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 Between weapons and sorrow [done!]

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MessageSujet: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 16:52


Yo soy tu padre


… Non, je plaisante.


~ Yo soy Nicaragua ~


    Au premier coup d’oeil


    Nom : Nicarao Managua, Logan
    Surnoms : Nica, Whoula (ça, c’est quand elle est de mauvaise humeur et que ses interlocuteurs s’enfuient à toute allure)
    Âge : 16 ans. Enfin, c’est ce qui est indiqué sur ses papiers identités… si tant qu’elle ne les ait pas perdus…
    Sexe : Dire que Logan est une fille, ce serait exagérer. Logan, c’est un mec dont les testicules ont oublié de pousser.
    Anniversaire : 15 septembre (jour de la fête nationale)
    Orientation Sexuelle : *regarde sa boussole* Quarante-cinq degrés Ouest !
    Niveau Scolaire : Ce n’est pas très droit mais on tente d’éviter de perdre la bulle… (Secondaire)



    Pour un peu mieux vous connaître


    Pays que vous représentez : Nicaragua, Nation qui se retourne sur son passé bien plus souvent qu’elle ne le souhaiterait
    Langues que vous parlez : La jeune fille a de très bonnes notions d’Anglais, même si sa langue principale reste l’Espagnol centro-américain, qui diffère légèrement de l’Espagnol européen (comme l’Anglais américain diffère de l’Anglais issu d’Angleterre). Elle peut aussi vous parler miskito et taguaska, mais vous risquez fort de ne rien comprendre alors elle évite. Généralement, lorsque la demoiselle dit quelque chose, ce n’est pas pour parler dans le vide. Elle a également quelques connaissances en d'autres langues grâce à la musique et aux chansons qu'elle connaît sur le bout des doigts.
    Histoire Personnelle : Voir post suivant.
    Famille : Logan avait autrefois un frère jumeau, Sandi (Front Sandiniste de Libération Nationale)

    Vous avez l’air de quoi ?

    - Dis-moi, Logan, que vois-tu lorsque tu imagines ton image dans tes rêves ?
    - Je vois du feu. Je vois de l’eau. Je vois les grands espaces, les bananiers, les cultures de café. Je vois du sang, des guerres. Je vois ma terre.
    - Te vois-tu, toi ? Ton corps, tes mains, tes pieds ?
    La jeune fille secoua négativement la tête, allongée sur le divan qui lui semblait de plus en plus confortable au fil des années. De nombreuses fois il lui avait posé cette question, et sans doute la poserait-il à nouveau, tout autant. Elle passa sa main sur son front bouillonnant, réplique d’un esprit embrouillé par le nombre de séances cauchemardesque auquel elle devait pourtant se tenir.
    - Non, je ne vois rien. Je ne vois qu’une terre oubliée. Une terre divisée en deux et sans avenir.


    Inutile de préciser que Logan est androgyne, à un tel point qu’il est naturellement impossible d’avoir la moindre idée sur son genre sans avoir été mis au courant –ou l’avoir déshabillée mais cela risque d’arriver bien plus rarement que sa propre dénonciation-. Et encore, certains ont encore du mal à la croire après qu’elle leur ait annoncé que son nom était représentatif de son côté féminin et non pas masculin. Une fois qui n’était pas si lointaine que cela, alors que Logan était à la mairie pour son recensement, elle avait croisée entre deux piles de papiers l’une de ses paires, dont elle avait repoussé les avances en utilisant le prétexte incontournable : « je suis une fille, moi aussi. », la repoussée avait hurlé au scandale en clamant dans toute la préfecture qu’elle voulait une preuve de la non-masculinité du Nicaragua. Cette dernière s’étant abstenue de lui dévoiler ses parties intimes, elle évitait maintenant de se rendre à la mairie, pour quelques raisons que ce soit, de peur de retomber à nouveau sur la harpie qui l’avait prise en chasse dans toute la ville. Nombre de filles se plaignent de leur manque de poitrine, de fesses, et entretiennent toutes une taille de mannequin pour paraître plus « féminines ». Pour Nica, c’est différent. Dire qu’elle est mince serait abstrait, elle n’a carrément pas de formes. C’est pour dire : les médecins l’appellent toujours « jeune homme », quand ils la voient débarquer dans leur cabinet, et pourtant ils la connaissent plutôt bien, c’est une habituée.

    Physiquement, Logan n’a rien d’exceptionnel. Elle n’est pas un bodybuilder, elle n’est pas une future actrice de film pornographiques. Nicaragua n’est ni petite, ni grande, elle est plutôt dans la moyenne. Bien sûr, dés lors que nous abordons le sujet de « moyenne », il est inutile de se référer aux filles, allez plutôt voir du côté des garçons. Du dessous de sa frange rouge se montrent de temps à autres deux yeux verts-bleus, symboles d’un pays libres et cultivé… il est dit qu’elle les tient de son père. Deux disques opaques, aux couleurs profondes, plutôt pâles dans l’ensemble, contrastant à merveille avec ses cheveux. Cheveux qu’elle tient de sa mère, assurément. La jeune fille les a rouges, rouges comme le sang. Elle les garde courts sur le devant, ne laissant comme unique longueur cette queue de cheval qu’elle conserve basse, quasiment sur sa nuque. En revanche, cette dernière, bien que peu garnie, lui tombe jusqu’aux reins. C’est dire à quel point elle contraste avec le reste de cette chevelure rouge. En ce qui concerne la coiffure, sachez que le gel et autres médiocres instruments de coiffure ne lui sont d’aucune utilité, sa chevelure rouge se mettant en place naturellement.

