des problèmes. Tout comme les deux chats qui s'étaient installés sur le jeune homme. Bien entendu, ce n'était qu'une illusion. Le grec avait autant de problèmes que les autres, mais il ne les montrait pas. Et son visage endormi. Chine l'enviait presque. Il semblait avoir gardé toute l'innocence des enfants. Il était si calme. Il semblait loin de tout. Envolé pour un monde meilleur. Comme lorsque l'on rêve. Le chinois s'accroupit près de lui pour le regarder dormir. Ce spectacle était si attendrissant. Ce visage aux traits si purs. Ce coeur aussi généreux. Ces cheveux bruns suivant les mouvements du vent. Cela semblait si loin de la réalité. N'importe qui en voyant cela aurait voulu tendre la main pour caresser les chats, pour redresser une mèche de Grèce. Pas Chine. Il ne voulait pas troubler cette image. Si il tendait la main, il risquait de souiller cette innocence. Il risquait de réveiller le jeune homme. De troubler ce moment de paix et de bonheur. Alors il se contentait de regarder le jeune homme et les chats en souriant, s'éloignant à chaque instant de la réalité. Yao resta ainsi quelques instants, puis s'assit dans une position plus confortable dans l'herbe tendre. Lui aussi avait envie de fermer les yeux. S'en aller dans un monde meilleur. Espérer. Mais ce ne serait que des rêves. Et il fallait aussi faire face à la réalité. Cependant, rien que l'espace d'un instant, il aurait aimé partir pour le pays des songes, dans cet endroit. Dans ces lieux isolés de tout.

Les chats semblèrent entendre le chinois puisque, les deux, se levèrent et descendirent avant d'aller faire face au nouvel arrivant. Ils restaient silencieux et se contentaient de regarder Yao tout simplement. Les trois se regardaient dans les yeux. Aucun son ne sortait de leur bouche. Un simple échange de regard entre le jeune hommes et les deux petites boules de poils. Echange qui dura un instant, puis les deux chat retournèrent près de Grèce. Cependant, cette fois, il restaient dans l'herbe et levaient leur tête vers le jeune homme. Eux aussi devaient penser la même chose que le chinois puisqu'ils restèrent à leur place, sans toucher au grec. Eux aussi devaient penser qu'il fallait protéger ce reflet d'innocence, ne pas troubler cette image. Se contenter de la contempler. Se contenter de penser qu'il devait être bien là où il était. Se contenter d'en sourire. Rester silencieux au milieu de ce parc. Se laisser bercer d'illusions qu'il faudra abandonner à la fin. Rêver l'espace d'un instant d'une autre vie. Même si celle que l'on vivait nous convenait. S'enfuir. S'éloigner de tout. Imaginer. Sourire pour rien.

Redevenir un enfant. Redevenir innocent, simplement. Même quelque secondes.
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Sam 26 Juin - 13:35

Les nuages… son corps de chat se trouvait en dessous, mais sa tête était dedans… Il les observait toujours, percher sur son mur, admirant les formes irrégulières que pouvaient posséder ces cotons dans le ciel. Ils étaient tous de forme différente. Aucun n’étaient identiques… Aucun sauf deux. Il y avait encore deux secondes, ils étaient différents, loin l’un de l’autre. Mais à présent, ils s’étaient rapprochés. Leurs traits s’étaient régularisés. Ils étaient à présent ovales. Des traits se dessinaient à l’intérieur et bizarrement, le milieu devint noir, et autour nu noir, ça devint marron. Les autres nuages partirent. Le ciel devint rose autour des deux nuages restant… Et le reste devint vert.

Il avait fallu un peu de temps au grec pour se rendre compte qu’il était réveillé. Les nuages marron étaient en réalité les yeux de la personne qui venait d’arriver et qui l’observait. Remarque, passer d’un monde à l’autre ne peut pas s’effectuer en une fraction de seconde… et surtout pas pour le grec… Il venait de quitter Hypnos pour rejoindre un monde plus dur, plus fatiguant que le précédent… le monde réel. Celui où les êtres humains souhaitent s’échapper de temps en temps, s’isoler pour penser à autre chose… rêver… dormir… aller rejoindre le monde des rêves… Mais si tout le monde était au monde des rêves, alors, n’aurait-on pas envie de retourner dans la réalité ? Que cherche-t-on quand on s’isole ? Echapper à la réalité ou aux personnes du monde réel ?

De toute façon, le monde réel, il y était revenu. Mais il ne percevait que des formes… Il avait comprit que des yeux l’observaient, mais il voyait trop flou pour savoir à qui ils appartenaient. Il en déduisit que ça faisait déjà un moment qu’il était là, à dormir sous cet arbre. Ses yeux s’étaient ouverts d’eux-mêmes, sans demander l’avis du principal intéressé. Il souleva ses mains lentement et les porta à ses yeux et se les frottas. Lorsque ses mains repartir retrouver le sol, sa vision redevint assez bonne pour pouvoir distinguer les choses clairement. Il pouvait donc ainsi voir que les deux yeux appartenaient à Chine. Ses yeux émeraude endormis constamment collés sur son visage inexpressif regardèrent le nouvel arrivant. Des yeux marron, de la même couleur que ses cheveux et un sourire aux lèvres, comme il en avait l’habitude. Un sourire sincère qui s’affichait lorsqu’il était de bonne humeur. Contrairement à certains sourires qui sont là pour cacher les sentiments, celui de Chine était là pour les montrer. C’était une personne qui savait extérioriser. Quand Chine était heureux, ça se voyait tout de suite.

Le vent soufflait, rabattant ainsi à coup sûr une mèche de cheveux qui aurait voulu se glisser sur le visage du grec. Comme si le moindre parasite pouvait perturber le tableau qu’il offrait. Comme si le vent voulait montrer quelque chose que les cheveux pouvaient cacher. Mais il n’y avait rien sur son visage de tellement particulier appart son air neutre, ne dévoilant aucune émotion, comme à son habitude. A présent, il s’était bien reposé grâce à sa sieste. Il se sentait apaisé. Mais peut-être était-ce aussi dû au lieu dans lequel il se trouvait. Cet endroit naturel qui donnait l’impression d’être loin de la ville, de l’agitation. Ce silence qui régnait en permanence avec le seul bruit des feuilles qui se touchent dans un bruissement plus que reposant. Oui apaiser. C’était bien le mot pour dire comment était le grec à ce moment-là.
Son regard n’avait pas quitté le chinois. Il se décida enfin à lui adresser la parole comme il aurait dû le faire un peu plus tôt mais, comme il venait de se réveiller, il lui fallait un peu de temps, comme toujours, pour que ce genre de choses lui viennent à l’esprit.


_Salut…

Simple… mais en même temps, que dire d’autre ? C’est un mot… un simple mot qui est souvent utilisé pour commencer une conversation… ou même un mot prononcé sans qu’il n’y ait de suite. Un mot assez inutile en fait, quand on y réfléchit. Une simple formule de politesse que la plupart des gens adoptent. Pour accueillir la personne qu’on a en face de sois. Voilà la seule utilité de ce mot… Donc, il avait beau être simple, il était adapté, et c’était ce qu’il fallait. Et de toute façon, Heracles n’était pas vraiment le genre de personne à se compliquer la vie. Pourquoi faire compliquer lorsqu’on peut faire simple ? Lorsqu’on fait des phrases de salutations longues, sans queue ni tête, c’est qu’on éprouve un certain plaisir à le faire. Or le grec aimait la simplicité.

Puis, il se rendit compte que les chats n’étaient plus sur lui. En baissant un peu la tête, il retrouva les trois, assit sur l’herbe, à le regarder, eux aussi. Le vent semblait vouloir montrer quelque chose sur le grec, et ceux qui étaient présents l’observaient. Qu’y avait-il donc à voir sur lui ? Grèce ne s’en préoccupa pas plus que ça et tendit la main vers un des chats et le caressa. Le chat blanc qui l’avait fait penser à Ivan quelques instants plus tôt. Mais combien de temps avait-il dormit ? Le temps semblait s’être arrêté depuis qu’il avait fait ses premiers pas dans cette étendue de verdure. Et le temps n’était plus une préoccupation. C’est simple, ici, il n’y avait aucune préoccupation possible. Tout était calme, et cet endroit apaisait le cœur de tous ceux qui y pénétrait. Ou de moins, il avait apaisé le cœur du grec. Même s’il paraissait calme en permanences, lui aussi pouvait ressentir de la peine, en dépit des apparences. Et à rester tout le temps neutre, à garder ses peines pour sois, ça dépose des marques. Des marques qui apparaissent et qui s’en vont difficilement, voir même jamais, en dépit des années qui pouvaient s’écouler.

Son regard revint vers Chine. Il était venu ici lui aussi. Etait-ce pour se soulager qu’il était venu ? Le chinois avait beau sourire souvent, il y avait des moments où ce sourire quittait ses lèvres. Des problèmes, tout le monde en a. Mais si on n’avait jamais de problème, si tout allait toujours pour le mieux, ce ne serait pas drôle. On ne connaitrait jamais le bonheur, car chaque chose existe parce qu’il y a son inverse. On ne peut pas savoir ce que c’est que la joie tant qu’on n’a pas connu la tristesse. C’est comme ça que résonnait le grec.
Heracles continua de passer sa main sur le pelage du chat, tranquillement, en l’écoutant ronronner sous ses caresses.
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Chine / Yao Wang
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Mer 30 Juin - 8:47

Yao ne bougeait pas. Il se contentait d'observer le grec. Cette innocence. Et puis, son visage paisible. Le monde dans lequel il était allé devait être merveilleux. Qu'y avait-il dans ce monde ? Seul Grèce devait le savoir. Mais qu'importe. Ce n'était pas important. Tout ce qui comptait, c'était ce visage endormi, tranquille. Ce visage si enfantin, si innocent. Et le vent qui écartait ses mèches. Comme si il avait voulu souligner cette innocence. La montrer à tous ceux qui étaient là. Et cette innocence était fascinante. Belle. Rare aussi. Comme un arc-en-ciel qui apparaît au milieu de la pluie et des nuages. Montrant ainsi qu'il existe aussi des rayons de soleils au milieu de tous ces nuages, même si ces rayons sont rares. Une lueur d'espoir aussi. Voilà ce que représentait le spectacle du grec endormi. Les rêves. L'espoir. Des choses que beaucoup perdent de vue. Refusent de s'accrocher. Des choses fragiles. Des choses intouchables. Presque irréelles. Et pourtant bien présentes. Grèce en était la preuve. Et Chine se contentait de le regarder en silence, ne souhaitant pas le réveiller et continuait de sourire tranquillement. Pourquoi ? Bonne question. Parce qu'il avait envie. Pourquoi ? Parce qu'il était content. Aussi simple que cela. Le chinois n'était pas du genre à cacher ce qu'il pensait. Lorsqu'il était content, cela se voyait. Comme lorsqu'il était triste. Il ne se cachait pas. Parce que cacher ses sentiments, c'était un peu comme mentir. On cache la vérité. Enfin, c'était la manière de voir de Yao. Après, tous ne partageaient pas forcément cet avis. Mais ce n'était pas très important. Chacun son avis après tout. Celui des uns n'était pas celui des autres.

C'est ce que l'on appelle la diversité et les différences.


Chine ne bougeait toujours pas, tout comme les chats. Tous regardaient Grèce en silence. Seul le bruit du vent soufflant parmi les feuilles était présent. Il ne soufflait pas fort, juste assez pour soulever les cheveux de Grèce et pour l'entendre chanter entre les arbres. A part cela, les lieux étaient calmes. Reposants. Apaisants. C'était agréable. Le chinois n'avait pas envie de bouger de là. A vrai dire, il aurait aimé s'endormir lui aussi sous cet arbre et partir pour le pays des rêves. Evidemment, rien l'en empêchait. Seulement voilà, il n'avait pas envie de dormir. Il préférait regarder le grec dormir tranquillement. Et en plus, il n'était pas fatigué. Alors, Yao observait en silence. Et plusieurs questions se posèrent alors dans son esprit. Des questions pas très importantes, mais qui le tenaient à coeur sur le coup. Bien entendu, elles ne lui apporteraient rien, mais tout de même, elle suscitaient l'intérêt et la curiosité du chinois.

Est ce que tout le monde a l'air si innocent lorsqu'il dort ? Est ce que le monde des rêves est meilleur que la réalité ? Qu'est ce qui est plus enviable en fin de compte ? Croire à ses rêves et être déçu ? Ou ne voir que la réalité et ne rien espérer ?


Evidemment, Yao n'avait pas de réponse. Pour aucune de ces questions. C'étaient des questions sans réponses. Ou plutôt, toutes les réponses étaient possibles. Elles dépendaient des différents individus. Chacun avait sa réponse qui lui était propre. Chacun avait ses raisons. Pour Chine, vivre dans ses rêves, revenait à se mentir, se laisser bercer d'illusions inutiles et fragiles. Illusions qui se briseraient rapidement. Il préférait de loin rester dans la cruelle réalité. Quitte à ne pas rêver. Parce qu'il aimait l'honnêteté, il préférait vivre dans le vrai monde quitte à en souffrir. De toute façon, dans les deux cas, les gens étaient condamnés à souffrir. Certes, cette douleur était différente, mais bien présente. De toute façon, la douleur faisait partie de ce monde. Parce que sans douleur, il n'y a pas le bonheur. Les deux vont ensembles. Comme l'amour et la haine. La frontière était mince entre les deux. Et pourtant, ce sont des notions à l'opposé l'une de l'autre. Pourquoi ? Pourquoi la porte qui les reliait était si mince ? Pourquoi si elle était si mince, elle semblait si compliquée à ouvrir ? Pourquoi rien n'était simple dans ce monde ? Là encore, Yao ne trouvait pas de réponse. Alors, il laissa ses questions de côté. De toute manière, quelle importance ? Tout ce qui comptait, c'était d'être là, en vie et de continuer à vivre. C'était inutile de se poser des questions. Surtout en cet instant. Puisque ce que souhait Chine justement, c'était se vider la tête. Arrêter de se poser des questions inutiles. Ne plus penser à rien. Comme dans un rêve. Pour une fois, il voulait rêver. Se laisser bercer d'illusions qu'il abandonnerait une fois qu'il retournerait dans la réalité. Mais juste l'espace d'un instant, Yao voulait connaître ces illusions. Juste par curiosité. Juste une fois. Après, il retournerait dans la réalité. Parce qu'il n'aimait pas le mensonge. Et croire aux rêves, c'était se mentir. Et le mensonge était la pire chose en ce monde, car il ne permettait pas de faire confiance à quelqu'un. Et tout être vivant a besoin de placer sa confiance en quelqu'un. Pour nous sentir important, pour avoir la sensation d'exister. Parce que nous existons à travers les autres. Sans eux, nous ne sommes rien. C'est eux, en parti, qui font que nous sommes devenus ce que nous sommes.

Alors que Yao se perdait dans ses pensées, Grèce commença à ouvrir les yeux. Comme un enfant lorsqu'il s'éveille, il se frotta les yeux. Bien entendu, ses gestes étaient lents, comme toujours. Mais qu'importe. Le grec était quelqu'un qui prenait son temps pour faire les choses. Et quoi qu'on en dise, lorsqu'il commençait une tâche, il la menait à bien. Même si c'était long, il faisait les choses biens. Enfin, c'était la manière de voir de Chine. Et puis, il appréciait Grèce pour ce qu'il était. Alors, où était le problème ? Par contre, le chinois se demandait si ce n'était pas lui qui avait réveillé son ami. Il n'aurait peut être pas du s'approcher en fait. Le grec resta silencieux un instant, peut être n'était-il pas parfaitement éveillé. C'est normal lorsque l'on vient d'ouvrir les yeux. De plus, si il dormait depuis longtemps, le réveil était plus difficile. Finalement, Grèce prit la parole. Il le salua, d'un simple mot. Le grec ne se compliquait pas la vie. Il allait toujours à l'essentiel. Parce que plus n'était pas suffisant. Le superflu est inutile. Encombrant. Pourquoi faire de longues phrases alors qu'un mot résume tout ? Grèce avait parfaitement raison. Puisqu'un mot résumait sa pensée, autant ne pas passer par quatre chemins. De plus, les choses était claires ainsi. Précises. On ne se perdait pas au milieu des mots superficiels. Et ce n'était pas forcément déplaisant. Certains trouvaient que le jeune homme n'était pas bavard. Ce n'était pas forcément faux, mais le grec était quelqu'un de calme, de reposant. Sa présence était agréable, même si peu de mots sortaient de sa bouche. Là encore, ce n'était pas forcément important. La parole n'est pas un tout. Parfois, seule la présence suffit. Yao continuait de sourire, puis répondit à Grèce.

