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 [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne

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MessageSujet: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Mar 22 Mar - 19:22

Be your own hero, it's cheaper than a movie ticket. [Douglas Horton]



Vendredi soir, ou le moment où les esprits déchainés de futures nations étaient lâchés dans le grand vide intersidéral de la fin de la semaine, autrement dit, du début du week-end. Glorieuse période durant laquelle le repos (ou pas, pour certaines nations) et les loisirs étaient à l'honneur. Période, vous l'aurez compris, de grand soulagement neuronal et autres moments de joie en perspective. Avant de reprendre une dure semaine de cours, encore et encore. Certaines personnes, elles, ne sortaient pas, ou peu, durant le week-end, ce qui découlait d'une longue série de protestations outrées de la part de leurs proches. Par certaines personnes, j'entends ici Thalia, la groenlandaise qui occupait ses vendredis soir-samedis-dimanches à dessiner, écouter de la musique et faire ses devoirs. Elle sortait peu de l'enceinte de l'établissement, sauf pour faire un peu de baby-sitting, et en cas de besoin, aller chercher son port d'arnica dans le magasin bio du centre-ville. Rien de bien incroyable, donc. Mais cette soirée-ci, elle s'était prise activement en main, avait levé le poing et s'était cordialement bougé le derrière pour sortir un peu de sa chambre. Et pour prendre l'air de la ville (malgré les gaz d'échappements). Sous vos encouragements, siouplaît..... Voilàààà.....Merci pour la courageuse demoiselle.... (en même temps, Tino était à ses entraînements, Berwald l'accompagnait/espionnait, Dan était dans je-ne-sais-quel bar, Lukas lisait et Freyr allait sûrement vouloir passer du temps ailleurs qu'avec sa sœur)

La nordique sortit donc de sa lourde torpeur, retira rapidement son pyjama, et après quelques péripéties dans la salle de bain, réussit à trouver quelques fringues potables pour sortir. Un maillot à manches longues en coton bio bleu foncé, un jean gris un peu délavé aux cuisses et une de ses éternelles paires de pompes qui ressemblaient de loin à des Docs Martens. Une veste sur le dos, et en voiture Simone.... Ou Thalia.... Enfin, tu m'as compris. Elle passa sa besace sur son épaule, sortit rapidement de l'académie limite au pas de course, comme si elle avait... Peur.... Peur de quoi ? Peut-être de se faire repérer, d'autant plus qu'elle avait l'envie indissociable de se faire une soirée calme. Tranquille, en paix avec elle-même. Elle descendit à pied en ville, avant de se retrouver face à un choix cornélien. Les choix.... Qu'elle détestait cette complète indécision.... Ce sentiment digne d'une girouette qui la taraudait dans les moments les plus cruciaux. Elle secoua la tête avec rage, et avança. Tout ce cirque mental pour une simple sortie au cinéma....

Où aller ? Que faire, dans ce petit coin urbain où tout était à proximité.... Elle décida, écouteurs dans les oreilles, de procéder par élimination. Elle monta le son de sa musique, imperméable aux bruits extérieurs, le regard perdu dans le vide (limité) de la ruelle où elle se trouvait. Pas les magasins, déjà. Elle n'avait pas beaucoup d'argent de poche, fallait pas non plus déconner et tout flamber. Donc non pour faire du lèche vitrine. Pas faim, donc elle n'irait pas au restaurant.....Bibliothèque ? Pas question, elle était ici dans une tentative désespérée de fuir avec activité une nouvelle soirée bouquins. Cinéma ? Il y avait des films bien, en ce moment, non ?.....Bon, d'accord, elle n'en savait rien.... Mais genre, vraiment rien, car elle n'écoutait les promos cinémas qu'avec une oreille très distraite, peu attentive...

Elle resserra sa veste contre sa poitrine, marcha un peu plus rapidement, traçant mentalement le chemin jusqu'au cinéma dans sa tête. Elle baissa le son de sa musique, pour n'en entendre plus qu'un infime clapotis, au milieu des notes de piano qui tournaient élégamment en boucle à travers ses pensées. Elle tourna à droite, marchant rapidement, observant les alentours pour se repérer. Elle marcha plus lentement, essayant de calmer l'instinct étrange qui la poussait à se dépêcher. Elle était en week-end, avait mangé, prévenu les surveillants, son père et ses frères, son portable était intégralement chargé, ainsi que son Ipod. Pas de raisons de s'inquiéter, du calme. Elle se força à sourire, marcha une vingtaine de mètres en se demandant s'il ne fallait pas mieux rebrousser chemin et entra dans le cinéma d'un pas plus léger.