    Autrement, Logan est une personne qui semble très froide et aurait tendance à faire peur, lorsque vous ne la connaissez pas. C’est simple, la jeune fille a l’air tellement aimable dans ses heures perdues –et même celles qui ne le sont pas- qu’il est particulièrement aisé de faire le rapprochement avec un chien de garde. Même si ce n’est pas voulu, son regard meurtrier pourrait avoir raison de votre courage. Bien souvent elle plonge ses yeux dans le vague, réfléchissant sans doute aux réponses de ses exercices de mathématiques ou à une dissertation d’Espagnol. Dans ces cas-là alors, si vous avez le malheur d’être sur le trajet du « vague » en question, c’est un coup à se transformer en Lituanie ambulant. Ce n’est pas fait dans une mauvaise intention, mais le regard cynique et à la limite du cruel, ça n’a rien de rassurant.

    Sinon, nous pouvons parler des vêtements qu’elle porte. Logan aime se balader avec des lunettes d’aviateur sur la tête, même si elle ne s’en sert pas et ne les pose quasiment jamais sur le bout de son nez. Dans son ancienne école, certains racontaient qu’elle avait pris la décision de le porter en sport, alors que les filles devaient attacher leurs cheveux et les tenir en arrière l’une d’entre elles s’était plainte que Nicaragua n’avait pas à le faire. Histoire de prouver sa bonne volonté, la demoiselle avait daigné utiliser les lunettes de son frère en tant que bandeau. Depuis, elle ne les avait plus quittées. Du moins, c’est ce que raconte la rumeur. Aussi, Nica porte l’uniforme masculin de l’Académie, tout simplement parce qu’elle n’aime pas les robes et a toujours été habituée à porter des habits d’homme. Une anecdote encore s’était produite, une fois qu’elle s’était vêtue de façon féminine. Des jeunes l’avaient agressée dans la rue en la traitant de travesti. Depuis, elle refuse de porter ne serait-ce qu’un kilt –même si c’est pour les hommes c’est dégradant-.


    Ça se passe comment dans votre tête ?

    Comment décrire avec une once d’exactitude les multiples facettes de Logan ? Nous allons tenter de résumer tout cela assez simplement, tout du moins au début. Nicaragua, c’est un cebolla, un oignon. Vous avez d’abord les premières couches, celles qui vont font pleurer, et après vous avez le cœur. Définir Nica comme une personne au caractère simple et borné serait donc bien hypocrite –et démontrerait avec certitude que la joueuse derrière l’écran est une feignasse- Comme toutes les autres Nations, Nicaragua n’est pas le résultant d’une personne unique mais bien de l’idée générale donnée de son peuple… voire de son gouvernement. Elle est la fusion entre l’ancien et le nouveau, ou plutôt la représentation d’un monde neuf qui cherche à retourner dans son passé. Difficile donc d’étiqueter la jeune fille comme une cargaison de bananes pour pouvoir l’envoyer au Guatemala. Difficile, mais pas impossible, nous allons donc nous atteler à la tâche en tentant de définir, le mieux possible, la fleur fanée qu’elle est devenue avec le temps. Parce que comme tout le monde le sait, les oignons, c’était d’abord des fleurs qui ont pourries, c’est pour ça que ça sent mauvais. –Inutile de préciser l’altitude à laquelle est envoyée la caisse, ni le fait qu’au Nicaragua, vous pouvez trouver autant de cultures de bananes que vous voulez, mais pour les oignons, c’est une autre affaire…-.

    Tout d’abord, Nica est une solitaire. Elle ne recherche pas la présence des autres, pas plus qu’elle ne cherche à se féminiser un tant soit peu –et pourtant, Dieu sait qu’elle en aurait besoin…-. Elle n’est pas asociale, mais sans aucun doute un peu froide, voire intimidante, avec ceux qu’elle ne connaît pas. Elle ne tente pas de faire connaissance ni de se faire apprécier des autres, préférant rester naturelle face au monde qui l’entoure, ce qui peut être un défaut comme une qualité. La compagnie des autres ne la dérange pas vraiment mais de là à la classer dans ce qu’elle aime, il y a un pas aussi grand que ceux que fait le Petit Poucet après avoir chaussé les bottes de l’Ogre. Ne vous attendez pas à ce qu’elle vous saute en cou en vous voyant arriver, c’est une notion qu’elle ignore. Même si elle est issue du continent américain –affirmer qu’elle est américaine la classerait dans la même catégorie qu’Etats-Unis et elle ne le supporterait pas-, elle n’en reste pas moins posée et ne démontre pas ces grands élans d’affections qu’il est tellement aisé d’apercevoir chez ses compères. En revanche, elle peut se montrer brutale lorsque la situation l’exige, mais uniquement dans ce cas. Loin de chercher à rassurer les autres de sa présence, Logan préfèrera rester hors de leurs querelles et se concentrer sur ses propres conflits intérieurs : les cours et leurs aléas.
    Parce que Nicaragua n’est pas exactement ce que nombre pourraient définir comme la parfaite élève, cette surdouée qui ramène des notes touchant l’excellence dans tous les domaines, déprimant dés qu’elle voit arriver une note aussi basse qu’un 18. Certes, dés qu’un devoir est annoncé, Logan étudie pendant des heures, des jours, des semaines, allant jusqu’à sauter des pauses repas et des nuits entières pour être sûre de retenir correctement sa leçon, mais elle n’arrive jamais à finir ses copies et rend la moitié des réponses vides. Si vous y regardez de plus près, vous verrez que la première moitié de la feuille est remplie à la perfection, une belle note aurait put en résoudre si le reste avait été ainsi. Seulement voilà, le reste n’était pas ainsi, tout simplement parce que de reste il n’y avait pas. Quant à savoir le pourquoi du comment, nous préférons garder une ombre sur ce détail, vous le saurez bien un jour ou l’autre…
    Ce dernier point nous permet aussi d’en développer un autre : Logan travaille avec acharnement pour réaliser ses objectifs. Une fois qu’elle a décidé de faire quelque chose, la demoiselle s’accroche jusqu’à atteindre son but ou en mourir d’épuisement, ce qui, jusque là, lui a plutôt bien réussi (par exemple, elle finit toujours ses contrôles de mathématiques après que le professeur lui ai rendu sa feuille, c’est une question de principes). Cependant, il faut le dire, ses projets sont toujours réalisables. Par exemple, cela fait bien longtemps que Nicaragua a renoncé à la moindre histoire d’amour car, la jeune fille le sait, elle n’attire que les homosexuels ou bien les jeunes adolescentes pré-pubères. De plus, comme dit dans le premier point, les relations humaines ne l’intéressent pas vraiment, ne serait-ce qu’en amitié. Alors l’amour… il faudrait presque qu’elle ouvre un dictionnaire pour connaître la signification de ce mot. Difficile pourtant de l’ignorer dans un environnement où se situent quelques personnes diverses et variées. Elle n’a pas vécu seule, donc elle a quelques bases à ce niveau, c’est certain. C’est au moins ça de gagné.
    Franche, la jeune fille peut paraître brutale dans ses paroles autant que dans ses gestes. Elle n’hésitera pas à plonger sous le canapé si jamais son stylo a le malheur de lui échapper, elle ne se gênera pas pour dire clairement à une personne qu’elle le déteste, de façon crue et non formulée. Dés qu’il s’agit de parler à une autre personne, Nicaragua cherche à faire au plus court. Elle n’est, pour ainsi dire, pas vraiment bavarde. Ce doit être son côté oignon qui ressort. Les oignons, ça ne parle pas, à part pour demander à un misérable petit affamé de les manger.