"Bonjour. Désolé, je ne t'ai pas réveillé au moins j'espère aru...."

Chine ne dit rien d'autre. Grèce venait à peine de se réveiller, il ne pourrait pas suivre une conversation tout de suite. Le chinois s'en voulait un peu d'avoir réveillé son ami d'ailleurs. Il avait l'air si bien. Perdu dans son monde. Dans un monde qui semblait meilleur. Mais là, il en était revenu visiblement. Il tendit alors sa main vers l'un des chats, un blanc, et le caressa. Le grec aimait les chats. Le chinois trouvait qu'il se comportait presque comme une mère envers eux. Il les aimait, il s'en occupait, il faisait tout son possible pour eux. Les chat aussi l'aimaient. Tous allaient vers lui. Ils devaient ressentir l'amour que le grec leur portait. Ce devait être l'instinct. Après tout, tout être vivant se dirige vers les personnes qui semblent l'aimer. Enfin, presque... Yao avait toujours trouvé que Grèce était quelqu'un de remarquable. Quand il allait mal, le grec l'avait soutenu. Lorsqu'il voyait un chat souffrir, il faisait tout pour l'aider. Pour lui c'était normal, mais Chine savait que tous n'étaient pas comme son ami. Rares sont ceux qui aident les autres sans rien attendre en retour. Ces gens-là étaient des perles rares. Mais les autres ne s'en rendaient pas compte et leur marchait dessus sans scrupule. Ils confondaient stupidité et gentillesse. Et contrairement à ce que l'on pouvait penser, Grèce était loin d'être stupide. Il était juste gentil, et les autres en profitaient. Certes il était naïf, mais pas stupide. Sa façon de voir les choses était optimiste. Il ne voyait pas le mal. Nul part. Pourtant, il est bien présent. Partout. Et il est destructeur.

Grèce continuait de caresser le chat. Comme toujours. Puis il porta son regard sur Yao qui continuait de sourire tranquillement. Il ne bougeait pas, se contentant de regarde son ami et les chats qui l'entouraient. Il se demandait bien pourquoi le grec était venu. Peut être s'ennuyait-il et avait décidé d'aller dehors pour s'occuper. Peut être pour se changer les idées comme le chinois. Il y avait tant de raisons possibles. Mais était-ce important de le savoir en fin de compte ? Pourquoi telle ou telle personne est là à tel moment ? Non. Parfois mieux vaut ne pas se poser des questions. Puis, si Chine était venu là, s'était pour se vider la tête, pour arrêter de se poser des questions. Ne pas avoir à chercher de réponse. Et puis, comme il le disait souvent, il y a parfois des choses qu'il ne faut pas savoir. Se contenter de ce que l'on a seulement, sans chercher à avoir plus. Ne pas se poser de questions et profiter de l'instant présent. Comme dans un rêve. Ephémère. Inaccessible. Mais l'on en profite, sans se poser la moindre question. Sans savoir où cela va nous mener. On suit. On avance sans connaître la suite. Mais où la fin est évidente et inévitable. Mais qu'importe. Du moment qu'on profite de ce qui nous est offert. Même si la chute n'en sera que plus brutal. C'est la vie. Simplement. Et le lot de malheur est toujours accompagné de son lot de bonheur. Alors, quitte à connaître le malheur, autant profiter du bonheur tant qu'il est là. Tant pis pour le reste. De toute façon, c'est bien pour cela que l'on vit. Tout être est composé d'ombre et de lumière. Après, ceux qui montrent leur lumière ne sont pas nombreux. Parce qu'ils ont peur. Ils ont peur de la perdre. Alors, ils nous montrent leur côté sombre car ainsi, ils pensent qu'ils ne perdront rien. Mais il ont tort.

Personne ne peut perdre sa lumière. Elle fait partie de ce monde. Elle ne peut être détruite, comme le côté sombre.
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Sam 3 Juil - 19:47

"Bonjour. Désolé, je ne t'ai pas réveillé au moins j'espère aru...."

Pour commencer, ce n’était qu’un son… un son sortant de la bouche du chinois, sans aucun sens… mais comme ça sortait d’une bouche, cela devais en avoir un, à une certaine échelle. Alors Grèce se repassa dans sa tête les mots de Chine… Encore et encore… ça dura quelques minutes. Pendant quelques minutes, il resta assit et immobile à essayer de comprendre ce que voulait dire le chinois. Puis, il comprit que le son formait des mots… et les mots formaient une phrase... une phrase qui avait un sens… Heracles mit bien du temps avant de comprendre le sens de la phrase. Pour certain, le réveil est plus difficile que pour d’autres.
Il lui fallu quelques minutes pour qu’il comprenne enfin le sens des paroles de Chine. C’est alors qu’il se dit qu’il fallait qu’il réponde. Il ouvrit lentement et légèrement la bouche, prit une inspiration afin de pouvoir parler. Mais il fallait qu’il en reprenne une entre chaque bout de phrase.


_...Non… je me suis… réveillé… tout seul… ne t’en fait… pas…

Il avait encore parlé avec ce même ton plat qu’il utilisait en permanence. Il n’avait pas envie de mettre de la force dans une chose qu’il considérait comme inutile et de toute façon, il ne savait pas comment faire pour mettre un peu d’intonation dans ses paroles. Mais il ne s’attarda pas sur ce détail. Surtout qu’il venait de se réveiller. Il ne fallait pas qu’il s’encombre l’esprit avec ça… Sinon, il pourrait y rester bien plus de temps qu’il ne le faut sur une chose qui n’a aucun intérêt. Et puis, il était là parce qu’il fallait qu’il soit quelque part, mais il avait cherché à s’éloigner des autres pour être un peu tranquille, loin de toute l’agitation qui aurait pu être causée par ces derniers. Il voulait penser à autre chose qu’à des choses qui se jouaient sur les apparences. Mais à quoi pouvait-il bien penser ? Il ne se posait même pas la question car son esprit trouverait quelque chose… quelque chose avant même qu’il ne s’en aperçoive. Tout ce qu’il voulait, c’était oublier toutes les préoccupations qu’il avait pu avoir -s’il y en avait, car il n’y pensait plus du tout- et de laisser son esprit dériver sur des choses un peu plus joyeuse, l’espace d’un instant, même si c’était un court instant, ou qu’alors il dure des heures, il voulait se sentir apaisé. Et il avait réussit. Ses pas l’avaient mené dans ce lieu. Un endroit calme, reposant, et il était désormais comme l’endroit dans lequel il se trouvait.

Le grec bougea enfin la tête et posa son regard sur le chat blanc. Il continuait de le caresser tranquillement, passant sa main dans le pelage soyeux de l’animal. C’était une sensation qu’Heracles connaissait bien et qu’il aimait vraiment. Il ne se lassait jamais de caresser ses petits amis. Il fut un temps où les chats étaient ses seuls amis, les seuls êtres vers qui il pouvait se tourner pour avoir un peu de réconfort… Et après tout ce temps, ils étaient toujours là. Jamais ils ne l’avaient abandonné. Même si les chats changeaient, même si ce n’étaient jamais les mêmes qui étaient là, il y en avait toujours. Après, il y avait Ivan… mais Ivan, c’était différent. La relation qu’il avait avec Ivan n’était pas du tout la même qu’il avait avec les chats. Ivan était son meilleur ami. Un ami dont il souhaitait ne jamais se séparer. Les chats se relayaient pour venir voir le grec, certes, ils avaient des différences entre eux –et pas seulement au niveau physique- et le fait que ce soit plus un chat qu’un autre ne changeait rien pour le grec car il aimait les chats en général. Il les aimait tous. Mais Ivan ne pouvait être remplacé par un autre être humain. Certes, chaque humain étaient uniques et c’était une des raisons pour lesquelles Russie était irremplaçable, mais aussi parce que c’était son meilleur ami et qu’Heracles sentait qu’il ne pourrait jamais se séparer de lui. Et puis, il y avait Chine qu’il avait rencontré en arrivant à l’Académie. Ils avaient commencé à parler et leur amitié s’était faite petit à petit. Le grec l’appréciait vraiment. Chine était naturel, il ne cherchait pas à se cacher. Il restait toujours tel qu’il était, dans toutes les circonstances et c’était une qualité que de moins en moins de personnes peuvent se vanter d’avoir. Il était aussi très précieux pour le grec. Il avait de la chance d’être entouré de personnes comme eux. Il en était très heureux. Encore une fois, il avait réussit à penser à beaucoup de choses rien qu’en caressant un chat. Se perdre dans ses pensées est tellement facile. On le fait sans même y faire attention. Surtout quand on n’a rien à faire de précis pour occuper son esprit. Prenez une rivière, s’il n’y a pas de bord, l’eau ira dans toutes les directions. Le grec n’avait pas mit de bord, et ses pensées étaient parties dans un peu partout.

Et sans doutes cela aurait-il pu continuer pendant longtemps si le second chat -l’orange- n’était pas partit de sa place pour grimper dans l’arbre sous lequel dormait le grec quelques instants plus tôt. Il escaladait l’arbre avec rapidité à l’aide de ses griffes. Le grec leva la tête afin de l’observer. Le chat s’accrochait à l’écorce, grimpait sur les branches. Il s’élevait un peu plus dans l’arbre et le grec qui l’observait de plus en plus difficilement à cause de l’abondance des feuilles vertes commençait à se pencher un peu sur le côté pour éviter de se tordre le cou, posant ainsi sa main au sol pour le maintenir. Le chat blanc grimpa sur l’épaule d’Heracles et observa le petit chat grimper aussi. Sans doute avait-il changé d’endroit pour mieux voir la scène. Puis, il décida d’aller le rejoindre. Il sauta de l’épaule du grec pour grimper dans l’arbre et rejoindre son ami. Ils avaient peut-être eu envie de jouer… mais ça, personne ne pouvait l’affirmer avec certitude. Il n’y avait rien à affirmer de toute façon… il y avait juste des chats à observer. Des chats qui grimpaient encore et toujours jusqu'à avoir atteint le haut de l’arbre. A cet instant, les deux félins regardèrent le sol, l’horizon à travers les feuilles, en restant silencieux. Mais, au bout d’un moment, ils se mirent à miauler. Pourquoi ? Parce que leur jeu consistait à monter en haut de l’arbre pour leur plaisir, s’il s’agissait bien d’un jeu, évidemment. Mais maintenant qu’ils étaient en haut, qu’allaient-ils faire ? C’est comme lorsqu’on a un objectif dans la vie. On fait tout pour y parvenir, ça nous occupe et ça donne un sens à notre vie. Mais que faire une fois qu’on a atteint cet objectif ? Il ne nous reste plus qu’à en profiter. Et c’était ce que faisaient les chats… au début. Ils avaient profité de la belle vue qui leur avait été offerte de la branche sur laquelle ils étaient. Mais à présent, ils ne pouvaient pas rester là… et le sol leur semblait bien bas. Ils étaient montés mais, maintenant, il fallait redescendre. Mais la hauteur les en empêchaient. Ils ne pouvaient que miauler pour qu’on vienne les aider…

Et leurs miaulements parvenaient jusqu’aux oreilles d’Heracles, malgré la hauteur car le silence était bel et bien présent et leurs appels passaient ainsi plus facilement dans l’air pour atteindre les oreilles de qui veut entendre ne se situant pas très loin. Mais le grec fit plus que les entendre… il les écouta. Puis, il mit ses deux mains au sol et appuya sur ses bras pour se relever. Ses gestes étaient lents, comme à son habitude, mais cela ne voulait pas dire qu'il n'éprouvait pas d'envie d'aider ses amis. Il fallait prendre son temps et réfléchir à ce qu'il devait faire. Sa tête était toujours dirigée vers le haut, cherchant des yeux les deux petits chats apeurés. Mais ce n’était pas facile de les repérer. Ils étaient bien hauts, et même si les feuilles n’étaient pas là pour les cacher, la hauteur les rendait plus minuscules qu’ils l’étaient.

Ils avaient besoin d’aide et le grec était près à leur en fournir. Il regarda l’arbre… les premières branches n’étaient pas bien hautes… Il toucha l’arbre et chercha une nouvelle fois les chats des yeux… mais de là où il était, il ne pouvait pas les voir… Il allait les aider, et il savait déjà comment il allait faire. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient ses amis, parce qu’il les aimait, parce que même avec la plus grande volonté, il y a des choses qu’on n’arrive pas à faire seul… et cette dernière pensée lui rappela quelqu’un…

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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Sam 14 Aoû - 9:17

[Désolée, j'ai vraiment honte... Plus d'un mois de retard... ==' Heu... Bha... Comme on dit, mieux vaut tard que jamais... >.> (l'excuse !)]

Chine continuait de regarder Grèce tranquillement. Il ne bougeait pas, comme si il était une statue dépourvue de vie. Pourtant, l'énergie qui se dégageait du sourire et des yeux du chinois ne laissait aucun doute sur la question. Oui, le jeune homme était quelqu'un de vif, accroché à la vie et il le montrait. Il n'aimait pas mentir. Il voulait montrer aux autres qui il était réellement, n'avoir rien à cacher. Cela faisait parti de ses principes. Même si cela pouvait sembler inutile, il s'y accrochait. Cela permettait à Yao de vivre, d'avoir quelque chose auquel s'accrocher, à défaut de l'espoir, il avait ses principes, ses valeurs. De plus, le jeune homme n'aimait pas l'idée d'avoir quelque chose à se reprocher. Cela le mettait mal à l'aise. Il voulait pouvoir se regarder dans le miroir et avoir sa conscience tranquille. Certes, ces raisons ne prenaient pas en compte l'intérêt des autres, mais celui de Chine. Et alors ? Nous avons tous notre part d'égoïsme. Personne n'est parfait. Yao, comme les autres, a ses défauts. Car, oui, il fait attention à l'intérêt des autres, mais c'est aussi parce que, quelque part, son intérêt est en jeu lui aussi. Tout simplement. En quoi cela est dans son intérêt ? Etre apprécié des autres, se sentir utile, cela procure une sensation de bien-être. Vous n'avez jamais essayé ? Cette chaleur au niveau de votre poitrine, lorsque vous sentez que vous avez fait une bonne action, le chinois adorait ça. Entendre merci lorsqu'il faisait quelque chose pour quelqu'un, c'était cela qui le rendait heureux. C'était la seule chose qu'il attendait lorsqu'il aidait quelqu'un. Et oui, Chine n'est pas tout blanc non plus. Il ne s'occupait pas des autres que dans leur intérêt, mais aussi dans le sien. Simplement, son intérêt est différent de celui des autres. Il cherchait de la reconnaissance de la part des autres, même si il ne le montrait pas vraiment. Ho, bien sûr, il n'était pas de ces personnes qui mentaient et qui se faisaient passer pour votre ami alors qu'au fond il n'en était rien. Il les aidait, certes, mais ne prétendait pas forcément être leur ami. Il ne leur mentait pas, il ne se cachait pas réellement. Mais lorsque le chinois disait quelque chose, il le pensait. Il était toujours honnête avec les autres.Parce que de toute manière, il est inutile de mentir, la vérité fini toujours par éclater.Oui, Chine n'était ni tout blanc, ni tout noir, mais humain simplement. Même si il cherchait à s'améliorer, il ne pouvait pas faire disparaître ses défauts. Cependant, il pouvait les masquer, les ranger au fond de lui. Ceci dit, arrivait toujours un moment où ils ressortaient, car ils étaient toujours présents. Comme les souvenirs douloureux. Arrivait toujours un moment où ils faisaient à nouveau surface.