La groenlandaise fut tout de suite accueillie par une rafale sucrée de produits qu'une jeune femme blonde vendait avec un air blasé. La blonde était grande, svelte, munie d'un corps de femme toute juste sortie de l'adolescence la plus commune. Un étudiante qui devait arrondir ses fins de mois, probablement... Thalia observa avec curiosité le pop-corn, les barres chocolatées et autres confiseries propres à faire tourner à l'obésité un groenlandais pure souche. Les hommes de l'île nordique étaient réputés pour leur excellente force physique, et pour être (après les français) les plus équilibrés sur la balance de l'Europe. Se demandant avec un léger sourire combien de produits chimiques et d'adjuvants étaient soigneusement incorporé aux bonbons fluo qu'ornaient le comptoir où trônait l'étudiante blonde, elle entreprit de chercher un programme détaillé des films à l'affiche. Tout et rien l'intéressaient. Du moment que le film en question la divertissait suffisamment pour l'empêcher de tourner en rond dans des réflexions sans queue ni tête. Non pas qu'elle détestait poser des colles à sa propre personne (au contraire), mais étant aux États-Unis, pays de block-busters, il aurait été dommage de louper ça.

A Nuuk, capitale groenlandaise, ne trônait qu'un petit cinéma dont la plupart des films étaient proposés en VO, dirigé par un homme charmant, mais néanmoins assez juste au niveau financier. Le petit cinéma était cependant bien agréable. Celui-ci était autrement plus impressionnant, grand et décoré de toutes part. Couleurs qui faisaient mal aux yeux, vague odeur de renfermée mêlé à des tourbillons de fragrances excessivement sucrées. Thalia ferma les yeux, tenta de capter les effluves originalement chimiques, curieusement assez particulières. Elle ne rouvrit pas les yeux, tenta à nouveau sa méditation, pour ne pas rebrousser chemin. Elle ne connaissait aucun film, aucune série, aucun titre. Elle avait entendu vaguement parler de tel ou tel thriller, mais l'histoire lui passait à travers la tête, comme un souffle de paroles qu'énonçaient à présent un groupe d'adolescentes venues d'un quartier voisin. Elle garda ses paupières hermétiquement closes, face aux mur bariolé de dates, heures et affiches plus ou moins bien agencées. Elle rouvrit les yeux, se prépara mentalement à aller demander conseil aux filles.

Lorsque.....
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Lun 28 Mar - 20:55

J'adore les sorties en ville. Surtout chez moi, en fait. J'ai en général moins de chances de me perdre. En même temps, toutes les villes des USA sont constituées de rues parallèles et perpendiculaires, puis nommées suivant leur éloignement de la rue principale. Hey, fun fact moment : vous savez quel nom de rue est le plus répandu aux USA ? Indice : ce n'est pas si loin de ce qu'on pourrait croire. Surprise ! C'est Second Street. Bah ouais, la rue principale récupère pas mal de dérivés, comme "Main Street", "First Street" ou bien "Liberty Avenue", et caetera... Pourquoi je m'en rappelle maintenant ? Excellente question...bah je dois avouer que, malgré leur géométrie et leur anti-lost system, j'étais complètement à la ramasse. J'ai probablement dû prendre à droite quand il ne fallait vraiment pas. Étions-nous vraiment chez moi ? Les enseignes étranges et habits plus louches encore que ceux du Ku Klux Klan ne m'inspiraient guère confiance.

Ce n'est qu'après avoir passé un géant à la barbe hirsute accompagné d'un collégien au front barré d'une cicatrice que je me décidais à m'engager dans une ruelle adjacente. Après tout, "As lost as I already am, I can only find a way out". Ou quelque chose du genre. Je crois qu'il y avait une consonante poétique qui m'a échappé. Peut-être. De toute façon, ça n'allait certainement pas m'aider. L'obscurité omniprésente et les ombres mouvantes m'auraient probablement effrayé en temps normal. Mais j'avais survécu à Halloween, et j'étais toujours habillé d'une manière des plus particulières, aussi je vissai mon chapeau sur ma tête, et avançai d'un pas ou ne pouvait plus décidé, une mélodie inspirant un courage sans égal dans mon lecteur MP3.