    Nous avons abordé la couche « externe » de Nicaragua, attaquons-nous maintenant à son « cœur ». Il faut savoir que malgré son air malaimable, malgré ses problèmes relationnels, Logan a un bon fond. Le Nicaragua met certes énormément de temps à s’attacher à une personne, mais une fois que cette dernière est mise au chaud dans son cœur, elle y reste. Une fois qu’il y a eu ce « déclic » lui déclarant avec certitude que, celui qu’elle a en face de lui, c’est son ami, inutile d’essayer de l’en dissuader. La jeune fille a une amitié très sincère. Le nombre de gens qu’elle apprécie réellement peut tenir sur les doigts d’une main (ou, plus exactement, peut tenir par la simple force de sa pensée puisqu’elle a été séparée de ces personnes par la force des choses), mais elle se plierait en quatre s’il s’agit de les protéger. Peu démonstrative, elle ne leur lancera pas de grandes tirades criantes d’une affection non feinte, mais sera là si jamais ils ont besoin d’elle. En revanche, en ce qui concerne les combats, elle n’interviendra que si elle juge que son ami se trouve en situation d’ « inégalité ». Si jamais cette situation se présente, alors il se pourrait qu’elle se décide à lui venir en aide, mais c’est incertain. Nica n’aime pas interférer dans les disputes qui ne la concernent pas. Et quand bien même elle le ferait, Nicaragua préfèrera régler le conflit « à l’amiable », prête à se mettre au service de l’autre s’il doit en être ainsi. Tout plutôt que surviennent les coups et les blessures.

    En conclusion, le Nicaragua, c’est pas un oignon, c’est une échalote. Elle ressemble à quelque chose de connu sans l’être réellement, et elle ne fait normalement pas pleurer, quand bien même elle fait peur.

    Ce que vous aimez : Contrairement à ce que nombre auraient tendance à penser, cette case n’est pas vide. Logan sait apprécier certaines choses malgré son regard glacial.
    Premièrement, la jeune fille aime… les oignons le café. Difficile pour la jeune fille de survivre toute une journée sans avaler sa dose quotidienne de cet arôme amer qui, certaines fois, l’aide à tenir debout. Il est rare de la voir travailler sans une tasse de café posée à côté d’elle, prête à être avalée derechef en cas de déficience énergique. Peut-être qu’en réalité elle est devenue aussi corsée que ce qu’elle boit…
    Au grand désarroi de certains, il lui arrive aussi de se retrouver à fumer un peu de temps à autres. Ce n’est qu’occasionnel, mais nombre de personnes sont surpris de la voir tirer de ses poches un paquet de cigarettes et tirer une taffe. Une élève aussi studieuse ? Ne vous méprenez pas, ce n’est pas pour se donner un style. Seulement, une fois de temps en temps, elle apprécie. Il ne faut pas chercher plus loin.
    Outre cela, Logan aime beaucoup certaines musiques. Elle apprécie de poser un casque sur ses oreilles et écouter les Beatles, par exemple. La demoiselle trouve que les vieilles chansons lancées au départ, celles qui étaient encore écrites pour leur beauté et pas pour le côté médiatique.
    Nicaragua apprécie aussi les jolies choses, bien qu’elle ne le montre pas, et peut supporter beaucoup. En réalité, contrairement à ce que pourraient affirmer les opinions publiques, Nica aime tout de même quelques petites choses. Il en est certaines qu’elle a aimé et d’autres qu’elle aimera sans doute plus tard. La liste de ce qu’elle aime serait donc changeante et inconstante, comme une rose grandit, s’embellit puis fane.
    Ce que vous n’aimez pas : Il est beaucoup plus simple de dresser la liste de ce(ux) que le Nica déteste, puisque comme ceux qu’elle aime restent dans son cœur, ceux qui en sont sortis resteront dehors, à l’épreuve du vent, du froid, de la neige et de son dédain.
    Nicaragua déteste les Etats-Unis à un tel point qu’il est physiquement impossible qu’elle reste plus de cinq minutes à moins de deux mètres de lui. Elle lui tient rancune de nombreuses choses, pas toujours explicables, et ne peut juste pas le supporter. Pourtant elle ne cherche pas le conflit, sachant pertinemment que ça pourrait mal tourner pour elle. Elle avait gagné une fois, mais il ne fallait pas trop espérer de ce côté-là, surtout dans les circonstances actuelles. Alors elle ne lui adresse pas la parole, allant jusqu’à l’ignorer si besoin est pour ne pas l’avoir dans les pattes.
    La demoiselle apprécie aussi moyennement les médecins, qui ont la fâcheuse tendance de lui donner la première maladie venue pour éviter d’avoir à se casser la tête sur ses quelques soucis de santé. En revanche, elle aime leur papier attestant qu’elle est dispensée de tout ce qui est piqûres. Elle apprécierait tout de même qu’ils trouvent autre chose à marquer que « irradiée » sur les dossiers médicaux à rendre à l’inscription mais ne pouvant pas tout avoir elle s’est résolue à ne jamais pouvoir changer ces données.
    Autre chose que Logan déteste : les psychologues. Ces derniers lui crachent toujours en pleine face ce qu’elle redoute d’entendre et elle ne peut pas supporter cela. Les psychologues, de par leur vocation, savent et devinent trop de choses, trop aisément aussi. Elle a du mal à ne pas partir en claquant la porte lorsqu’elle se retrouve face à l’un d’entre eux, ayant l’impression d’être en situation de faiblesse car elle ne peut pas trouver des arguments pour leur démontrer que leurs théories sont fausses. Elle ne veut pas savoir certaines choses et refuse de connaître les réponses à certaines questions. Si elle se bloque elle-même, ce n’est pas pour que d’autres rentrent dans son cerveau et lui fassent sortir son passé de sa tête.
    Talents particuliers : Il parait que la demoiselle se débrouille plutôt bien pour ce qui est de jouer de la guitare. Pour le reste, elle n’y a jamais véritablement réfléchi et n’estime pas avoir un « talent », où que ce soit qui rentre dans la même catégorie.
    Habitudes/Tics : Logan a la sale manie de mordiller le bout de sa queue de cheval lorsqu’elle fait ses devoirs ou qu’elle réfléchit à un problème. Autrement, à part ses sourires qui se voient transformés en évènements incontournables, Nicaragua est une adolescente à peu près normale.