Grèce mit du temps avant de répondre à la question de son camarade. Et ses paroles plus lentes que d'habitude. Sans doute n'était-il toujours pas bien réveillé. Il lui assurait qu'il s'était bien éveillé de lui-même et que le chinois n'y était pour rien. Le jeune homme s'en trouva rassuré, et lui adressa un nouveau sourire. Un de ces grands sourires heureux qu'il savait faire si bien. Un de ces sourires qui font penser que tout va pour le mieux. Un de ces sourires qui vous font penser que la vie à de bons côtés des fois. Un de ces sourires sincères pour montrer qu'on est simplement heureux d'être là. Beaucoup sourient pour cacher leur douleur, pour faire bonne impression aux autres mais rares sont les sourires visant à montrer qu'on est simplement content d'être là ou parce que l'on a envie de sourire, tout simplement. Oui, Yao avait envie de sourire. Pourquoi ? Parce qu'il se sentait bien, heureux d'être là, en vie dans ce monde. Bon, avouons-le, le fait d'être simplement envie n'était pas non plus la cause principale de son bonheur. Etre en vie auprès des personnes qu'il aimait serait une phrase plus appropriée en fait. Et voilà que son esprit se mettait à divaguer, à partir au loin, dans des rêveries, des espoirs infondés. Car il restait toujours un petit côté sombre dans la vie de Chine. Ses amis avaient toujours des problèmes. Tous s'inquiétaient, et ne comptons pas le nombre de larmes versées au milieu du salon communautaire. Et puis Russie. Le chinois était, certes, heureux d'être avec lui, mais il ne pouvait s'empêcher de sentir ce petit pincement au coeur lorsqu'il pensait à lui. Car après tout, Yao l'aimait tellement, mais cet amour ne serait jamais réciproque. Il lui était même arrivé de pleurer en y pensant parfois. Combien de temps ce petit jeu allait durer ? Seul celui qui tirait les ficelles le savait. Et celui qui tirait les ficelles, c'était pas Chine. Il était comme un papillon piégé et prisonnier de la toile soigneusement tissée de l'araignée. Et il l'avait vu cette toile. Mais il s'y était jeté. Il avait foncé en plein dedans. Peut être espérait-il passer au travers. Espoirs futiles. Pourtant le jeune homme le savait, il n'en sortirait pas. Et il ressentait toujours cette douleur à l'intérieur de sa poitrine lorsqu'il y pensait. Cette douleur sur laquelle il ne pouvait mettre des mots. Cette douleur qu'il ne pouvait décrire. Et puis, cette sensation de perdre le contrôle de soi-même, de ne plus savoir ce que l'on fait, d'avoir le cœur qui bat sans arrêts à cent à l'heure lorsque le russe était là... Chine détestait cette sensation. Et pourtant, d'un autre côté, il la recherchait, il en avait besoin. Bref, ça ne tournait pas très rond dans sa tête. Et puis, il avait l'impression d'être devenu dépendant. Dépendant de Russie. Pire encore, cette dépendance n'était pas qu'une impression, elle était bel et bien réelle. C'est pour cela que Yao avait décidé d'aller se balader. Pour oublier tout cela un instant. Retrouver sa liberté d'autrefois. Mettre sa laisse de côté. Peut être retrouver un brin de fierté aussi. Puisque là il ne se sentait ni dépendant, ni dominé. La Chine fière et libre. Où était-elle passée à présent ? Brisée entre les mains d'un seul homme. C'était donc cela l'amour ? Et le jeune homme, comme les autres, n'y avait pas échappé. Lui aussi était pris dans les griffe de ce sentiment incontrôlable.

Car, après tout, il n'était qu'un humain parmi tant d'autre. Pourquoi échapperait-il à la règle ?

Grèce se mit à regarder le chat blanc. Il le caressait. Rien de bien original de la part du grec en fait. Il était toujours accompagné de chats. Jamais Chine ne l'avait vu sans un chat à ses côtés. Jamais. Ces petites boules de poils semblaient être très précieuses pour le grec. Et réciproquement, les chats semblaient eux aussi tenir au garçon. Pourquoi s'entendaient-ils si bien ? Mystère. De toute manière, tout ce qui touchait à l'amitié, l'amour ou les sentiments restait assez mystérieux pour les êtres de ce monde. Mais qu'importait. Pourquoi s'embarrasser de choses aussi inutiles ? Est ce que ça changerait quelque chose ? Non. Alors, autant laisser cela de côté. Le grec l'avait bien compris et les laissaient de côté. Pourquoi se poser des questions auxquelles les réponses n'apporteraient rien d'utiles ? Des réponses qui, parfois, étaient douloureuses. Se transformaient en une fine aiguille qui vous transperçait le coeur. Alors, parfois, mieux valait s'arrêter aux faits. Laisser les choses telles qu'elles sont et ne pas chercher à savoir. Grèce ne cherchait pas à se compliquer les choses. Au contraire, il faisait tout pour les faciliter. Nombreux sont ceux qui pensaient que Grèce était idiot. Parce que, les gens s'arrêtaient au fait qu'il était lent et qu'il ne montrait pas forcément un éclat d'intelligence. En fait, Grèce ne montrait rien. Et beaucoup s'arrêtaient à cette impression. Mais le grec était loin d'être idiot. Seulement, pour s'en apercevoir, il fallait le regarder de plus près, prendre le temps de réellement le connaître. Cependant, ce n'était pas à la portée de tout le monde et certains préféraient s'arrêter à leurs impressions. Et se créaient alors des relations superficielles, basées sur une illusion. Une relation aussi fragile qu'un château de sable, qui s'émiette rapidement et s'écroule sous le poids du temps. Superficielles. Ce mot résumait tout. Sur le coup, on se sentait apprécié, on avait l'impression de compter, mais au fond, il n'y avait rien. Que des mensonges et des illusions. Une fin certaine. Une destruction inévitable. Des liens aussi fragiles qu'un simple fil.

Aucuns des deux garçons ne prononçaient un mot. Peut être ne voulaient-ils pas briser le calme si apaisant de ce parc. Peut être parce qu'ils n'avaient rien à dire d'utile. Mais le résultat était là, les deux jeunes gens restaient silencieux et Chine continuait d'observer Grèce et les chats libéré de ses réflexions habituelles. Ici, le chinois n'était pas prisonnier de la réalité. Ici, il n'avait pas besoin de se dire que tout devait toujours se finir. Ici, le temps semblait infini et le jeune homme s'éloignait de la réalité. Il perdait pieds, mais il fut rapidement ramené à la réalité par des miaulements. Les chats avaient grimpés en haut de l'arbre. Yao, perdu dans ses pensées, ne s'était aperçu de rien. Tout s'était passé bien trop vite pour lui. Il se leva d'un coup, recula et regarda les chats. Si il avait pu, il serait venu les chercher, mais l'arbre était haut. Beaucoup trop haut. Rejoindre les chats aurait été dangereux. Même avec la meilleure volonté du monde, il était impossible d'aller les chercher. Grimper en haut de l'arbre n'était déjà pas recommandé pour la sécurité, mais le redescendre était encore plus dangereux. Alors Chine s'abstint de monter en haut de l'arbre et se contentait de regarder les chats et de réfléchir à une solution, car, il était évident qu'ils ne pouvaient pas laisser les chats ainsi. Ce n'était même pas imaginable. Ces petites boules de poils ne pouvaient pas descendre seules, c'était trop risqué et ces petites bêtes le savaient visiblement. Elles restaient là, en haut de leur arbre, appelant au secours, attendant que quelqu'un vienne les sauver. Et ce quelqu'un, ce devait être Grèce. Les chats comptaient sur lui pour les aider. Ils lui faisaient confiance, ils mettaient leur sort entre les mains du grec. Seulement, comme déjà dit précédemment, grimper et redescendre en compagnie des chats sans danger, ce n'était pas possible. Si il ratait une branche ? Si une branche cédait ? C'était direction le cimetière, sans même passer par la case hôpital. L'arbre était gigantesque, la moindre chute en haut de cet arbre était fatale. A moins d'être un miraculé ou de savoir voler. C'est le cas pour une personne sur..... Un nombre très élevé. Et encore, seulement pour les miraculés... Non parce que pour l'instant, personne n'a vu un seul humain voler il me semble. A part dans l'esprit de personnes ayant beaucoup d'imagination. Mais passons. Donc, Chine réfléchissait à la meilleure façon d'aider ces pauvres chats et c'est alors qu'il eu un éclair de génie. Comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Et il décida donc de le faire partager à son ami.

"Je crois qu'il faudrait aller chercher les pompiers aru."

Yao avait dit cela calmement, mais il fallait l'avouer, il était un peu inquiet pour les chats. Et si il avait eu un portable, il aurait tout de suite appelé les pompiers, sauf que... Il n'en avait pas. Non, ce n'était pas parce qu'il l'avait oublié ce jour-là, mais parce qu'il n'en avait pas, tout simplement. Pourquoi ? Parce qu'il était contre. Ses raisons ? Parce que tout ce qui touchait à la technologie et ce genres de choses au vocabulaire compliqué et spécialisé que Chine ne pouvait comprendre ou retenir venait généralement d'USA ou de Japon. Que d'exemples à suivre ! Certes, ces raisons sont puériles. Certes, ces objets étaient très utiles, mais le chinois ne voulait pas les utiliser. C'était se rabaisser à leur niveau. De plus, comme tout le monde le savait, le jeune homme tenait énormément à ses origines, ses traditions, sa religion et tout ce qui touchait à l'ancienne Chine. Tout ce qui avait construit son peuple. Tout ce qui l'avait construit. Tout ce qui faisait qu'il était Yao Wang et personne d'autre. Et pour rien au monde il ne souhaitait abandonner cela. Bien entendu, il pouvait conserver toutes ses origines et s'ouvrir aux nouvelles technologies, mais il savait que peu à peu il ne chercherait que la modernité et détruirait petit à petit tout ce qu'il était et tout ce qu'il avait mis tant de temps à construire. Déjà que le temps en avait détruit une bonne partie... Il ne voulait pas répéter les mêmes erreurs une nouvelle fois. Il souhaitait plus que tout rester celui qu'il était sans changer. Jamais. Il ne voulait pas non plus grandir trop vite, car, tout le monde le sait, la patience est une qualité. Le chinois attendrait le temps qu'il faudrait, mais il était certain qu'un jour il serait une grande nation, que tout le monde le reconnaîtrait. Mais contrairement aux autres, lui ne verrait pas son peuple disparaître ou se détruire car il serait une nation solide, reposant sur des bases solides et indestructibles. Comme la muraille de Chine. Et ces bases ne s'effriteraient jamais. Le temps ne pourrait jamais rien y faire. Le temps n'aurait aucune prise sur lui, contrairement à certaines nations qui avaient grandi bien trop et qui s'écroulait tout aussi rapidement. A courir sans regarder devant soi, le montée de la colline finit certes très rapidement, mais on ne voit que trop tard la descente infernale et l'on ne peut que contempler sa fin. Certains pays dont l'ascension était plus lente pouvait ralentir sa course et arrêter la descente, puis remonter, doucement et difficilement. Alors, voyant cela, Yao préférait prendre son temps, grimper lentement mais sûrement, chaque chose en son temps. "Patience. La roue tourne et ton tour viendra." C'est ce qu'on lui avait souvent répété lorsque le chinois, encore petite, regardait les autres avec envie. Et effectivement, comme il put le constater avec le temps, la roue tourne. D'un côté c'était une bonne chose, d'un autre côté, c'était effrayant. Savoir que l'on peut tomber à tout moment est effrayant. Alors, pour ne pas avoir à tomber, Chine partait de bases solides. Les plus solides qui soient. Et même si il ne pouvait pas éviter sa chute, il pouvait au moins la ralentir. Puis, il ne tomberait que le jour où quelqu'un le pousserait ou le bousculerait. En attendant il resterait en haut de la colline. Il leur montrerait qu'à force de patience et de travail acharné on obtient toujours un résultat. Qu'il n'était pas nécessaire de tout bousculer pour arriver en haut. Que les travailleurs méritants finissaient toujours en haut de l'échelle. Il voulait prouver aux autres que l'on pouvait être loyal, honnête, bon avec les autres et atteindre le haut de l'échelle. Il souhaitait être reconnu. Voir sa patience et son dur travail mis en avant. Mais en attendant, il avait encore beaucoup de travail à fournir, des choses à apprendre et c'est pour cela qu'il était dans cette académie. C'était une chance pour lui, un moyen efficace de consolider ses bases et de monter petit à petit sa muraille indestructible. Hé oui, on a beau dire, on rêve tous de pouvoir et de célébrité, tous. Chine y comprit, même si il ne le montrait pas, le devant de la scène l'attirait. Montrer à ces personnes qu'il détestait, à ces personnes qui le méprisaient à cause de son avancée lente mais prudente qu'il avait finit par atteindre le haut de l'échelle. Et comme il n'était pas à bout de souffle, contrairement aux autres, il aurait la force d'y rester accroché encore un bon moment.

Mais c'est à croire que le temps de réflexion de Yao était trop lent ou qu'il parlait à un mur -voir les deux à la fois-, puisque le grec était déjà devant l'arbre, prêt à grimper. A croire qu'il n'avait pas entendu les paroles du chinois. Ses amis comptaient tellement pour lui qu'il ne prenait même pas le temps de réfléchir à la meilleure solution et fonçait tête baissée pour les aider. Seulement, c'était bien trop dangereux et il ne gagnerait rien à rester coincé en haut de l'arbre lui aussi. De plus, il risquait de tomber à tout moment et de terminer dans un cercueil. Alors, Chine devait l'en empêcher. Ils trouveraient une solution moins dangereuse et plus efficace. Mais en attendant, il devait empêcher le grec d'aller chercher les chats. Alors, le chinois s'approcha de l'arbre et de son ami et prit la parole.

"C'est trop dangereux aru. En plus, si tu restes coincé en haut, ça ne les aidera pas vraiment aru. Mieux vaut aller chercher les pompiers ou des gens qui ont l'habitude de ce genre de choses aru."

[Je te le redis encore une fois, je suis vraiment désolée... .___. Je suis vraiment très en retard et en plus, j'ai écris n'importe quoi....]
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Mar 24 Aoû - 19:55

Non, il n’y arrivait pas. Il avait beau regarder, il n’arrivait pas à trouver les chats à cause du feuillage. Il avait beau rester le nez en l’aire, se pencher sur les côtés, en arrière, tourner la tête, rien. Aucune trace d’une boule de poile blanche ou orange. S’il n’y avait pas eu les miaulements, on aurait pu passer devant l’arbre, regarder en l’air pour regarder un oiseau en train de flotter dans les airs, on ne se serait jamais douté que deux petits animaux étaient coincés en haut de cet arbre imposant. D’ailleurs, le fait qu’il soit grand était plus que gênant. Oui, un arbre pareil était magnifique, ceux qui vont dessous semblent protégés de leurs soucis pour un temps. Mais quand on veut l’escalader, c’est pas évident. Enfin… le Grec était prêt à laisser ce détail de côté pour venir aider ses petits amis. Bon. Il n’arrivait pas à les voir, mais il savait où ils étaient, et ça devrait suffire. Les voir n’était qu’une confirmation pour s’assurer qu’ils étaient bien là-haut. Or, il était sûr qu’ils y étaient alors, alors les voir n’était pas nécessaire. Il regarda de nouveau les premières branches… Elles n’étaient pas très hautes comme il l’avait vu avant, mais il faudra quand même qu’il saute haut pour pouvoir les atteindre. Il lui faudra prendre de l’élan. Mais monter était une chose, descendre en était une autre… Cette pensée ne resta pas longtemps dans sa tête. Il remarqua que Chine s’était également levé et l’avait rejoint.

"C'est trop dangereux aru. En plus, si tu restes coincé en haut, ça ne les aidera pas vraiment aru. Mieux vaut aller chercher les pompiers ou des gens qui ont l'habitude de ce genre de choses aru."

Ainsi, Chine avait aussi pensé qu'il fallait redescendre après. Chose logique, quand on monte à un arbre, c'est pas pour y rester toute une vie, il faut bien redescendre. Il serait plus dur de descendre avec des chats dans les bras que de monter. Heracles le savait parfaitement. Et pourtant, il s'était bien apprêté à monter. C'est vrai que s'il était monté et qu'il était resté coincé, il n'aurait pas servi à grand-chose si ce n'est apporter un peu de compagnie à ces adorables boules de poils. Donc, monter comme ça n'était pas très malin. Heureusement que Chine était là. Lui, il avait la tête sur les épaules et réfléchit avant d'agir. Toujours. Le Grec aussi préférait réfléchir avant, mais là, il avait vraiment peur pour ses amis et il s'était un peu précipité. Encore une fois, merci à Chine, qui l'avait empêché de faire une bêtise. Oui, mais il allait faire quoi alors ? Appeler les pompiers ? Le temps qu'ils viennent, il pourrait faire nuit... Et laisser les chats là-haut toute la journée, ce n'était pas vraiment l'idéal. Il fallait réfléchir à autre chose... Le souci majeur n'était pas de monter, mais de descendre avec les chats. Grèce réfléchissait tout en regardant le haut de l'arbre, comme si ça aurait pu lui donner la solution au problème. Mais peut-être n'était-ce pas entièrement inutile car c'est dans cette position qu'il eut une idée. Bon, ça laissait encore des risques pour la montée, mais pour la descente, ce serait facile. Mais il avait besoin de quelque chose. De quelque chose qu'il n'avait pas...

_Je reviens...

Sur ce, il fit demi-tour, direction le grand bâtiment qui servait d'école pour les nations, laissant les chats et Chine ici, bien malgré lui. Il essaya de faire vite pour trouver ce qu'il cherchait. Il voulait retourner dans le parc au plus vite et sauver les chats, se rasseoir au pied de l'arbre, regarder ses petits amis jouer avec Chine. Etre tranquille et avoir la sensation que tout va pour le mieux, même s'il sait au fond de lui que les ennuis et les tracas de ce monde sont justes à côté.

...

Il réapparut bientôt au parc, ayant trouvé ce qu'il cherchait et se dirigeant vers l'endroit où il dormait quelques instants auparavant. Depuis combien de temps avait-il laissé ses amis ici ? Impossible de le savoir. En cherchant, il n'avait pas fait attention au temps. Mais il s'était absenté beaucoup trop longtemps à son gout. Il marchait toujours en direction de l'arbre, avec une corde et un sac-à-dos. Une fois en haut de l'arbre, il n'aurait plus qu'à mettre les chats dans le sac, attaché le sac avec la corde et il les redescendrait jusqu'en bas de l'arbre comme ça. Après, il faudrait que lui redescende de l'arbre, mais il avait déjà sa petite idée sur comment descendre en toute sécurité. Enfin, en principe... si la corde était assez longue... Parce que l'arbre est quand même très, très grand. Et puis tant pis, si elle était trop courte, il improvisera. Ou redescendra en prenant le risque de tomber... Bref, ce n'était pas la question du moment. Pour l'instant, il devait retrouver l'arbre, les chats et Chine. Ce n'était pas très difficile d'y retourner, on le haut du feuillage de loin. C'était quand même assez pratique. Enfin, à force d'avancer, il retrouva Chine à quelque mètre, près de l'arbre. Il s'arrêta. Plus tôt, il s'était dit que pour atteindre les premières branches, il faudrait prendre son élan et sauter. Il se trouvait encore assez loin... assez pour le prendre, son élan. Bon, il se décida et commença à courir en direction de l'arbre, en ligne droite, le plus vite qu'il put, la corde enrouler sur son épaule et le sac-à-dos... bah à sa place, sur son dos.


Enfin, il atteint le pied de l'arbre et sauta. Il parvint à attraper une branche solide. Il se hissa dessus en mettant ses pieds en appuis sur le tronc. Il se retrouvait maintenant assit sur la branche. Pouf, ça c'est fait ! Il regarda en haut. Le plus dur n'était pas encore passé. Il se leva lentement, posant une main sur le tronc pour ne pas tomber. Il attrapa une autre branche, plus haute. Et il commença à grimper comme ça, se griffant de temps en temps, mais rien de très grave.

Jusqu'à ce que... Il arrive à un point assez problématique. Il était sur une grosse branche bien solide... mais la prochaine branche était un peu loin pour pouvoir l'atteindre. Pour s'aider, il avait juste un petit bout de branche pas très fiable, auquel il pouvait s'accrocher. Il attrapa la mini-branche et se pencha sur le côté pour atteindre l'autre. Sauf que... La mini-branche se brisa. Heracles se retrouva donc pencher sur le côté, avec pour seul appuie la branche sur laquelle son pied était posé. Ce qui n'était pas une position d'équilibre. Donc, la suite n'est pas très dure à deviner. Il tomba. Se prenant les branches dans la tête, le ventre, les petites branches -comme celle qui avait cassé- lui griffèrent le visage, bref... Il se fit très mal. Heureusement pour lui, il n'avait pas atteint une grande hauteur et la chute n'était pas mortelle. De plus, lorsqu'il atterrit, le sol fût plus mou qu'il le pensait. Il s'était attendu à un truc plus dur. Le sol quoi. Il regarda autour de lui et remarqua que Chine n'était plus là. En tout cas, il ne le voyait plus. C'est alors qu'il réalisa. Il était tombé sur lui. Vite, il roula sur lui pour arrêter d'écraser le pauvre chinois. Il se mit à quatre pattes et le regarda. Il ne devait pas être bien. En même temps, il venait de lui tomber dessus. C'était logique. Grèce aussi avait déjà été dans un meilleur état. Il mit sa main sur son ventre parce qu'il s'était pris une énorme branche à cet endroit là. Puis, il revint au chinois :


_Désolé... ça va... ?

Que dire d'autre ? A cause de lui, Chine se retrouvait écraser par terre. Il s'en voulait et c'était logique. A cause d'une petite branche pas très solide. Il avait pris un risque, il en était conscient. Mais il ne se doutait pas que Chine aurait à souffrir de cet acte. Bon, il se releva et aida Chine à se relever également. Ils n'allaient pas rester au sol éternellement. Il se passa la main derrière sa tête, là aussi, il avait reçu pas mal de branche. Mais bon, il n'avait rien de cassé. C'était bien. C'était suffisant pour qu'il réessaie. Il se rapprocha de l'arbre, la main toujours derrière la tête et regarda vers le haut. Il suffisait de grimper sur un autre côté de l'arbre, il aurait peut-être plus de chance. Et puis, il n'allait pas rester sur cet échec. Heracles n'abandonne jamais. Quand il décide de faire quelque chose, il n'abandonne pas sur un échec. Et c'était avec cet état d'esprit qu'il avait réussi à avoir sa liberté, son indépendance. Qu'est-ce que ça aurait été s'il avait renoncé dès le premier échec ? Il serait peut-être toujours soumis à Turquie. Cette idée n'était très sympathique. Rien que d'y penser, Heracles avait des frissons. Il chassa vite cette idée de sa tête. Le fait est qu'il était libre maintenant. Penser à ce qu'aurait été sa vie s'il ne l'était pas était inutile... et déprimant. Bon, il rebaissa son bras et fit le tour de l'arbre pour savoir quel serait le meilleur côté pour grimper. Il entendait toujours les miaulements des petits chats. Ca avait le dont de le motiver à recommencer. Il s'arrêta de tourner autour à un moment. Il avait trouvé l'endroit où les branches semblaient solides partout et où il n'en manquait pas. Et c'était repartit. Il se prépara à prendre de l'élan pour ressauter et remonter, déterminer comme tout à y arriver cette fois-ci.
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Chine / Yao Wang
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Mer 1 Sep - 9:58

Chine était debout et regardait son ami. Allait-il monter à l'arbre au risque de se blesser ou non ? A vrai dire, la question ne se posait pas vraiment. Grèce aimait énormément les chats, il était courageux et n'abandonnait jamais quoi ou qui que ce soit. Alors, il était à peu près certain qu'il allait grimper à l'arbre et aller chercher ses amis. Tant pis si il devait rester coincé. Et puisque que le grec était déterminé, Yao était prêt à l'encourager. Il resterait en bas, et ainsi, si Grèce avait des problèmes, le chinois pourrait aller chercher de l'aide. Mais en attendant, il se contentait de le regarder, d'espérer. Espérer que ses paroles auraient eu un effet sur le grec. Espérer qu'il pourrait lui être utile. Espérer que tout se passe bien. Voilà tout ce qu'il pouvait faire. Comme souvent lorsqu'il y avait un problème, le jeune homme était laissé de côté. Il devait se contenter d'attendre, regarder la fin évidente, impuissant. Même si parfois, il essayait de régler les conflits, personne ne l'écoutait. Il semblait transparent. Alors, Yao restait de côté, il regardait. Et lorsque tout dégénérait, peut être l'écouterait-on. Mais il était habitué. On ne s'aperçoit de notre erreur seulement lorsqu'on l'a commise. Alors, même si on prévenait les autres, ils n'y croyaient pas, refusaient d'écouter, s'entêtant à braver l'impossible. Et toujours, le sage regardait les humains les voyant commettre éternellement les mêmes erreurs. Seulement, ce qui différenciait certains humains des autres, c'est que certains s'entêtaient, apprenant de leur erreur, ils cherchaient un autre chemin qui les mènerait à leur but, tandis que d'autres, abandonnaient, tout simplement. Ils allaient voir le sage en pleurant et celui-ci ne pouvait que répondre "Je te l'avais dit.". Que dire d'autre de toute manière ? Il n'y avait rien à dire. Le mur au bout du chemin était évident. ce qui fascinait le sage, n'étaient pas forcément les prudents qui évitaient le mur, mais ceux qui essayaient de le grimper par la force ou de le contourner, chercher un autre passage par la ruse. Mais il y avait tant de moyens de braver ce mur, il suffisait juste de ne pas abandonner.

A la grande surprise du chinois, Grèce s'arrêta. Il ne grimpa pas à l'arbre. Pourtant, il n'avait pas l'air décidé à abandonner. Non, il se contenta de le prévenir qu'il allait revenir avant de retourner à l'académie. C'était bien là qu'on voyait que le grec était plus intelligent que les autres. Lorsqu'on le prévenait du danger, il ne fonçait pas tête baissée, mais il ne reculait pas non plus. Il étudiait le mur qui allait se dresser devant lui avant puis il cherchait un moyen de le passer. Il ne se jetait pas inutilement dans un combat perdu d'avance. Il réfléchissait à un moyen de gagner. Il n'abandonnait pas, mais il cherchait le meilleur moyen de vaincre l'obstacle. Il réfléchissait. Il prenait le temps de trouver la meilleure solution. Le grec était quelqu'un d'admirable. Dommage que beaucoup ne prenaient pas le temps de le connaître et le jugeaient trop rapidement. Mais, peu importait au final car il y aurait toujours quelqu'un qui pendrait le temps d'essayer de le connaître, pour s'apercevoir de ses qualités. Toujours. Même si ces personnes n'étaient pas nombreuses, même si cela prenait du temps, il y en aurait toujours. Ces personnes apprécieraient Grèce tel qu'il était. Pour ses nombreuses qualités, mais aussi pour ses défauts. Car, comme tout le monde, le grec avait des défauts. Normal. Qui n'en avait pas ? Cela ne devait pas empêcher les autres d'apprécier le grec tel qu'il était. Après tout, avant de critiquer, il faut se regarder et voir si on est réellement bien placé pour critiquer. Enfin, pour cela, encore fallait concevoir qu'on puisse avoir des défauts, ce qui n'est pas forcément évident pour certains. Et puis, il fallait savoir observer les autres, ne pas penser qu'à soi-même. Ca aussi, ce n'était pas forcément à la portée de tous. Cependant, que pouvait-on faire ? Rien. On ne peut changer son entourage.

Chine attendait son ami, debout sous l'arbre. Il écoutait les miaulements des chats coincés au sommet de l'arbre. Ils étaient apeurés, ils attendaient qu'on vienne les chercher. Ils attendaient le grec. Ils comptaient sur lui. Il était leur ami, il avait leur confiance. Et Yao attendait aussi. Comme les chats, il espérait qu'il reviendrait, trouverait une solution, qu'il irait les chercher et qu'après cela, ils rentreraient tous à l'académie et iraient se reposer ou retourner à leurs activités habituelles. Voilà ce que souhaitait le jeune homme. Et il attendait. Le grec était sûrement en train de faire de son mieux, d'essayer de revenir le plus rapidement possible, et tous comptaient sur lui. Tous espéraient qu'il trouverait la solution au problème. Tous avaient placé leur confiance en lui. Tous attendaient qu'il revienne, car il reviendrait, c'était sûr. Ce n'était pas le genre de Grèce d'abandonner quelqu'un, ses amis en particulier. Alors, tout attendraient son retour. Yao resterait là, si jamais son ami avait besoin de lui. Il ne pouvait pas sans arrêt compter sur les autres, lui aussi devait se rendre utile. Alors, il devait se tenir prêt, être là si on avait besoin de lui. Etre là au moment où on lui dirait "J'ai besoin de ton aide.". Le jour où enfin on reconnaîtrait son utilité. Le jour où on ne le considèrerait plus comme un faible. Le jour où il pourra montrer ce qu'il vaut en réalité. Le jour où enfin il serait reconnu et où ce serait lui qui tendrait la main aux autres. Le jour où il mettrait les autres de côté pour les protéger et non l'inverse. Mais en attendant, il devait se contenter d'attendre et d'observer. Il devait rester dans son coin et regarder les autres se détruire. Patience. Cet instant arriverait bien un jour ou l'autre. Et il avait tout son temps, inutile de se presser. Il devait seulement se contenter d'être prêt, d'être là au bon moment. Inutile de gâcher sa chance, car, très certainement, elle ne se présenterait qu'une fois et qu'une seule. Comme le disait le proverbe : "Une petite impatience ruine un grand projet.". Alors, Yao devait se montrer patient.

-–––––-


Grèce finit par revenir. Ce fut plutôt long, et les chats miaulaient encore plus fort. Ils appelaient leur sauveur. Ils attendaient qu'il vienne les secourir. Et à présent, il était enfin de retour. Il avait une corde autour de l'épaule et un sac à dos. Et à présent, qu'allait-il faire ? Grimper à l'arbre certainement. Le grec était encore loin de l'arbre et se mit à courir. Oui, Grèce courait. Chine n'en revenait pas. C'était la première fois qu'il le voyait courir. C'est dire à quel point il était attaché à ses amis. Alors, le chinois l'encouragea intérieurement. Il croisa les doigts pour lui, espérant qu'il réussirait. Non, il réussirait, c'était certain. On ne pouvait douter. Lui qui était courageux, doué. Pourquoi échouerait-il ? Il avait réussis tant de choses prodigieuses, là encore, il attendrait son but. Yao le regardait courir puis sauter à l'arbre. Le grec grimpait. Branche par branche. Et Chine le regardait. Il le regardait monter petit à petit, espérant qu'il atteigne rapidement le haut de l'arbre. Après, ils redescendraient tous. Après, tout serait fini. Après, ils reprendraient le cour de leur vie habituelle. Grèce continua de grimper, et le chinois commençait à ne plus le voir. Alors, il s'approcha de l'arbre et se plaça juste en dessous du grec, qui semblait coincé et cherchait une branche à laquelle s'accrocher. Bien entendu, c'était idiot et dangereux de la part de Yao de se rester juste en dessous de son ami, car si il tombait, il tombait sur le chinois. Certes, cela amortirait sa chute, mais rien ne dit que l'asiatique s'en sortirait en bon état. Enfin, voyons le bon côté des choses, au moins, il aurait atteint son but : aider quelqu'un. Même si il ne servait que de coussin, c'était toujours mieux que rien. Chine continuait de regarder le grec qui s'accrocha à une branche. La branche céda et là, tout se passa trop rapidement pour que le chinois puisse réagir et avant qu'il n'ai pu dire quoi que ce soit, il était déjà à terre, son ami l'écrasant. Il revoyait encore le grec, s'accrocher, puis tomber, se prenant les branches et Yao restant inerte, n'ayant pas le temps de réagir. Le grec dut être surpris lorsqu'il constata qu'il n'avait pas touché le sol. Mais voyons le bon côté des choses, le jeune asiatique avait amortis la chute de son ami qui aurait put être dangereuse si rien de l'avait amortis. Pour une fois, il était placé au bon endroit au bon moment. Même si ce n'était pas fait exprès, les voeux du chinois furent exaucés. Par contre, la chute du grec ne fut pas sans douleur. Et pour les deux jeunes hommes. Grèce s'était pris quelque branches et l'atterrissage, même si il avait été amortis, ne fut pas sans douleur non plus. Et Chine, il s'était reçu son ami dessus. Bon, il avait réussis à protéger sa tête, car cela aurait été embêtant si le grec lui était tombé sur la tête, mais tout de même... Il avait drôlement mal au ventre, et sur le coup, il manqua de rendre tout son déjeuner. Cependant, Yao avait l'estomac bien accroché. Il était aussi un peu sonné et lorsque le grec lui demanda si il allait bien, le jeune homme mit un peu de temps à répondre, le temps que les paroles de son ami arrivent en haut de sa tête et qu'il forme une réponse convenable. C'est à dire une phrase qui tienne debout et qui soit dans un langage que Grèce puisse comprendre. Parce que, là, je doute que Grèce comprenne le mandarin. Surtout que les mots que prononçaient le chinois n'avaient aucun rapport entre eux. Oui, autant vous dire qu'il était très sonné et encore sous le choc. Bon, après avoir respiré doucement et s'être un peu calmé, Yao put prononcer une phrase correcte et compréhensible pour son ami.