    Clubs dont vous faites partie : Nica fait partie du club de Baseball (même s’il faut supporter Amérique, elle ne peut pas renier son sport national)
    Loisirs : Nica apprécie le surf et la baignade, ainsi qu’une bonne partie de baseball. Elle se balade aussi beaucoup et considère la marche à pied comme quelque chose de relaxant.
    Poste/Emploi : Logan a trouvé un poste de maître-nageur sur la plage… En vérité, vu qu’elle y est souvent, il lui arrive d’aller récupérer des grands-mères un peu trop éloignées des plages mais il n’y a rien d’officiel. En revanche, elle a trouvé un petit emploi (cette fois bel et bien payé) dans la librairie du centre commercial. Elle aime bien son job parce qu’elle peut y faire son travail tranquillement.



    VOUS ! Oui, vous !


    Surnom : Devine .__. (si si, je suis le GPS de Gad Elmaleh niveau quatre ! =D)
    Âge : 16 ans, comme Logan
    Comment vous avez connu le forum ? Bwahaha (DC)
    Des commentaires ? Merci m’sieur le Dirlo de m’avoir permis de prendre Nica !
    Et pour finir, le fameux code secret ! [Code Validé par le Dirlo]



Dernière édition par Nicaragua / Logan N.M. le Ven 19 Nov - 17:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 16:53


Histoire personnelle

« Monsieur,
Pour vos recherches pédagogiques (ou scientifiques, mais comme vous avez insisté pour que j’utilise ce terme ce sera la dernière fois que je vous ferai l’affront de l’utiliser), vous m’avez demandé de vous raconter le jour de ma naissance. J’en suis navrée car hélas, je ne me souviens de rien. Néanmoins, il vous suffit d’ouvrir un journal et de regarder la généralité car nous naissons tous de la même manière, et dans les mêmes conditions. Mon frère et moi-même n’avons pas échappé à la règle.
Cordialement. »


Il faisait encore bien chaud, comme d’ordinaire pour un mois de Septembre, dans la ville atypique de Managua comme partout ailleurs au Nicaragua. Il y avait des batailles féroces, des règlements de comptes entre sandinistes et conservateurs, comme il en était depuis bien longtemps déjà dans la cité, reine du contraste politique qui régnait en maître sur le pays chaotique, souvent dépassé par les évènements. Dans l’hôpital aussi, la chaleur était étouffante. Les coups de feu retentissaient au-dehors, laissant les hospitalisés dans la crainte et l’angoisse, priant pour que l’un des opposants n’ait pas la brillante idée de venir prendre en otage les quelques résidents actuels de l’abri de fortune, équipé seulement du strict nécessaire au niveau du matériel. Les femmes enceintes n’étaient pas mieux logées. Souvent, elles devaient accoucher sans péridurale, le mois de Septembre étant, de plus, souvent visiteurs de nombreuses naissances. D’après un test scientifique, cet état de fait serait dû aux fêtes de Noël et du jour de l’an, périodes propices à la fécondité des femmes humaines. Cette étude sembla plutôt erronée pour certains autres, qui estimaient que les animaux eux, ne se voyaient pas octroyé des œstrogènes supplémentaires pour les fêtes. Pourtant, ils avaient testé, mais ça n’avait jamais fonctionné comme ils le souhaitaient.

Le 15 septembre de cette année-là n’était pas différent. Dans les couloirs de l’hôpital, le brouhahaha était à son paroxysme, les sages-femmes se bousculaient dans l’urgence de la situation. Deux d’entre elles, fortement agitées, couraient pour revenir à l’endroit où elles avaient laissé leur patiente du moment, c’est-à-dire dans une salle insalubre qui devait leur servir de bloc opératoire. Les temps étaient durs, et il devenait difficile pour les femmes enceintes d’accoucher dans un endroit sain et désinfecté. Nombre d’entre elles devaient même mettre leur progéniture au monde sur le carrelage froid du couloir, le manque de place limitant le confort. Il n’y avait pas d’autre centre pour accueillir tous les blessés des guerres civiles, alors il ne fallait pas s’en étonner. D’ailleurs les femmes nicaraguayennes s’estimaient heureuse d’avoir de l’aide pour pouvoir accoucher et ne se plaignaient pas des conditions difficiles de travail. D’autant que nombre mourraient en couche, ce qui ne manqua pas de se produire pour la mère de celle qui deviendrait le futur Nicaragua.

Il y eut d’abord les hurlements de la femme puis les cris des deux nourrissons. La mère mourut quelques minutes après l’effort, laissant pour unique héritage aux deux bébés, son nom (Managua, comme le nom de la ville et celui du fleuve qui traverse le Nicaragua) et celui de leur père (Nacarao, autrement dit le nom d’un chef Indien ayant autrefois aidé les Espagnols à conquérir le pays). Elle venait d’enfanter d’une fille et d’un garçon, tout deux aussi fripés et moches que des choux-fleurs, qu’elle nomma Logan et Sandi. L’ordre d’arrivée des deux jumeaux surprit quelque peu les infirmières, habituées à voir arriver les garçons avant les filles lorsqu’elles faisaient accoucher les mères de faux-jumeaux. Ce ne fut qu’un détail, mais il montrait déjà que la première n’était pas faite pour être une demoiselle. D’ailleurs, la génitrice des deux principaux intéressés dut avoir un éclair de lucidité en nommant sa fille d’un nom mixte, car au départ Logan était un bébé-fille tout ce qu’il y avait de plus normal. Elle était moche, elle sentait mauvais, elle n’avait aucun attribut masculin… Pas de poitrine non plus, et malheureusement pour elle cette dernière ne poussa jamais par la suite, mais ce ne sont que détails. Le Nicaragua était prédestiné à devenir un garçon sans matériel.

« Monsieur,
Vous m’avez bien fait rire, lors de notre dernier rendez-vous. En effet, je ne vous ai pas donné les renseignements que vous vouliez mais je ne peux vous décrire quelque chose que j’ai oublié. Vous m’avez demandé de vous parler de mes parents ; je ne les connais pas et ne les ai jamais connus. Je me rappelle seulement de mon frère, Sandi, ma seule famille. On a été élevés dans un orphelinat, vous savez ? Ce n’était pas facile tous les jours, mais on s’accrochait au mieux en attendant des jours meilleurs. On s’est beaucoup disputés, comme tous frères et sœurs. On faisait tout ensemble, on se protégeait l’un l’autre, vous voyez ? Quand on était petits, on ne savait pas que le Nicaragua était notre pays d’origine. On pensait être espagnols, parce que dés notre naissance, nous avions été envoyés en Espagne, où nous avions d’ailleurs rencontré le garçon qui devait représenter ce pays. Il était gentil mais un peu trop collant, nous avons fini par rentrer au pays. On avait six, peut-être sept ans… Ca n’a pas été facile. Sandi et moi, on a commencé à se détester, à se battre de plus en plus régulièrement. Est-ce que vous pensez que ça pourrait avoir un rapport avec ce qui s’est passé ? Nous en parlerons sans doute la prochaine fois que nous nous verrons, n’est-ce pas ?
Cordialement. »


L’orphelinat était bondé de jeunes, qu’il s’agisse de nourrissons, d’enfants, d’adolescents. Il n’y avait plus beaucoup de place, et encore moins de temps à consacrer à deux nouveaux-nés. Les dirigeants, en attendant d’avoir plus de moyens, cherchèrent à placer les enfants qui leur restaient sur les bras. Les adolescents partaient difficilement. En revanche, les bébés comme Logan et Sandi étaient acceptés avec joie. Ils se sont retrouvés tous deux dans une famille espagnole, qui tenait à conserver les deux enfants ensemble, pour ne pas briser ce lien immuable qu’est le lien de sang. Les européens les avaient élevés comme leurs propres enfants, mais plus le temps passa, plus les différences qu’ils entretenaient avec la civilisation occidentale se développaient. Etait-ce parce que les tapas passaient mal ou parce que les deux orphelins s’amusaient à jeter les téléphones portables de leurs hôtes dans les toilettes, personne ne le saura jamais. Néanmoins, la famille a quelques fois reçu des lettres de la part des poissons, les remerciant de leur avoir envoyé des cadeaux de Noël. Comme quoi, l’entraide animalo-humaine peut fonctionner si de la bonne volonté est jetée sur la table.

Les jumeaux furent finalement renvoyés dans leur pays d’origine, qu’ils découvrirent alors. Ensuite, tout commença réellement. Les deux enfants ne cessaient d’être l’un avec l’autre, ils faisaient tout ensemble, se protégeaient l’un l’autre, refusant d’en laisser un en arrière. Plus précisément, Logan protégeait son frère qu’elle pensait craintif et apeuré par les autres. Elle se forçait à endosser le rôle de la jeune brute écervelée volant au secours de son unique famille. Ce n’était pas tout à fait faux, mais la demoiselle aurait préféré éviter les disputes. Heureusement pour elle, Sandi était un enfant qui se fondait facilement dans la masse et n’avait habituellement pas de soucis. Pourtant, elle restait sur ses gardes, protectrice –peut-être un peu trop-, refusant catégoriquement de laisser la moindre liberté à son frère jumeau. « C’est que », disait-elle, « c’est pour son bien. » Elle ne voyait pas le côté malsain de cette situation, et l’embrigadait dans sa propre façon de penser. Sandi restait calme, suivant les indications précises de sa jumelle à la lettre. Il tenait à elle et rien ne lui suffisait plus que d’être à ses côtés, disait-il. Elle pensait la même chose, s’acharnant à rester le plus possible avec lui, l’accompagnant même jusqu’aux toilettes si il le fallait. De toute façon, elle pouvait facilement entrer dans les toilettes des hommes sans se faire repérer. Plus simplement que d’entrer dans celles des femmes en tout cas. De même, la jeune fille dormait dans l’internat des garçons. Elle aurait de toute façon été virée de celui des filles alors cela ne la dérangeait pas, et ne dérangeait pas non plus son frère.