"Ca pourrait aller mieux aru.... J'ai un peu mal au ventre, et je suis un peu sonné aru... Mais ça va aller, j'ai surtout été choqué de te voir tomber aru.... Je m'y attendais pas aru. Et toi, ça va au moins aru ?"

Bien entendu, Chine était toujours au sol, les yeux à moitié fermés. Le grec était à quatre pattes et le regardait, cherchant certainement à savoir si il était blessé et où il était blessé. Bon, rien de très grave et de très visible, mis à part qu'il était toujours sonné et que, évidemment, il n'était pas très bien. Oui, on l'avait déjà vu plus en forme. C'est sûr que, pour murmurer des phrases qui n'avaient aucun sens en chinois et en mélangeant différents dialectes, tels que le cantonais ou encore le amoy, il n'allait pas très bien. Certains auraient dit qu'il était fou mais non, il était juste sonné et un peu choqué. Cela aurait vite fait de lui passé. D'ailleurs, après avoir répondu à son ami, Yao s'était déjà bien calmé et restait désormais silencieux, ayant reprit contrôle de son esprit. Le grec se releva alors que Chine restait étendu au sol, ne pouvant ouvrir les yeux et se relever seul. Il avait encore mal. Mais heureusement, son ami l'aida à se relever. Cependant, le chinois avait du mal à tenir debout et tenta de faire quelques pas, manqua de tomber une nouvelle fois, mais atteignit l'arbre et se retint à lui. Là, il prit une longue inspiration puis se mit à respirer doucement, histoire de retrouver totalement ses esprits. Petit à petit, il commençait à aller mieux, et lors qu'il put enfin tenir sur ses deux jambes correctement, sans se retenir à l'arbre et qu'il put à nouveau réfléchir et former sans réfléchir des phrases compréhensibles pour ses camarades, il put constater que son ami était déjà prêt à grimper une nouvelle fois. Cette fois-ci, Yao s'écarta et le regarda de loin. Il ne tenait pas non plus à mourir avant la fin de la journée, la chute de Grèce l'avait déjà bien amoché mine de rien et il n'était pas tout à fait partant pour renouveler l'expérience une nouvelle fois, quelque minutes après seulement. Le grec tournait autour de l'arbre, cherchant sans doute le meilleur endroit pour grimper. Pourtant, lui aussi était blessé. Il s'était pris des branches pendant sa chute, et même si Chine avait été là pour l'amortir, il était certain que le grec avait eu mal. De plus, le chinois l'avait vu mettre la main sur son ventre et derrière sa tête, preuve que sa chute ne fut pas sans douleur. Enfin, vu d'où il était tombé, ce n'était guère étonnant. N'importe qui se serait blessé à sa place. Pour quelques malchanceux, la chute aurait pu être plus grave que celle du grec. Finalement, Yao s'approcha de son ami, un instant, avant qu'il ne commence une nouvelle foi à grimper, car, c'était certain, il recommencerait. Jusqu'à ce qu'il y arrive parce que le grec n'abandonnait pas.

"Tu comptes grimper une nouvelle fois aru ? Fais attention ce coup-ci, tu aurais pu te blesser gravement aru....."

Oui, Chine était inquiet pour son ami. Si il tombait une nouvelle fois ? Si il se blessait gravement ? Car cette fois, Yao ne serait peut être pas là pour amortir la chute. Et puis, cette fois, il n'était pas tombé de très haut, mais si il atteignait le sommet et que là, il tombait ? C'était la mort assurée. Mais peu importe, il n'allait pas pousser son ami à abandonner. Il ne pouvait pas faire une chose pareille. Il pouvait seulement l'encourager et s'inquiéter pour lui. En cas d'accident, il appellerait les pompiers et des médecins pour soigner le grec. Il était même prêt à donner son sang si besoin. En plus, quelle chance, il était O-, donneur universel. Il pourrait sûrement sauver Grèce. Oui bon, d'accord, le chinois était un peu pessimiste et les films qu'il se faisait dans sa tête n'étaient pas particulièrement joyeux, mais il fallait se préparer à toute éventualité, même les pires. Enfin, en attendant, il n'était pas encore monté et Chine le regardait. Cette fois-ci, il allait y arriver n'est ce pas ? Aller, il croisa les doigts une nouvelle fois et lui fit un sourire encourageant, un sourires qui signifiait "Cette fois, tu vas y arriver". Aller, fini les films pessimistes, il fallait y croire. S'accrocher à l'espoir une fois. Y croire. Espérer. Se laisser bercer d'illusions....

Parce que c'est lorsqu'on y croit que ça se réalise.


Et pour une fois, le chinois était prêt à y croire. Il mettait toutes ses espérances en Grèce. Il savait que lui en était capable. Pour une fois, Yao était prêt à se laisser bercer d'illusions. A croire en une chose impossible. Ainsi, si tout le monde croyait en Grèce, peut être arriverait-il à atteindre son but. Il fallait l'espérer, c'était la seule chose à faire pour tous. Peut être que ça aiderait le grec si il savait que tous étaient de son côté, que tous croyaient en lui. Peut être... Ca ne coûtait rien d'essayer non ? Heu bon si.... La santé physique de Grèce. D'accord. Et c'était loin d'être rien. Mais bon, puisque de toute manière, il allait retenter de sauver les chats, autant l'encourager. L'encourager du mieux qu'il le pouvait. Et après ? Nul ne le savait non ? Seul l'avenir nous le dira comme on dit....
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Sam 4 Sep - 11:25

"Tu comptes grimper une nouvelle fois aru ? Fais attention ce coup-ci, tu aurais pu te blesser gravement aru....."

Son regard quitta un instant l'arbre pour venir se poser sur Chine... Il n'avait pas l'air en très bonne forme... Evidemment, il lui était tombé dessus quand même, on s'en sort pas indemne dans ses cas-là... Surtout que Grèce était tombée d'assez haut. Donc, ça fait encore pus mal. Il en était vraiment désolé d'avoir fait mal à son ami. Il s'en voulait beaucoup. Bon d'accord, il n'avait pas fait exprès de tomber de l'arbre mais quand même... Bon, il fallait se dire que Chine s'en remettra. Il s'en était déjà un peu remit d'ailleurs... Il prononçait des paroles compréhensibles maintenant, contrairement au moment où Heracles lui avait demandé si ça allait. Oui, ce soir, il irait très bien. Tout irait bien. C'était ce qu'il fallait se dire. Après tout, Grèce n'allait pas rester là, à essayer de grimper à l'arbre toute sa vie. Il réussirait bien à un moment donné. De toute façon, il était hors de question d'abandonner. Cette idée ne lui traversait même pas l'esprit. Pour lui, il n'y avait que monter et sauver les chats. Il n'y avait pas de seconde option. Après, les solutions pour y parvenir étaient sans doute nombreuses. Mais il sentait qu'il pouvait y arriver avec celle qu'il avait choisi.
Chine sourit... Chose habituelle pour le Chinois. Il souriait très souvent... Et Grèce aimait le voir comme ça. Son visage était tellement plus beau quand il était décoré par un sourire plutôt que par des larmes. Enfin, Chine avait le droit de pleurer aussi, comme chacun. Mais Grèce préférait le voir heureux. Chose logique. Quand on a des amis, on préfère les savoir heureux plutôt que triste. Mais le sourire que Chine lui offrait en cet instant n'était pas un sourire de joie... Mais un sourire d'encouragement. Un sourire qui montrait qu'il croyait en lui. En sourire qui réussit à encourager Grèce.


_Merci...

Merci... de croire en lui, de l'encourager, d'être là pour le soutenir. Chine était vraiment une personne sur qui on pouvait compter. Grèce le savait. Le chinois était une personne de confiance. Quelqu'un de bien. Il était heureux de pouvoir le compter parmi ses amis. Même s'il avait tendance à s'inquiéter un peu trop souvent. Surtout pour les autres. Mais ça faisait partie de sa personnalité. C'était un de ses traits de caractères qui faisait de lui ce qu'il était. Et sans ça, ce ne serait plus vraiment Chine. Ce sont toutes les pages du livre qui constitue le résultat final. Si Jamais on en enlève une, le livre devient incomplet. Si on en modifie une, ce n'est plus vraiment le même. Que ce soit pour l'améliorer ou pour qu'il soit moins bien, il ne sera plus pareil. Et Grèce ne voulait pas que Chine change. Car il l'aimait comme il était. Jamais il ne lui viendrait à l'esprit de modifier une page du livre.
Puis, son regard retourna sur le haut de l'arbre. Arbre qui semblait se moquer de lui et qui avait l'air de se mettre sur toute sa hauteur pour lui dire « tu n'y arriveras pas » Mais il y arriverait. Parce que Chine y croyait. Parce que les chats y croyaient. Par que lui aussi, il pensait qu'il pouvait y arriver. Aussi nombreux que seront les échecs qu'il pourrait avoir, rien ne lui fera changer d'avis. Il allait y arriver. Il allait réussir à sauver les chats, à les ramener à la terre ferme.
Grèce recula pour prendre son élan. Il pris une inspiration et commença à courir, une fois de plus et il sauta une fois qu'il fût assez proche de l'arbre. Comme la première fois, il se hissa sur la branche qu'il avait réussi à attraper en se servant du tronc de l'arbre comme appui. Il s'assis un instant sur la branche, regardant le haut. Il se releva lentement parce qu'il n'était pas très rapide, mais aussi et surtout pour ne pas perdre l'équilibre sur la branche. Prendre son temps, réfléchir à ce qu'il allait faire... Il attrapa une autre branche. Une bien solide, il se hissa dessus, s'aidant d'autres petites branches pour poser son pied et du tronc. Et il commença à monter à l'arbre, pour la deuxième fois, en espérant qu'elle se termine mieux que la première. Il avait encore un peu mal à certains endroits à cause de sa chute, mais il ne s'en préoccupa pas. Il faisait comme si de rien était et il évitait même d'y penser. Et cette technique lui réussissait. Il avançait lentement, mais sûrement. Il regardait bien quelles branches il attrapait, où il posait ses pieds.


Et il put enfin apercevoir les chats. Il fût soulagé de pouvoir les voir. Bien évidemment, il lui restait encore beaucoup à escalader, mais il pouvait enfin visualiser son but. Et puis, voir des chats le rendait toujours heureux. Bah oui, en général, on est heureux de voir ses amis non ? En tout cas, c'était le cas de Grèce. Surtout que maintenant, il se sentait déjà un peu plus proche d'eux. Aller les chercher semblait beaucoup moins hors d'atteinte. Les chats aussi s'aperçurent que Grèce se rapprochait d'eux. Ils arrêtèrent de miauler. Cela ne servait plus à rien et ils préféraient qu'il y ait le silence le plus total pour qu'Heracles ai moins de difficultés à se concentrer sur ce qu'il avait à faire. Même si le bruit ne le dérange pas énormément. Il arrivait souvent à Grèce de dormir en plein milieux d'une bagarre. Alors que les bagarres sont bruyantes en général. Donc le bruit ne l'empêchait ni de dormir, ni de se concentrer. Mais les chats se taisaient quand même. Et ils regardaient Grèce monter. Cela faisait déjà un moment qu'ils miaulaient alors maintenant que Grèce était là, il n'y avait plus besoin de le faire et ils devaient essayer de retrouver leur voie. Ou alors, ils retenaient leur souffle parce que si jamais une branche se brisait, si le grec faisait une fausse manoeuvre et qu'il tombait... Mais n'y pensons pas. Parce que ça ne devait pas arriver. Parce que ça n'arrivera pas. Et d'ailleurs, le grec s'en sortait très bien. Il se rapprochait de plus en plus... Il ne lui restait plus que quelques branches...

Et enfin, il arrive au sommet de l'arbre. Il avait réussi à rejoindre les chats. Chats qui s'empressèrent de venir sur lui. L'un se mit sur sa tête et l'autre, sur son épaule et lui caressa tendrement la joue. Heracles le caressa aussi. Enfin, il avait réussi... ça prouvait bien que jamais, il ne faut abandonner dès le premièr échec. Et même s'il y en avait plus, car lorsqu'on réussit, on éprouve une immense joie d'avoir surmonté l'obstacle. Car à ce moment-là, on a eu la preuve qu'on pouvait le faire et on se dit que si on avait abandonné, on aurait perdu la partie car finalement, c'était possible. A ce moment-là, Grèce était heureux d'avoir réussi. Il avait pu porter secours à ses amis. Il regarda le paysage que l'on pouvait voir d'ici. D'un côté, il y avait l'académie. Ce grand bâtiment qu'on ne pouvait pas vraiment voir d'en bas. Là, il sortait des arbres. On ne distinguait pas les bases de l'école. De l'autre côté, on voyait la mer... La mer qui s'étendait jusqu'à l'horizon. Elle était calme... C'était comme si la nature s'était mis d'accord qu'aujourd'hui, il n'y aurait que des bruits reposant, éviter l'agitation. Après une montée pareille, Grèce fût apaisé par ce magnifique paysage. Les chats aussi avaient recommencé à l'admirer. Dommage que Chine ne pouvait pas voir ça... c'était magnifique... et on se sentait bien en voyant ça. On comprenait mieux pourquoi les chats étaient montés jusqu'ici... ça en valait la peine... Le grec oublia même un instant où il était... il se sentait encore plus loin de l'agitation de l'académie qu'il ne l'était auparavant... Il se sentait même dans un autre monde... comme dans son rêve... un monde sans soucis, au-dessus du reste, dans les nuages... On ne pouvait que se sentir bien dans un endroit comme ça... Le vent ébouriffait légèrement les cheveux du jeune homme... C'était une sensation très agréable. Le calme, la tranquillité... Ce sont des choses qu'on ne retrouve pas dans l'académie où il était... Mais il pouvait retrouver ce genre de sensation chez lui... Lorsqu'il visitait les ruines de sa mère. Il aimait vraiment faire ça... Et dormir dans cet endroit était fantastique. C'était calme, reposant... Mais les ruines que sa mère lui avait laissées avaient quelque chose en plus... Des souvenirs. Chaque fois qu'il y allait, il se remémorait sa mère. Quand il était tout petit, elle lui racontait comment se déroulait les jeux Olympiques lorsqu'ils étaient à Olympie... Elle lui racontait le théâtre lorsqu'ils étaient à Epidaure...Eh oui, ces ruines étaient magiques pour le grec.