Arriva l’époque où Logan et son frère durent être scolarisés. Comme pour tout établissement qui se respecte, l’institut demanda un certificat médical pour chaque élève. Logan, refusant de lâcher son frère, passa tous ses tests en même temps que lui. Le garçon les passa avec brio, déclaré comme « parfait » à chaque résultat. Tout se compliqua lorsque la jeune fille se présenta aux médecins. Ils la considérèrent comme un garçon, avant de découvrir que son corps produisait des hormones féminines. Les médecins l’avaient regardée avec de gros yeux en l’entendant dire que les tests donnaient de bons résultats, qu’elle était une fille. Ils avaient ensuite cherché les raisons de sa croissance anormale pendant trois heures avant de finir par noter sur son carnet de santé qu’elle était sujette à des radiations et qu’il ne fallait pas effectuer de tests sur elle. Logan n’avait jamais compris comment elle aurait pu en avoir attrapées (à l’époque, elle pensait que les radiations étaient une maladie qui s’attrapait comme un rhume) mais fut rassurée lorsque les médecins lui annoncèrent qu’elle n’était pas contagieuse. Elle n’aurait pas voulu contaminer son frère, elle aurait été triste et s’en serait voulu. Déjà qu’il n’était pas très masculin alors si en plus il se transformait en fille, c’était la catastrophe.

L’orphelinat les envoya, comme ils envoyaient chaque élève, dans une école catholique où régnaient l’ordre, la discipline, le Christ et le poisson du vendredi midi. Ce régime convenait très bien à Nicaragua, qui s’attelait à la tâche et forçait son frère à faire de même. Sans doute cela déclencha-t-il en lui le sentiment de liberté qu’il opposa plus tard à Nica, refusant un jour de continuer à suivre les directives de sa sœur. Il décida ainsi, d’un jour à l’autre, qu’il fallait qu’elle cesse de l’emprisonner et ce fut la première fois que la bataille éclata. Au beau milieu d’un après-midi ensoleillé, tous les deux éreintés par les cours, ils se frappaient avec toute la hargne qu’ils pouvaient y mettre, sous les yeux de certains professeurs qui s’en fichaient un peu, il fallait dire. Certains faisaient les paris. Contrairement à ce que les pronostics laissaient présager, ce fut Sandi qui gagna cette fois-là, plongeant alors les deux jumeaux dans la décadence la plus totale. Ne pouvant se résoudre à se séparer l’un de l’autre, ils continuèrent à rester ensemble. Blessée, Logan n’eut d’autre choix que de suivre les directives de son frère. Il voulait être libre, il voulait arrêter l’école, il ne voulait pas croire en Dieu, il voulait que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes.

« Monsieur,
Je comprends votre point de vue, néanmoins je ne peux me résoudre à penser que ce que vous avez dit est la vérité. Ce n’était pas de ma faute. Certes, je l’ai suivi, mais j’ai tenté de résoudre les problèmes que nous avions avec l’orphelinat et le collège. Vous me croyez, n’est-ce pas ? J’ai tout essayé pour que ça ne se passe pas ainsi. Je ne voulais pas que nous nous rangions du côté d’Etats-Unis, mais j’étais blessée, je n’ai pas pu l’en dissuader ! Il n’aimait pas le poisson, comment est-ce que j’aurais pu faire ?!
Cordialement. »


Suite à une nouvelle bagarre, Logan réussit à reprendre le contrôle de « sa » famille. Puis d’une autre où elle perdit. De nombreuses fois le frère et la sœur se mirent l’un contre l’autre dans l’idée de le contrôler. Pourtant, ils s’aimaient. Seulement, l’un comme l’autre ne pouvaient supporter l’idée de devoir continuer à vivre sous les ordres de l’autre moitié de la descendance Nicarao Managua. Ils n’avaient quasiment aucune opinion en commun, et refusaient d’abandonner les leurs. Dans une bagarre, Sandi se positionnait du côté du gagnant. Logan, elle, lui préférait le camp qui partageait ses opinions. Ce fut d’ailleurs ce qui finit par bouffer leurs relations.

Les jumeaux ne connurent que très brièvement Etats-Unis, assez peu pour n’être qu’un vestige dans sa mémoire, assez longtemps pour que lui perdure dans la leur. D’un jour à l’autre, Alfred déclara qu’il fallait « les sauver », eux deux, les petits pions en détresse. A l’époque grande gagnante dans les affaires familiales, Nica déclara au blond qu’il était hors de question qu’il se mêle de leurs histoires de famille. Elle n’aimait déjà pas cela, la jeune fille. La situation qu’ils entretenaient, son frère et elle, était déjà bien assez tangible sans que quelqu’un d’autre n’en rajoute. Depuis quelques temps, ils allaient en cours tandis que Logan était à la tête des deux, puis séchaient continuellement quand Sandi la battait et prenait son rôle. Alors qu’il n’en rajoute pas, l’autre, c’était déjà assez bien compliqué. Il finit par abdiquer, ajoutant que de toute façon un héros tel que lui avait d’autres personnes bien plus en détresse à sauver. Le Nicaragua le regardait partir avec un petit sourire en coin pendant que son frère tirait une tête de cent milles pieds de long.

Il ne fallut néanmoins pas bien longtemps avant que l’Américain ne revienne fourrer son nez dans leurs affaires. Théoriquement parlant il ne fit rien, mais ce qui arriva marqua définitivement la rupture entre Logan et son frère jumeau. Etats-Unis et Russie étaient en guerre, tout le monde le savait. Même dans les contrées les plus reculées du Nicaragua, ils étaient au courant de ce qui se produisait alentour, de la « Guerre Froide », qu’ils disaient. Encore aujourd’hui, Nica se souvient de la tête que Sandi avait tirée en apprenant la nouvelle. Il avait tellement blêmi que leur professeur d’économie crut qu’il était en train de faire un arrêt cardiaque. Le garçon en profita pour quitter la salle de classe, prétextant un malaise, et demanda à sa sœur de l’accompagner à l’infirmerie. Inquiète, la jeune fille avait aussitôt obtempéré. Il lui était alors tombé dessus, reprenant le contrôle de sa vie, et de la sienne.

Sandi savait qu’Etats-Unis avait bien plus de chances de l’atteindre que n’importe qui d’autre si jamais il ne se plaçait pas de son côté. Couard comme il était, il annonça à tout le collège qu’il se trouvait totalement du côté de l’Américain. Pendant ce temps, Logan restait à dormir à l’orphelinat, blessée à la fois dans son amour-propre et dans son corps. Elle, ne voulait pas de ça. Elle attendit le moment propice, d’avoir récupéré, et à nouveau se battit contre son frère. Elle gagna. Ils revinrent à nouveau en cours. Elle ne le disait pas pour ne pas meurtrir son frère, mais cela se voyait dans son comportement envers les autres : le Nicaragua avait rejoint le bloc de l’Est et l’encourageait mentalement. Pourvu qu’il réussisse à vaincre cet idiot de Superman à cause de qui son frère l’avait lâchement agressée !

« Monsieur,
J’ai peine à voir que vous ne semblez pas me comprendre. Vous savez comme moi ce qui s’est produit à présent. Mon frère m’a abandonnée, j’ai tout fait pour que nous restions ensemble. Cette parcelle de ma vie que vous m’avez demandé de vous raconter une dernière fois, c’est celle qui se produit entre le temps où j’ai repris le contrôle sur notre vie, et celui où je suis arrivée dans votre bureau pour la première fois.
Cordialement. »


Le héros se réveillait. Logan commençait à douter que son peureux de frère lui ait envoyé une lettre, un message, quoi que ce soit pour que le blond lui vienne en aide. Pourtant, d’aide il n’avait aucun besoin. Il était le seul et l’unique responsable de ce qui lui arrivait. De plus, s’il avait fait confiance à sa sœur, il aurait su que jamais elle ne lui aurait fait de mal volontairement, contrairement à lui. Il n’empêche que le Superman en herbe décida tout à coup de venir en aide au damoiseau en détresse. Il débarqua, comme ça, un jour, et lui donna de quoi combattre efficacement sa sœur un peu trop gênante. Il tenta plusieurs armes, plus ou moins dangereuses –les épines de roses dans le lit c’était génial-, armes dont Nica connaissait parfaitement la provenance. Pourtant elle ne dit rien et continua d’encaisser, refusant catégoriquement de céder. Elle eut droit à plusieurs représailles, les plans les plus notables ayant été ceux : des choux de Bruxelles avariés (infâme nourriture qui a causé de sévères maux d’estomacs pendant toute une nuit), des feuilles de cours disparues (étrangement un jour de contrôle… les garçons n’avaient pas compris qu’elle révisait toujours deux semaines à l’avance), des chaussettes sales de plusieurs jours dans le placard (elle en est tombée dans les pommes tellement ça puait) et de nombreux autres.

Finalement, malgré tous les efforts des deux garçons, ce fut bel et bien un pied de biche qui eu raison du Nicaragua. Non pas qu’une biche ait foncé dans son bus et l’ait frappée grâce à des prises de kung-fu, Alfred a tout simplement prêté un pied de biche à Sandi, et il a frappé sa sœur avec. Evidemment, elle l’a plutôt mal vécu. Son frère avait été détruit par Alfred, elle était décidée à bannir définitivement ce dernier de tout contact à peu près amical. Elle était aussi dégoûtée par ce qui s’était produit que par les choux de Bruxelles qu’elle avait mangé quelques temps auparavant.

Logan resta plusieurs semaines à l’hôpital, ne souhaitant pas aller mieux, ne souhaitant rien. Plus rien n’importait puisque son frère l’avait abandonnée. Elle le savait pourtant, lui, au-dehors, profitait pleinement de sa liberté. Heureux, sans doute. Peut-être était-ce mieux ainsi ?... Non. Il se détruisait, elle ne pouvait pas le laisser faire. Elle prit finalement la résolution d’arrêter de se lamenter, de ne plus se retourner en arrière. Il fallait mettre un terme à tout cela.

Il fallut pourtant six mois à Nicaragua pour pouvoir revoir à nouveau son frère. Grâce à des camarades de classe, elle avait pu rattraper tous ses cours pour ne pas perdre son année, et leur rencontre se fit à nouveau sur les bancs de l’école, tandis que tous étaient heureux de se revoir. Leurs retrouvailles furent aussi brillantes que les notes de Sandi. Lui, ne voulait pas la revoir. Elle, voulait finir cette histoire familiale une bonne fois pour toutes. Elle lui réclama un duel, qu’il ne put refuser. Cette fois, il ne s’agirait pas de gagner grâce à des coups bas –la nourriture infâme, elle avait donné à l’hôpital, elle n’en voulait plus-, mais dans les règles de l’art. Un contre un, balle au centre. Le dernier qui est debout gagne et la guerre est finie.

Ce fut la dernière fois qu’elle vit son frère. Dépité par sa défaite, le garçon avait fini par fuir de l’établissement, convaincu d’être la risée de tous ses anciens amis, vexé par l’idée de n’avoir pu devenir un second faux super-héros. Nica cependant, ne pouvait toujours pas le laisser derrière, elle l’aimait, lui, son unique famille. Elle attendit patiemment, des jours, des semaines, mais la place qui trônait à côté de la sienne lors des cours restait désespérément vide. La demoiselle prit finalement son courage à deux mains, se décidant à se rendre dans la chambre qu’elle partageait autrefois avec Sandi. Il était là, mais il n’y était plus. Suicide. Ce n’était pas le Canard WC qui l’avait tué, c’était les hamburgers. Trop de gras d’un coup, il savait qu’il n’allait pas supporter.

Les dirigeants de l’orphelinat considérèrent que la jeune nation Nicaragua était « en passe difficile » et devait absolument aller à la rencontre d’un psychologue, qui l’aiderait alors à cerner ses problèmes et à les résoudre. Quand ils lui annoncèrent leur décision, la jeune fille resta coite avant de leur répondre qu’elle n’avait pas besoin d’un docteur, qu’elle était irradiée et que rien ne pouvait y changer de toute façon. Ils l’y envoyèrent tout de même, refusant de l’écouter. C’est de cette façon qu’elle a fini par se retrouver dans le bureau d’un psychologue étrange, qui lui demandait de lui écrire des lettres à la fin de chaque séance, répondant à ses questions et plaçant ses attentes. « Une sorte de journal intime, un résumé de ta vie », lui avait-il alors dit.