Mais pour en revenir à l'instant présent, il était toujours sur l'arbre, avec les chats et il regardait l'horizon... Et il se dit que c'était quand même dommage que le chinois ne puisse pas voir ça... Mais bon, c'était quand même assez dangereux de monter, alors il n'irait pas dire à Chine de monter ici. Parce que s'il se faisait mal... N'y pensons pas... De toute façon, le fait est qu'il n'était pas là, il ne lui demanderait pas de monter pour voir...
Enfin, maintenant, il fallait les redescendre. Descendre les chats ne seraient pas la partie la plus dure à faire. Après avoir fait une dernière caresse aux chats, il pris son sac en main qui était restée depuis tout ce temps dans son dos et il mit les chats dedans. Il ne le referma pas pour que les chats puissent avoir de l'air et de la lumière. Puis, il attacha la corde à la poignée du sac. Il fit redescendre les chats comme ça, lentement... Sentant de temps à autre que le sac se heurtait à des branches. Il devait faire attention à ce que le sac ne se pose pas sur une branche et qu'il y reste coincé. Il devait faire attention aussi à ne pas perdre l'équilibre. S'il tombait maintenant, les chats aussi chuterais, de moins haut que lui, mais ils étaient si fragiles... Il ne fallait pas qu'il soit blessé...
Enfin, il sentit que le sac avait touché le sol... Il lâcha la corde, la laissant tomber... Maintenant, c'était à son tour de redescendre... Là, il ne fallait pas faire de bêtises. Heureusement que Heracles n'avait pas le vertige, parce que pour redescendre, il était obligé de regarder en bas pour savoir où il posait ses pieds. Il ira lentement, comme pour monter, pour éviter de faire une bêtise. En tout cas, plus il descendrait, moins la chute sera terrible. Si chute il y avait, ce qui n'était pas très joyeux à prévoir... Non, il ne tomberait pas, il irait jusqu'en bas, sans se blesser... Il aurait quelques griffures de la part des petites branches, quelques feuilles sur lui mais rien de grave ou d'important. Il pris une inspiration... Il était sur le point de refaire le même chemin, mais à l'envers. Eh bien, c'est partie...
Il posa son pied sur une branche plus basse, tenant bien celle sur laquelle il était assis auparavant, se glissa, posa son pied sur une autre branche et ainsi de suite... Il allait redescendre pour retrouver ses amis...

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Chine / Yao Wang
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Sam 23 Oct - 9:52

[... Tu sais ce que je vais dire, mais je le dis quand même... Désolée du retard... u___u"]

Chine serra les poings en voyant Grèce retourner vers l'arbre. Il devait réussir. Il ne pouvait pas échouer parce que le grec n'avait jamais échoué. Il parvenait toujours à son but à un moment ou à un autre, même si cela prenait parfois du temps. Mais quelle importance ? Seul le résultat final comptait. Et si le grec échouait, c'était tout l'espoir du chinois et celui des chats qui volait en éclat. Alors, il allait réussir. Ca ne pouvait pas se terminer autrement. Cette histoire finirait bien. Parce que c'était Grèce. Parce que ça finissait toujours bien avec lui. Parce que lui n'abandonnait pas et y croyait. Et parce que en le regardant, on se prêtait au jeu, on avait envie d'y croire à son tour. On ne pouvait pas s'en empêcher. C'est comme ces rayons de soleil qui nous font sourire alors qu'on a envie de pleurer. Ces personnes capables de faire sourire les pierres, faire fondre la glace la plus froide et même d'écarter les ronces les plus douloureuse. Ces magiciens capables de soigner par un simple sourire ou quelque mots. Parfois même, un simple regard. Grèce faisait parti de ces personnes. Il était persévérant, courageux et il trouvait toujours les mots pour aider les autres. Toujours. Le chinois était toujours surpris de voir à quel point les mots du grec pouvaient être justes. Et pourtant, Yao ne l'écoutait pas toujours, préférant croire à ses idées, préférant laisser la pièce du puzzle à un endroit qui ne convenait pas, à essayer de la rentrer de force, jusqu'à qu'il la déplace et s'aperçoive alors que Grèce avait finalement raison. En fait, Chine était comme tous les autres. Il n'en faisait qu'à sa tête, se lançait tête baissée dans le mur et se heurtait. Se blessait aussi. Brisait des choses importantes. Comme tous certainement. Et après, il ne restait que les regrets. Cependant, tout le monde le sait -Chine mieux que quiconque- les regrets ne servent à rien. On ne peut pas revenir en arrière. Et puis, même si on pouvait revenir en arrière, est ce que l'on pourrait y changer quelque chose ? Non. C'est en commettant les erreurs que l'on apprend à les éviter. Elles nous permettent d'évoluer. Alors, si on ne les a jamais faites, on ne peut pas les éviter, on finit toujours par les commettre un jour ou l'autre. C'était triste à dire, mais c'était la réalité. Aussi cruelle soit-elle. Ce qu'il fallait changer, ce n'était pas le passé, mais le futur, et visiblement, les grec l'avait bien compris. Lui ne restait pas là à contempler les morceaux briser, mais se dépêchait de les ramasser, de tout reconstruire pour que son futur soit plus agréable que son passé. Oui, le passé doit rester là où il est. Rien ne sert de tourner le dos à son avenir en pleurant. Il fallait changer les choses. Changer l'avenir pour qu'il soit meilleur. Il y avait toujours une sortie au bout du tunnel, aussi petite soit-elle, aussi éloignée semble-t-elle, elle y était. C'était l'important. Il ne fallait pas attendre qu'elle apparaisse, mais la chercher. Encore et encore. Tomber, se blesser, se relever, continuer, marcher. Et un jour une faible lumière atteint nos yeux. On s'approche. Des obstacles. Puis la sortie. Enfin. A cette sortie il y avait toujours quelqu'un qui nous attendait. Toujours. On avait beau ne pas vouloir le voir. On avait beau fuir cette personne, détourner notre regard, elle nous attendait. Elle était là au bout, à nous sourire, à nous tendre la main. On avait plus qu'à prendre sa main dans la notre pour que cette personne nous guide dans un endroit meilleur. Parfois, on retourne dans le tunnel, parfois on entre dans un autre, mais parfois on arrive dans un jardin de fleurs. Ce jardin, c'est l'espoir. L'espoir et le bonheur.

C'est pour cela qu'il ne faut pas abandonner. Recommencer jusqu'à ce qu'on atteigne ce jardin.


Grèce grimpa à l'arbre, encore une fois. Il se hissa sur une branche, puis une autre, et encore une autre. Il montait à son rythme. Le grec devait encore souffrir de ses blessures, c'était certain, mais ce n'était pas ça qui allait le pousser à abandonner. Loin de là. Il continuerait, jusqu'au bout. Jusqu'à la réussite parce que Grèce n'acceptait pas l'échec. Du moins, il n'acceptait pas de s'avouer vaincu avant d'avoir tout tenté, d'avoir tout donné et d'être arrivé au bout de ses limites. C'est là qu'on remarquait que le jeune homme était incroyable. C'était un modèle, un exemple pour tous. Le chinois l'admirait pour toutes ces qualités uniques et si précieuses dans ce monde. Il le regardait monter avec admiration. Avec espoir aussi. Il voulait que son ami réussisse, il voulait qu'il atteigne le sommet de l'arbre sans se blesser. Et Grèce montait, montait, montait. L'arbre semblait s'agrandir à chaque instant. Il paraissait interminable. Et le grec devait sans doute avoir la même impression. Le temps aussi semblait s'allonger, comme si tous les éléments se mettaient contre Grèce pour l'empêcher d'avancer. Mais qu'importe, la volonté du grec était sans limite, elle ne faiblissait jamais. Et c'est ainsi qu'il atteignit finalement le haut de l'arbre. Il avait vaincu tous ceux qui se mettaient en travers de son chemin et tout cela pour aider ses amis, si importants à ses yeux. Oui, ça avait pris du temps. Oui, ce fut difficile. Mais il avait réussi. Chine ne pouvait pas voir son ami de là où il était, il apercevait simplement des cheveux bruns se soulever au sommet de l'arbre. C'était le seul élément lui permettant d'affirmer que son ami était bel et bien arrivé en haut de l'arbre. Yao se mit à sourire. Il était heureux. Heureux de voir que Grèce avait réussi. Qu'il n'était pas tombé. Qu'il avait pu se relever et gagner. Que tout n'était peut être pas écrit à l'avance. Qu'on pouvait effectivement changer les choses. Il s'arrêta rapidement de sourire, se disant qu'il fallait descendre aussi. La descente, malgré ce que l'on pourrait penser, était risquée, dangereuse. Peut être même plus que la montée en fait. Certes, il ne fallait pas grimper, cela nécessitait une force physique moins importante, mais la visibilité était mauvaise et à tout moment, il était facile de rater une branche ou de poser son pied sur une branche instable et tomber. Alors Chine continuait de croiser les doigts pour son ami. Parce qu'il était important pour lui. Parce que c'était tout ce qu'il pouvait faire. Parce qu'il fallait qu'il réussisse.

Parce que de toute manière, il allait réussir.


Yao s'éloigna de l'arbre pour pouvoir regarder le sommet plus aisément. Ne voyant pas son ami redescendre, il commençait à s'inquiéter sérieusement. Il se demandait si il y avait un problème, mais il fut soulagé lorsqu'il l'aperçut assis avec les chats. Cependant, il se demandait ce qu'il y avait pour que son ami reste ainsi dans l'arbre. Peut être regardait-il autour de lui. Peut être se reposait-il. Quoi qu'il en soit, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Le chinois soupira de soulagement. A cet instant, il était heureux. Même si il ne pouvait pas contempler la beauté du paysage que regardait Grèce, cela ne l'empêchait pas de se sentir bien, d'être heureux.Savoir que ceux qui comptaient pour lui allaient bien lui suffisait. Savoir que ses problèmes étaient loin, même un court instant, suffisait à son bonheur. Certes, après il les retrouverait, mais au moins pendant cet instant il était heureux. Ce serait court, il retournerait dans ses problèmes, mais le jour où il mourrait, il pourrait affirmer un sourire aux lèvres "Au moins,une fois dans ma vie, j'aurais été heureux.". Même si ce fut bref, même si ce fut l'unique fois, au moins, il avait approché et compris le mot bonheur. Cette chance n'était pas forcément donnée à tout le monde. C'est pour cela que la chute faisait si mal. Lorsqu'on avait connu le bonheur on le recherchait encore et encore, comme une drogue. Alors, le malheur nous faisait encore plus mal car on connaissait la notion de bonheur, qu'on l'avait approché, testé. Et alors, ça faisait encore plus mal, c'étaient des milliers d'aiguilles nous transperçaient le coeur. Elles nous agenouillaient, nous faisaient ramper à terre jusqu'à la fin. C'était le côté du sombre du bonheur. Il était éphémère. Il était le bord de la falaise de laquelle on se jetait. Il nous attirait mais causait notre fin. Pourquoi ? Pourquoi était-on attiré par ce qui nous faisait du mal ? Peut être parce que cela nous permettait de nous sentir vivant. Lorsque notre coeur battait, de douleur ou de joie, on avait l'impression d'exister. D'être réellement là, d'être unique car la douleur est propre à chacun. Ce devait être cela que l'on recherchait. Se sentir en vie. Se dire "Je suis bien là.". Se différencier. Se démarquer. Toute notre vie avait pour but de prouver notre existence d'une manière ou d'une autre. Du moment que l'on sentait son coeur battre, cela suffisait. Les larmes aussi. Seul un être vivant était capable de pleurer. Elles étaient donc la preuve que nous étions bien là. Et aussi que nous étions humains. Seuls les être ne ressentant rien étaient incapable de pleurer. De souffrir. Par contre, les vraies larmes n'étaient pas forcément celles que l'on voyaient mais celles qui venaient du coeur. Ce n'étaient pas les mêmes. Si certains paraissaient insensibles c'est parce qu'ils gardaient tout pour eux. Pourquoi ? Parce que. Tant de réponses pour une seule question. La réponse variait selon les personnes. Mieux valait ne pas y réfléchir. C'était une perte de temps. La réponse ne viendrait jamais, puisqu'il n'y avait pas de "solution universelle et unique". C'était une question à oublier.

De toute manière, on trouverait la réponse pour ceux qui nous sont proches. Alors, qu'importaient les autres ?


Grèce resta un petit moment au sommet de l'arbre, puis il commença à descendre les chats. Il les mis dans un sac et les descendit avec une corde, avec beaucoup de précaution, il ne fallait pas qu'ils tombent. Chine suivait le sac des yeux. Il entendait les chats miauler dedans. Yao s'approcha du sac qui se posa sur le sol et en sortit les chats avant que la corde ne leur tombe dessus, ce qui aurait pu les assommer. Les chats sortirent du sac, miaulant de soulagement et de contentement. Maintenant, il ne restait plus que Grèce et la suite s'annonçait très difficile et dangereuse. Il ne devait pas glisser et devait rester très vigilant ; il ne devait pas mettre son pied sur une branche trop bancale ou c'était la chute assurée. Mais il pouvait le faire. Il était déjà monté, alors, pourquoi ne pouvait-il pas redescendre ? Ce n'était pas si difficile, simplement, mieux valait ne pas se réjouir trop rapidement, il pouvait encore chuter et de cette hauteur-là, dans le meilleur des cas, il en ressortait avec une jambe et un bras cassé. A chaque branche, Yao croisait les doigts un pu plus fort et sentait son coeur battre plus rapidement. Et si il ratait une branche ? Mais lorsqu'il remarquait que le grec s'en sortait à merveille, ça allait, le rythme se calmait. Il respirait un grand coup, avant de regarder son ami chercher à nouveau une branche sur laquelle poser son pied. Mais tout se passerait bien. Tout se finirait par un Happy End. Car les Happy End existent, tout dépend simplement de notre vision des choses. Si l'on y croit. Si l'on voit ce monde avec un regard optimiste, alors tout se finirait bien. Peut être que les contes n'étaient pas réels, mais d'où venait l'inspiration ? De la réalité. On la transformait juste assez pour nous faire rêver, mais on gardait sa part de réalité pour nous attraper. Pour qu'on y croit. Pour refermer le piège plus facilement. Mais il n'était pas stupide de croire aux contes car il y a toujours un semblant de réalité dedans. ALors le chinois se forçait à y croire, il pensait "Aller Grèce, tu vas y arriver." Et après, que pourraient-ils faire ? Il se faisait tard, la meilleure des choses qu'ils pouvaient faire, c'était rentrer à l'académie se reposer. Ils avaient cours le lendemain en plus. S'endormir pendant la journée, sur la table pendant les explications des professeurs n'aurait pas été bien vu. Et à juste titre. C'était être bien impoli et manquer de respect à ses professeurs. Alors, mieux valait bien se reposer pour pouvoir suivre les cours. D'autant plus que Chine ne pouvait pas se vanter d'être un génie et en plus de devoir suivre très attentivement en classe, il devait fournir un travail personnel important afin de pouvoir s'en sortir à peu près. Oui, il savait faire de nombreuses choses avec ses mains, mais ces qualités là n'étaient pas valorisées dans cette académie. Non, ici, ils préféraient ces matières nommées économie, maths, physique, langues vivantes... Bref. La calligraphie, au placard. La cuisine, de même. Ainsi que la plupart des choses que Yao savait faire. Enfin, bon... Ce n'était pas vraiment le moment de penser à tout cela.

Chine regardait toujours son ami descendre de l'arbre. De là où il était, impossible de juger si il était encore très loin du sol. Surtout que dans ce genre de situation, tout semble s'allonger à l'infini. Il était difficile de réfléchir avec un coeur qui battait aussi fort et aussi rapidement. Et Grèce... Qu'en pensait-il ? Est ce que pour lui aussi, la distance qui lui restait à parcourir semblait s'allonger indéfiniment ? Est ce que son coeur battait aussi rapidement que celui qui était au pied de l'arbre à cause du stress ? Le seul à connaître la réponse était le grec. Si il était en mesure d'y penser, puisqu'en ce moment, il devait plutôt se concentrer sur l'arbre. Sur ses pieds. Un faux pas et Yao rendrait à nouveau visite aux infirmières tellement compétentes et brillant d'intelligence de l'hôpital en compagnie de son ami. Autant dire qu'il n'était pas très enchanté à cette idée et pour deux raisons : de un, son ami serait blessé, de deux... Il n'avait, étrangement, pas gardé un très bon souvenir de ce passage à l'hôpital, et surtout du personnel soignant qui y travaillait. Ainsi, si il pouvait ne pas y retourner, il ne s'en plaindrait pas. Enfin, jusque là, pas de soucis, Grèce se débrouillait très bien. Aucune raison de s'inquiéter, pourtant, le chinois ne pouvait pas s'en empêcher. C'était son ami. Ce qu'il faisait là était risqué. C'était normal de s'inquiéter non ? En plus, si le grec se blessait, Chine s'en voudrait très certainement, car il aurait pu appeler quelqu'un. Il aurait pu y aller lui-même. Il aurait pu faire quelque chose, mais à la place, il était resté là, au pied de l'arbre à regarder son ami prendre des risques et à croiser les doigts. Il était inutile. Comme toujours. Mais qu'importe, le passé était le passé, il ne pouvait pas revenir en arrière. En plus, Grèce s'en sortait très bien. Rien ne servait de regretter un fait qui ne s'était même pas encore produit. Non, il fallait juste attendre le retour de son ami. Etre là lorsqu'il arriverait pour l'aider et le féliciter. C'était un acte de courage dont le grec avait fait preuve. Yao n'avait pas été capable d'en faire autant. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était l'admirer. De voir à quel point il était loin de son niveau. De voir le nombre de marche qu'il lui restait encore à gravir. Mais il pouvait y arriver. En persévérant, comme l'avait fait Grèce avec les chats, il pouvait y parvenir. Il n'y a pas de secrets, tout est une question de volonté.

[J'espère que ça te convient... .____." Encore désolée...]
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Ven 29 Oct - 9:10

Encore une branche. Encore une. Sur le plan physique, la descente était plus simple que la montée. Lorsqu'on monte, on doit lever le bras, attraper une branche, tirer, grimper... Que des choses épuisantes. Quand il faut descendre, il faut baisser le bras, se contenter de tenir bien fort la branche à laquelle on est accroché et se laisser glisser. Lentement de préférence. Mais au niveau de la pratique, descendre d'un arbre demande de constamment baisser la tête pour voir où poser ses pieds. Et on n'a pas forcément une bonne vue sur ce que l'on fait. Un pied sur une branche trop fine est vite arrivé. Trop vite. Alors on pouvait bien se demander qu'est-ce qui était le plus dur. Monter ou descendre ? A ce moment-là, Grèce était en train de tester la réponse à la question sans même y penser. Dans ces moments-là, réfléchir n'est pas très conseillé. Il faut rester concentrer, ne pas penser à autre chose. En temps normal, c'est une chose assez difficile que de ne penser à rien. Surtout pour le grec. En dépit des apparences, la tête du grec était remplit de pensées. Des pensées qui pouvaient passer de la philosophie à une vie de chat. Une vie de chat qu'il enviait assez d'ailleurs. Il aimait bien penser à comment il vivrait s'il était un chat. Une belle vie tranquille. Evidemment, dans les rêves, tout est toujours plus beau. Forcément, c'est un rêve. Il ne fallait pas oublier que dans toutes vies, il y a des moments tranquilles et d'autres plus agités. Un chat peut dormir tranquillement ou se faire courser par un chien par exemple. Mais en même temps, une chose ne vient jamais seule. Son opposé doit toujours être là. Une chose qui n'a pas d'opposer n'a pas de signification. Si vous n'avez jamais connu le malheur, vous ne vous rendez pas compte que vous vivez dans le bonheur. Et de toute façon, une vie de bonheur ne peut pas exister. Qui n'a jamais été triste ? Qui n'a jamais versé de larmes ? A première vue, on aurait pu penser que Grèce était un exemple parfait de personne n'étant jamais triste. Evidemment, c'était faux. Heracles, comme tout le monde, a déjà été triste, tourmenté. Comme il a déjà connu la joie. Même s'il ne le montrait pas. Mais c'était comme ça. Il ne le montrerait jamais. Pourquoi ? Parce que. C'était comme ça. C'est tout. Et le savoir n'avancerait à rien.

Bon, tout ça pour dire que Grèce avait l'habitude d'avoir une tête bien remplit. Quand il était silencieux, c'était qu'il pensait à plein de choses comme ça. Et des moments de silence, il en avait beaucoup. Et là, il devait faire le vide pour se concentrer uniquement sur sa descente. Mais ce sont le genre de choses qui se fait automatiquement. C'est le genre de concentration qui vient naturellement. Comme lorsque vous sautez à la haie. Au moment où vous courez et que vous foncez sur votre obstacle, vous ne réfléchissez pas, vous faites. Alors quand le prof vous dit comment il faut franchir la haie -remarquez qu'on appelle ça le saut de haie alors qu'il ne faut pas sauter, mais franchir- que si on lève tel jambe, il faut mettre tel bras en avant, vous le trouvez bien marrant. Parce que quand vous courez, vous n'y penser pas. Vous n'avez plus qu'à espérer que ça se fasse automatiquement.
Donc à ce moment-là, Grèce était concentré sur ce qu'il faisait. Il faisait bien attention à l'endroit où il posait ses pieds, ses mains, comment étaient les branches, où elles étaient... Il prenait toutes les précautions nécessaires pour éviter de venir rendre visite aux infirmiers de l'hôpital. Non pas qu'il ne les aimait pas -il n'y était jamais allé- Mais bon, l'idée de se blesser n'est pas souvent accueillit à bras ouvert. En général, on a plus tendance à vouloir éviter ce genre de choses.

Grèce s'immobilisa un moment pour reprendre son souffle. C'était quand même assez fatiguant et il n'avait pas vraiment l'habitude de faire des choses épuisantes. Il pris une grande inspiration souffla et baissa la tête pour voir le sol et ainsi, savoir où il en était... Il était encore très haut. L'arbre grandissait en permanence ? Il prenait un centimètre toutes les secondes ? Sur le coup, Grèce eu cette impression. Il s'était arrêté alors ses pensées étaient revenues. Il n'avait même pas fait la moitié. Il regarda vers le haut. Oui, il descendait pourtant. A son rythme mais il descendait. D'accord, son rythme est loin d'être rapide mais tant qu'il descendait au final, ce n'était pas si mal. Il rebaissa la tête et son regard s'arrêta sur son bras qui tenait fermement une branche un peu plus haute. Il tremblait. Signe de fatigue. C'était pas bon ça... Il n'avait pas encore fait la moitié de la descente qu'il tremblait d'épuisement. C'est ce qui arrive quand on ne fait pas souvent du sport. La fatigue vient très vite.

Bon, il n'allait pas passer la journée ici. Il se remit à descendre, ignorant ses petites blessures insignifiantes à ses yeux et sa fatigue plus importante que d'ordinaire. Il devait retourner au sol. Retrouver Chine et les chats. Et à son rythme, pas à celui de la gravitation pendant une chute.
Descendre, lentement, tranquillement.
Une branche. Encore une...
Et ainsi de suite...

Et enfin, le moment où il n'y avait plus de branches. Elles étaient toutes au-dessus du grec. En dessous, seulement deux mètres à peine le séparant du sol. Il s'assit sur la branche sur laquelle il était et se laissa glisser. Et ses pieds touchèrent le sol. Enfin. Il avait dû faire un grand effort pour ne pas s'écrouler au sol directement. Il aurait pu mal atterrir et se faire mal. Et ça aurait été le pompon ça. Il arrive à descendre d'un énorme arbre et c'est juste à la fin, quand il a fini qui se fait une blessure grave. Non parce que juste avant de se laisser glisser de sa branche, il avait remarqué un énorme caillou qui avait l'ai pas très inoffensif juste en dessous. Et ça aurait été dommage de se faire mal avec à ce moment-là. Donc, il était resté debout... pendant un court instant. Dès qu'il fût de nouveau au sol, ayant bien apprécié avoir enfin quelque chose de solide qui ne risquait pas de casser sous ses pieds, il se mit dos à l'arbre et s'appuya contre. Sa respiration était telle que s'il avait fait une course en sprint pendant 250 mètres. Vous me direz que pour certains, une course pareille, ce n'était peut-être pas grand-chose mais pour d'autre, courir 250 en sprint, c'est une épreuve qu'on n'aimerait pas endurer tous les jours. Donc Grèce était complètement à bout de souffle et en sueur. Il regarda sa main. Il tremblait encore... ce n'était pas très important mais c'était une preuve irréfutable qu'il avait besoin de repos. C'était sûr que dès qu'il aurait un moment, il s'allongerait dans un coin et dormirait. Quel que soit ce coin. Pour lui, de toute façon, n'importe quel endroit est bon pour dormir. Mais certains plus que d'autre, c'était tout.

Il se laissa glisser contre l'arbre pour se retrouver assit à ses pieds, comme quelques instants plus tôt. Il devait récupérer. Et on récupère toujours mieux assit que debout. Il ne se rendit pas tout de suite compte que les chats venaient vers lui. Quelques secondes. Et lorsqu'il s'en rendit compte, il en prit un dans ses bras. Il était tellement heureux de les voir là, en sécurité. Le chat se frotta contre lui et le deuxième monta sur son épaule pour lui lécher la joue. C'était sûrement pour remercier le grec. Mais lui s'en souciait bien peu. Il était content d'être ne nouveau au sol avec ses amis. Même si comme ça, ça ne se voyait pas qu'il était content. Mais ceux qui le connaissaient bien pouvait s'en douter. Grèce caressa le chat qui se frottait contre lui. Et il le regarda. Il était si mignon. Puis, il releva la tête pour voir Chine. Chine qui aurait pus partir. Il aurait très bien pu commencer à s'ennuyer et retourner à l'académie. Mais non. Il était resté. Il était resté là pour encourager le grec et pour vérifier que toute cette histoire ne finisse pas mal. Même si Heracles n'en attendait pas moins du chinois, il lui était reconnaissant.

Au bout de quelques minutes, il se releva pour se retrouver à la hauteur de Chine et lui tendit un chat. Si Grèce avait réussi à aller les chercher, il était sûr que les encouragements de Chine y étaient pour quelque chose. Il avait beau avoir été le seul à monter dans l'arbre, Chine l'avait soutenu et c'était important. Et Chine aussi avait droit à des remerciements. Mais il lui avait déjà dit merci... Et Grèce n'aimait pas se répéter. Il trouvait ça inutile et quand une chose est trop utilisée, elle perd de sa valeur. Alors lui tendre un chat était une façon de remercier sans le dire. Lui montrer que c'est grâce à lui que les chats sont de nouveau en sécurité. Grâce à Chine.
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Dim 19 Déc - 16:24

[Moi ? En retard ? Tu sais bien que je suis jamais en retard voyons. :D]

Chine ne bougeait pas, concentré sur son ami qui descendait de l'arbre. La respiration du chinois se calmait au fur et à mesure que le grec approchait du sol. Tout se passait bien. Tout. Grèce allait y arriver. Même si l'arbre semblait s'agrandir indéfiniment, même si le temps semblait s'allonger, arrivait un moment où eux aussi avaient atteint leurs limites. Le grec les avait dépassé. Il avait gagné. Enfin presque. Si l'arbre était sournois, ses branches l'étaient encore plus. En effet, quelques mètres au dessus du sol, les branches étaient inexistantes. Grèce n'avait plus qu'un choix si il désirait descendre seul de l'arbre : sauter. Certes, il n'était plus très loin du sol, mais ce n'était pas sans danger non plus. Yao s'écarta pour lui que son ami puisse descendre avec le moins de risques possibles. Puis il regarda son ami, comment allait-il s'y prendre ? Le grec était surprenant et sa grande capacité de réflexion lui permettait toujours de trouver une solution efficace. Oui, ce n'était pas parce qu'il ne le montrait pas que le grec ne réfléchissait pas. Réfléchir n'est pas un acte que l'on voit puisqu'il se passe à l'intérieur de la tête. Ce n'est pas parce que certains paraissent idiots qu'ils le sont forcément. Grèce ne parlait pas, comment pouvait-il montrer l'étendu de sa réflexion ? Et le silence pouvait aussi être une preuve d'intelligence, car le silence évite de dire des choses stupides. Le silence permet aussi d'éclaircir les idées. Ainsi, le silence n'est pas une preuve de stupidité, au contraire. Le sot comblera son manque d'intelligence par la parole alors que celui qui a de l'esprit préfèrera ne prononcer que peu de choses, mais des choses pertinentes. Cette notion, importante, peu l'avaient assimilé, comme beaucoup d'autres. Personne ne pouvait tout comprendre. La vie est un long chemin qui mène au savoir, voilà pourquoi, lorsqu'on approchait de la mort, on comprenait tant de choses, car notre visions des choses changent. Le puzzle qu'on avait construit tout ce temps se détruisait pour se reconstituer et nous ouvrait les yeux sur des évidences que nous avions ignoré tout le long. La sagesse venait avec l'expérience, en effet, il fallait tester les choses par nous même pour comprendre le sens des conseils qui nous étaient donnés. Chine faisait parti de ces gens-là. Les conseils des sages, il les connaissait tous et pourtant, il tombait dans tout les pièges. Il faisait ses propres expériences. C'est là tout le parcours d'un adolescent banal qui, plutôt que d'écouter ses parents, préfère tester avant de comprendre, parfois trop tard, qu'ils avaient raison. Cependant, l'important, ce n'étaient pas les erreurs commises, mais de les comprendre et de s'en souvenir pour ne plus les reproduire. On dit que les erreurs font progresser, plus que la réussite. Pourquoi ? Parce que les erreurs nous font tomber, nous mettent à genoux en utilisant nos faiblesses. On était alors contraint d'y faire face, de se relever même lorsqu'on avait la tête collée au sol. Et la réussite ? Qu'apportait-elle ? Rien. Une satisfaction de courte durée avant de nous entraîner vers le bas. Tôt ou tard, elle nous fait souffrir, enferme notre coeur de milles regrets et d'un passé définitivement terminé. Finalement, souffrir ce n'est rien, si on a pas connu le bonheur. L'un ne va pas sans l'autre. On ne peut pas comprendre l'un sans avoir connu l'autre.

Grèce était sur la branche la plus basse de l'arbre. Comment descendre ? Apparemment, le grec avait trouvé. Il s'assit sur la branche et se laissa glisser, doucement puis ses pieds atteignirent le sol. Le chinois crut un instant que son ami allait s'effondrer. Il s'en approcha, mais finalement, Grèce resta debout un instant, évaluant un instant sa situation avant de s'adosser à l'arbre et de s'asseoir. Il était épuisé, c'était évident. Il avait tout donné, les tremblements de sa main le prouvaient. Chine s'approcha et s'assit à son tour, près de son ami. Il était un peu inquiet, moins que précédemment, mais tout de même... Il regrettait de ne pas avoir apporté avec lui de quoi boire ou manger car le grec en aurait eu besoin. Il avait besoin de repos aussi. Yao se demanda si le grec allait s'endormir au pied de l'arbre. Cette idée le fit sourire. Les chats s'approchèrent aussi de Grèce, contents de le revoir et reconnaissants qu'il soit venu les aider. Ce n'est pas tout le monde qui l'aurait fait, l'asiatique en était conscient. Le grec méritait cette reconnaissance. Pensant que Grèce allait s'endormir, le chinois préféra se lever pour s'éloigner un peu. De cette manière, le grec pouvait dormir tranquillement. Quand son ami se leva, Yao fut surpris. Il ne s'y attendait pas vraiment. Sa surprise augmenta lorsque Grèce lui tendit un chat. Il avait compris que c'était la manière du jeune homme de le remercier. Chine prit le chat. Il sourit, reconnaissant lui aussi. Il n'avait rien fait. Rien. Et pourtant, le grec le remerciait quand même. Ca le touchait, car ce n'était pas souvent qu'on le remerciait. Mais ce qui lui faisait le plus plaisir, c'était que ces remerciements venaient d'une personne qu'il appréciait énormément. Grèce faisait parti de ces personnes qu'il n'oublierait jamais, même si le temps venait à les séparer, même si les circonstances venaient à les éloigner. Pour Chine, l'amitié, c'était aimer des personnes très fort au point de ne jamais les oublier et de ne jamais les détester quoi qu'il arrive. C'était sa vision des choses. Il pouvait paraître parfois distant ou froid avec certaines personne même si il les considérait comme des amis. En fait, pour lui, l'amitié se basait sur des sentiments et non sur des actions. Certains voyaient l'amitié comme un quotas de temps à passer avec certaines personne, d'autres voyaient ça comme la présence physique constante ce l'autre. Chacun voyait l'amitié à sa manière, et c'était cette vision différente des choses qui créaient des problèmes. Cependant, c'était elle aussi qui permettait de nous ouvrir les yeux. Chaque chose à ses inconvénients mais aussi ses avantages. Puis, à chaque problème sa solution, tout le jeu consistait à trouver cette solution parfois évidente, parfois il fallait creuser pour la trouver. C'était la vie. C'était dans l'ordre des choses. Ce n'était ni juste, ni injuste. Ce n'était qu'un fait, un fait présent parmi nous, voilà tout. Ce n'était pas la peine de chercher une explication, il n'y en avait pas. Il fallait faire avec, comme tout le reste. Ne pas se poser de questions. Ne pas chercher une réponse quant à l'explication de ce fait. Continuer parce que la vie continu malgré tout et qu'il faut courir avant qu'elle nous rattrape pour nous allonger au sol. Avant qu'elle ne prenne le dessus. De toute façon, un jour elle finirait par nous rattraper car, si nous ralentissons, la vie, elle, garde son rythme. Alors, autant que ce soit le plus tard possible. Le jour où la mort nous accueillerait bras ouverts, arriverait, mais en attendant, mieux valait la fuir. Certains lui tournaient autour, jouaient avec elle. La mort, quant à elle, restait calme, attendait patiemment l'heure de sa vengeance, l'heure où elle serait le vainqueur de cette lutte. Voilà pourquoi il fallait toujours s'en méfier, elle était maligne, sournoise, essayer de la déjouer était inutile, mieux valait rester à sa place car la mort aiment les gens humbles et les épargnaient, les faisait souffrir moins que les autres.