« Monsieur,
Je sais que sans votre aval, je ne peux prendre de décisions concernant mon intégrité. Pourtant, j’en ai pris une, récemment. Je me sens prête à présent. Je vais la rejoindre, l’Académie Hetalia, vous savez, celle dont on entend parler, ce Gakuen qui réunit toutes les Nations du monde ? Peu m’importe que vous soyez de mon avis. Je réaliserai mes buts.
Et je vous dis donc adieu, monsieur. »


Assise sur son lit, Logan contemplait l’écriture linéaire qui parsemait la dernière lettre qu’elle avait écrite pour le psy. Il n’avait jamais ouvert les autres, posées et cachetées à côté d’elle. Pourtant, celle-ci, elle avait pris la décision de la lui poster, qu’il ne l’attende pas continuellement à dix-sept heures trente tapantes tous les deux jours. Elle la glissa dans une enveloppe et y apposa un timbre ainsi que l’adresse du psychologue. Devant elle, sa valise était fermée et bouclée. Elle était prête.

Du moins, Nicaragua se sentait prête à faire partie du monde. Glissant la lettre qu’elle venait d’écrire dans la pochette avant de sa valise, elle ferma un instant les yeux. Dans peu de temps elle ne serait plus à cet endroit. Elle ne serait plus en présence de ces murs vides mais d’autres. Elle se releva lentement, jetant un dernier regard sur ce monde dans lequel elle avait vécu avec Sandi pendant si longtemps. Puis, elle attrapa la poubelle de la chambre et y glissa les premières lettres non lues. Logan attrapa un briquet et mit le feu aux vestiges de son passé, avant de prendre sa valise et de sortir sous le soleil cognant.

Au loin, derrière elle, l’alarme incendie de l’orphelinat se déclencha. Elle y allait. A l’Académie Hetalia.
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 17:05

*se trouve aux 45 degrés ouest* ... *se décale un peu*

'Tain de fiiiiche Oo j'ai rarement vu une longueur pareille ! Et en plus elle roxxe :3

Rebienvenue :p
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 17:14

(Re)bienvenue !
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 17:35

Rebienvenue. ^^
Jolie fiche. :D
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 17:40

*dégage vatican et se trouve aux 45 degrés ouest* S-salut.... *rougit et se triture les doigts* u////u

(Rebienvenue ! 83)
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 17:47

re-bienvenue...Nom d'un bonhomme de neige, quelle fiche ...
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 18:03

Trop. La. Classe *___*

Je t'invite pour boire une bière. Ou du café. Ou pour parler musique. Enfin le hard te plaira peut-être pas, mais les classiques du rock, ça me va aussi. *oh saatana, pensait pas qu'une fille pouvait être aussi Cool*
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 18:05

Rebienvenue mystérieux joueur qui fait débat sur la CB :D
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 18:42

Merci. ^^ "Mystérieux joueur", ça me plait ♥
Vatican, pourquoi fuis-tu mon petit? Un problème, Liechtenstein?
Tino, c'est quand tu veux, et j'aime aussi le hard. Je ne te ferai pas l'affront de parler d'Ensiferum, Kivimestan Druidi ou Korpiklaani, ce serait plutôt déplacé je pense, non?
*retourne travailler ses mathématiques*
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 19:28

Rebienvenue ^^

La fiche Wahooo Elle est superbe oluv
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 20:27

Rebienvenue...
Et la vache! quelle fiche! génialissime!
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 20:34

Rebienvenue =3

I....love....ta....fiche *^*
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Sam 9 Oct - 21:13

Merci. Beaucoup. *facepalm*
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 8:39

Ouaaa :D trop beau la fiche !! Rebienvenue
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 9:07

Bonjour.... ="= *n'aime pas les étrangers*

(Rebienvenu ! Ta fiche est trop belle et GIGANTESQUE ! *o*)
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 9:32

Nicaragua / Logan N.M. a écrit:

Tino, c'est quand tu veux, et j'aime aussi le hard. Je ne te ferai pas l'affront de parler d'Ensiferum, Kivimestan Druidi ou Korpiklaani, ce serait plutôt déplacé je pense, non?

T-Tu aimes Ensiferum? C'est vrai? Et Korpiklaani? *larmes aux yeux*

..........Dieux, je suis en train de tomber amoureux, mais d'un futur pote, ce serait trop, trop gay. *énorme hug de pote*

(La joueuse s'éloigne leeeeeentement de son perso et se demande de quoi il est en train de parler au juste.)

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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 11:47

(re)bienvenue ^^

*Regarde Tino et Logan* ...
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 11:49

....

C'est pour rire, Raivis!! C'est pour rire!! ^^;;;;;;; Logan est pas vraiment dans la catégorie princesse ^^;;;;;;
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 12:23

Et je ne tiens pas à y être. *s'écarte*
Merci.
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 12:28

ça peut s'arranger ^^

Bienvenue.
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Dim 10 Oct - 13:13

Essaie et je force à avaler un hamburger. =_=
Merci.
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Lun 11 Oct - 19:26

I wouldn't mind that...wait a sec. What the hell happened in here...?
Anyway, I guess I should welcome you, sir.
*Salute*

[Et hop ! Un autre quiproquo Made In Alfred sur le genre des personnages]

(Waow, impressionnant. J'ai hâte de me retrouver face à Logan quelque part sur le forum.)
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Mar 12 Oct - 1:26

*Pat pat* Bon travail.

*Validé*


Va, et ne Flood point Invité.
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   Mar 12 Oct - 4:33

Thanks.

(Avex plaisir, Sir Jones.)
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MessageSujet: Re: Between weapons and sorrow [done!]   

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