Chine restait immobile, le chat dans ses bras. Il souriait. Il se mit à caresser la petite boule de poil qui regardait Grèce. Le chat semblait content. Tous étaient contents. Soulagés aussi, car tous devaient avoir eu peur pour le grec quand il était monté dans l'arbre. Yao avait probablement été le plus inquiet de tous. Il n'y pouvait rien si son coeur réagissait pour lui. Le chinois essayait la plupart du temps de se montrer souriant, mais régulièrement, ses problèmes avaient raison du chinois et c'était plus fort que lui, il avait mal et il le montrait. Il pleurait. Qui n'avait jamais pleuré ? Qui n'avait jamais eu mal ? Personne. Que ça se voit où non, on avait tous connus la douleur à un moment ou un autre. Il n'y avait pas de responsable, c'était comme ça. C'était le monde qui était comme ça. On montait, on descendait, on se mettait à genoux, on grimpait puis on s'écroulait. La fin de l'histoire était identique pour tous. Comme dans un conte, la première et la dernière page étaient toujours identiques, seul le milieu changeait car tous avaient un rôle différent. Il y avait le prince, l'ogre, la magicienne, la sorcière et tant d'autres. Tous commençaient pareil et tours finissaient pareil, seul le reste de leur vie changeait. Sinon, l'histoire perdait toute sa saveur. La princesse donnait un goût sucré, une odeur douce et agréable à l'histoire, alors que le goût de la magicienne était plus amer et plus acide donnant parfois envie de pleurer et pourtant, son parfum étrange nous attirait avant de voir qu'il n'y avait rien mis à part une illusion. Alors, tout s'écroulait, ne restait que le goût acide de la souffrance et un arrière goût amer des regrets. Chacun sa place. Chacun, de part son odeur donnait un goût à l'histoire et le tout formait un savant mélange, la réalité. Si les personnages des contes paraissaient fictifs, on voyait assez vite qu'au final ils étaient bien réel, on retrouvait toujours quelqu'un correspondant à l'uns de ces rôles. Et parfois, si certains voyaient une sorcière en face d'eux, d'autres voyaient une magicienne. C'était là toute la complexité de la vie. Du monde dans lequel on vit. Tout dépend de nous, des autres, de ce que l'on voit et de ce que l'on veut voir. Certains voyaient du rose, d'autres du noir. Et ces différences permettaient à tous les individus de se compléter. De remplir la partie qui leur manquait. La bêtise se complétait avec l'intelligence et l'attraction avec la répulsion, par exemple. On courrait toujours après quelque chose qui nous fuyait et lorsque ce qui nous fuyait commence à nous courir après, c'est nous qui fuyons. Ca pouvait paraître étrange, ironique, mais c'est ce qui constituait ce monde, ce qui donnait ce goût si spécial à la vie.

Le silence régnait entre le chinois et le grec. Ce silence n'avait rien de gênant, au contraire, il se fondait parfaitement aux lieux. Il ne semblait pas de trop. Il avait sa place ici, et pourtant, Chine le brisa. Il voulait savoir si son ami allait bien. Il s'inquiétait encore un peu. Peut être que le grec avait envie de rentrer ? Peut être qu'il voulait s'allonger et dormir ? Peut être qu'il avait mal quelque part ? Et le meilleur moyen de s'assurer de tout ça, c'était de poser la question, tout simplement. Il n'était pas nécessaire de chercher des complications, d'interroger une voyante ou de faire un rituel de magie noir. Juste poser la question. Parfois, les choses évidentes semblent insurmontables et on cherche des chemins encore plus étroits qui au final ne conduisent nul part. Alors que la réponse était toute simple, dès le début. Mais qu'importe, là, n'était pas le problème et cette question n'avait rien de gênant ou d'insurmontable. Alors, Yao la posa.

"Ca va mieux aru ? Tu n'as mal nul part aru ? Tu veux te reposer aru ?"

Oui, bon.... Ca fait trois questions. Mais passons. Chine souriait gentiment, il voulait vraiment savoir si son ami allait bien, si il n'y avait aucuns problèmes. Alors, il restait là, sans bouger, comme il l'avait fait depuis le début. Bien sûr que non, il n'aurait pas laissé son ami risquer sa vie sans être là, à côté. Il ne laisserait pas son ami en danger sans être là pour l'aider en cas de besoin. Non, il ne devait pas. il était déjà suffisamment lâche pour ne pas y aller lui-même, il n'allait pas abandonner ceux qui y allaient. Il devait au moins essayer de les soutenir. Que ce soit utile ou non, il devait au moins le faire. Comme on dit, c'est l'intention qui compte. Bien que non, il n'aurait jamais abandonné Grèce à son sort, en haut de l'arbre. On ne laisse jamais ceux auxquels on tient. Evidemment, c'était une notion connue, en théorie, mais souvent, la pratique était à revoir. Pour Chine comme pour beaucoup d'autres. Mais au final, que pouvait-on lui reprocher ? D'être humain ? De faire des erreurs ? Oui. Et alors ? Qui n'en avait jamais fait ? Qui pouvait se vanter d'être parfait ? Certes, les erreurs de Yao étaient probablement plus visibles que celles des autres mais au moins, il montrait qu'il était humain. Que pouvait-on reprocher finalement ? D'être ce qu'il était ? Il ne pouvait pas changer et il ne le souhaitait pas vraiment. Etre aimé pour ce qu'il n'était pas, c'était comme si on aimait quelqu'un d'autre, alors, autant montrer ce qu'il était, certains l'acceptaient comme ça et tant mieux. Sinon, tant pis. Et il avait beau se dire ça, des fois, c'était plus compliqué. Des fois, ça fait mal parce qu'on aime des personnes qui ne nous aiment pas. Il n'y a rien à faire. Subir. Souffrir. Puis oublier. Chercher ailleurs quelqu'un qui nous fera moins mal. Ca prenait du temps. C'était difficile mais on empruntait tous ce chemin un jour ou l'autre. Qu'on le veuille ou non, c'était un chemin qu'on était contraint de suivre. Sinon, la vie nous rattrapait et nous livrait aux mains de son amie la mort. Les deux étaient proches. Elles sont toujours là, ensemble. L'une courant, l'autre attendant. On s'arrêtait, on prenait le mauvais tournant, c'était terminé. Fini. Pas de seconde chance. Ca n'avait rien d'injuste puisque c'était la même chose pour tous. On était tous à égalité. Si la vie est injuste, la mort, au contraire et juste et impartiale. Elle prend la vie et ne la rend. Elle ne sauve personne. Elle fait souffrir ceux qui l'ont cherché, prend par la main ceux qui la lui tendent. Si certains la trouvent cruelle c'est parce que justement, elle est impartiale et qu'elle fait ce à quoi elle est destinée. Elle n'est pas aussi sournoise que son amie la vie. Elle rempli simplement sa fonction. Parfois, elle cherche à aider les victimes de la vie en les emportant dans son monde, simplement, certains pensent qu'elle fait ça par pure cruauté. Ce n'est pas la faute de la mort si elle a été créée pour emporter les vivants avec elle. Certains préfèrent la vie, pourtant, elle est probablement plus cruelle que la mort. C'est juste que notre jugement se fait sur leur fonction. Nous sommes plus cruels avec la mort qu'elle ne l'est avec nous. Mais l'humain borné, préfère ne pas le voir et se placer en victime. Cependant, qui est la victime de cette histoire ? Difficile de le savoir, on est tous victime un jour.

Chine gardait le chat dans ses bras et continuer de le caresser. Il attendait la réponse du grec, ne sachant quoi faire en attendant. Pour lui, c'était à Grèce de décider de la suite des événements et Yao suivrait. Rentrer à l'académie, ne pas bouger, s'asseoir... Plusieurs possibilités s'offraient aux deux amis. Le grec devait choisir celle qui lui plaisait le plus, celle qu'il jugerait la plus appropriée pour lui. Le chinois se sentait bien, alors, pour lui, n'importe quelle possibilité lui convenait. Ca lui était égal, pourvu que son ami aille bien. C'était sa priorité en ce moment. Tout se ferait sur la réponse du grec. En attendant, Yao le regardait en souriant gentiment, lui montrant que peu importe ce que choisirait le grec, ça lui convenait.

[Désolée, c'est un peu plus court que d'habitude. .____.'']
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MessageSujet: Re: Petite balade sans but... (libre)   Ven 29 Avr - 19:12

Chine pris le chat dans ses bras. Grèce les regarda un instant, les deux, ne bougeant plus du tout. Il était complètement mort le grec. Vous pouvez vous douter que ce n’était pas tout les jours qu’il s’amusait à grimper tout en haut d’un arbre. Il préférait largement la tranquillité et le repos à l’exercice physique. Non seulement il préférait mais en plus, il était plus doué pour ça. En même temps, vous me direz, c’est une question d’habitude. Sous entendu que Grèce dort tout le temps. Ce qui est loin d’être faux. Bon, pas tout le temps non plus, la preuve, là, il était réveillé ! Enfin quand je dis « réveillé » c’est qu’il dort pas, parce que épuisé, ça, il l’est tout le temps… donc un grec totalement réveillé n’existe pas… Ou très rarement. Mais si un jour vous le voyez en pleine forme, prenez-le en photo, prenez une vidéo, c’est tellement rare que ça s’immortalise ! Enfin bonne chance pour la vidéo ! Bref, pour en revenir au sujet, Grèce regardait Chine et le chat, puis baissa un peu les yeux, laissant son regard divaguer ainsi que ses pensées. Il repensait à la superbe vue qu’il avait pu avoir de tout en haut de l’arbre. Il repensait aux chats qu’il avait pu sauver… Il repensait à Ivan qui se battait avec Turquie… oui, ça divague énormément dans l’esprit du grec… surtout quand il vient de faire un effort physique, il n’a plus la force de se concentrer sur une seule chose et hop, il part à la dérive. Et quand je parle de dérive, je parle pas de f(x) et de f’(x) ! Cours inintéressant sur les dérivées… Dans la vie de tous les jours, vous pourrez me dire l’intérêt qu’il y a de savoir la dérivée d’une fonction en un point a ? Genre, vous êtes au super marché et vous vous demandez « tient, c’est quoi la dérivé de la fonction de la hausse des prix au point a ? » Si vous vous posez ce genre de question, allez voir un psy quoi ! Mais bref, pourquoi je parle de maths moi ? Ah oui, pour montrer que l’esprit de Grèce dérive bien. Bah voilà, vous avez eu la preuve parfaite ! Le bel exemple !

On va quitter la tête de Grèce quelques instants parce que sinon, on va pas s’en sortir et on va terminer perdu au beau milieu de l’océan. Donc oui, Chine décida de parler, faisant sortir le grec de ses réflexions… ces réflexions. On va pas donner d’adjectif, il n’y en existe pas pour qualifier ce qui se passe dans la tête d’Heracles.


"Ca va mieux aru ? Tu n'as mal nul part aru ? Tu veux te reposer aru ?"

Grèce releva la tête et regarda Chine… trop de questions, trop de questions d’un seul coup, concentration demandée ! Bon alors, on dérive plus, on oublie les fonctions et l’océan et on se concentre sur les questions. Oui, Grèce, t’es fatigué, on sait, mais un petit effort quoi !

-Je vais…bien…merci…

Chine s’inquiétait pour lui, de s’il allait bien. C’était vraiment un bon ami. Chine, il était unique et irremplaçable aux yeux du grec. On dit que les gens en général sont irremplaçable… Mais ça dépend aux yeux de qui. Si vous remplacez une personne que vous ne connaissez absolument pas par une autre que vous ne connaissez pas plus, vous ne verrez pas la différence… Quand on dit qu’une personne est irremplaçable, c’est qu’on la connait bien. Que ce soit en bien ou en mal, il faut connaitre la personne pour dire qu’elle est irremplaçable. Grèce connaissait bien Chine, il l’appréciait beaucoup. S’il devait partir, il était sûr que ça ferait un gros vide dans sa vie. Un vide qu’on ne pourrait pas combler. Comme s’il ne pouvait plus voir de chats ou comme si Ivan partait. Un vide. Un vide engage une tristesse. Plus ce vide est grand, plus la tristesse l’est de même. Mais il valait mieux ne pas penser à tout ça. Grèce n’était pas le genre de personne à penser aux choses déprimantes. Il préférait les choses joyeuses, celles qui vous font sourire… même si lui ne sourit pas. L’importance, c’est l’état d’esprit, pas ce qui paraît. De plus, l’état d’esprit est toujours tel quel. Ce qui paraît peut toujours être modifié, changé à sa guise. Pour les plus forts, la tristesse ne parait pas mais même pour un inexpressif tel que Grèce, lorsqu’il est triste, les personnes qui le connaissent bien le savent. Parce que ça se voit chez Grèce, malgré le soin qu’il fait de ne jamais rien afficher sur son visage. Mais bon, le sujet n’était pas là.

Heracles regarda un instant le ciel. Le soleil commençait à se coucher, l’après-midi touchait à sa fin. Dans quelques heures, ils auraient droit à un magnifique couché de soleil. Vu du haut de l’arbre, ça devrait être magnifique mais il n’était pas vraiment question d’y remonter. Trop fatiguant, trop dangereux et Grèce était à bout de force. D’ailleurs, l’idée de remonter tout en haut ne lui effleura même pas l’esprit bizarrement…bizarrement… voyez toute l’ironie, c’est pire que Voltaire dans Candide. Livre pourri soit-dit en passant… MAIS BREF ! En attendant, voilà quoi, Grèce regardait le ciel et le soleil prendre la direction du lit. Sur le coup, Grèce avait envie de le suivre… Ouais, bon idée, allez dans son lit pour dormir. Dans son lit à lui, hein, pas dans celui du soleil… nan parce que sinon, il cramerait le grec, même s’il a un prénom de demi-dieu, il s’en sortirait pas. Donc oui, plus concrètement, Grèce voulait aller dormir… Pas forcément dans un lit remarque. Le sol peut être entièrement suffisant parfois. Mais pas ici. Parce que le soleil allait se coucher, tel qu’il se connaissait, il dormirait dehors… Et en cette saison, on peut encore tomber malade. Malheureusement. Et être malade, c’est loin d’être marrant. Donc oui, il fallait rentrer… Grèce pris les autres chats dans ses bras et regarda Chine.

-…on…rentre… ?

Même plus capable d’aligner deux mots, il était vraiment à bout de force le grec. Ca se voyait même dans sa façon de se tenir debout… on pouvait presque avoir l’impression qu’il s’écroulerait d’une seconde à l’autre. Chose bien sûr, qu’il ne fera pas. Après tout ce qu’il avait fait aujourd’hui, ce serait bête. Et puis, il avait qu’une envie, aller dans un endroit au chaud et calme pour aller dormir.
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