Je savais pertinemment que je devais passer pour un adolescent en sérieuse crise d'identité, avec le fouet battant contre ma cuisse droite. Mais d'habitude, je le cachais adroitement avec mon chapeau...et puis, excepté ce détail, mes vêtements étaient parfaitement normaux. Et puis, merde quoi, on a plus le droit de s'habiller comme on le veut ? A quoi cela sert donc d'être l'un des hommes les plus puissants de la planète si on est restreint par des conventions pareilles ? De plus, certains de ceux qui me connaissaient comprenaient aisément la référence que je faisais, presque à mes dépens. Mais revenons à nos moutons. Droite, gauche, gauche, droite. Esquive latérale. Non, je déconne...en fait, je débouchais enfin sur une large avenue éclairée, et un peu plus rassurante. Après une rapide investigation, je découvris que j'étais sur la quatorzième rue. En avant toute ! Personne ne reste perdu longtemps aux États-Unis, pas même moi !

Les lueurs nocturnes offraient un panorama impressionnant, souvent imité, mais jamais égalé, où que ce soit dans le monde (à l'exception peut-être du Japon), apte à capter et garder l'attention du plus fermé des autistes. Du moins était-ce ce que je me dis quand je me rendis compte que j'avais traversé la rue sans regarder où j'allais, captivé par les jolies lumières des néons. J'adressais un signe d'excuse aux quelques automobilistes qui s'étaient encastrés de part et d'autre de la rue en tentant de m'éviter, puis continuai. Je lâchai quelques dollars dans le chapeau d'un mendiant, très doué avec son harmonica, puis perdis une fois de plus ma route. Bien joué Alfred. Par chance, j'étais resté dans un endroit quelque peu civilisé, car je vis la devanture d'un cinéma. Après un rapide coup d'oeil à ma montre, je me rendis compte que la nuit était à peine entamée, et qu'après tout, j'avais un petit peu faim.

Non pas que ce soit un réel souci. Je devais avoir dans mes poches de quoi survivre trois ou quatre jours en chips. Mais elles commençaient à avoir un drôle de goût... Donc, je poussais les portes à double battant, un immense sourire sur le visage, repérant instantanément la zone de distribution de forces vitales - repas du soir : snacks pour moi ! Me frayant un passage parmi quelques futurs spectateurs (et spectatrices), je fis un signe à la jolie demoiselle qui m'intéressait. Mais pas dans ce sens-là, hein ! Donc, bon, j'allonge quelques dollars, laissant un petit pourboire pour quelqu'un qui, contrairement à moi, avait visiblement besoin de travailler la nuit plutôt que de s'amuser. Ça me faisait toujours un peu mal, ce genre de personnes. Il faudrait changer un peu le système économique en place, pour qu'un jour les différences diminuent de plus en plus, jusqu'à n'être presque plus. Attention, je dis bien "presque". Un peu de méritocratie n'a jamais fait de mal, n'est-ce pas ? Et puis, ça me ferait un peu mal de mettre en place un régime communiste alors que je me suis presque toujours battu contre...

C'est ainsi qu'avec les poches remplies de barres chocolatées et de friandises, je lorgnais d'un oeil expert les têtes présentes à l'affiche. Retraités Entraînés et Dangereux (RED) avec Bruce Willis, des restes d'Inception, et...aha !

- Awesome, SAW three-Dee ! COUNT ME IN !

Je partis au quart de tour, direction le guichet le plus proche, obsédé par une idée on ne pouvait plus fixe. Ce qui d'ailleurs causa quelques menus contretemps à certains clients que je bousculais dans ma hâte, notamment un trio de demoiselles qui demandèrent ce qui me poussait à courir comme ça. Je fis alors volte-face pour répondre, marchant toujours à reculons pour ne pas perdre la moindre seconde.

- Sorry ladies, can't wait to see SAW !

Puis, un certain éclat brun clair, relativement connu désormais, mais j'étais déjà repartis le temps que le détail me parvienne jusqu'au cerveau. Je fis donc un nouveau tour sur moi-même, tout en continuant sur ma lancée, et reconnu parfaitement à qui appartenait la chevelure. Je commençai à lever le bras pour saluer la groenlandaise, mais ne disposant pas d'yeux derrière la tête, je percutai un couple en sortie et m'étalai de tout mon long sur la moquette rouge du cinéma. Je m'en sortis avec quelques mots d'excuses et deux compliments, puis revins à Thalia.

- Greenland ! What a surprise to see you here !



[Sorry I'm late...]
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Mar 29 Mar - 17:35

Un gros brouhaha, formé des voix de personnes indignées retentit. Une voix lointaine, des jeunes filles au timbre aiguë qui protestaient dans la cohue générale. Il y avait tant de monde. Thalia, habituée au calme des grandes plaines de son pays, se trouvait dans la dite cohue. Pays dont la moitié était inhabitée par les hommes, encore vierge de toute civilisation. Aux États-Unis, la plaine était remplacée par une concentration massive d'hommes et d'activités. Nuuk et Ilulissat étaient si ridicules, en comparaison. Un peu oppressée par la foule, la brunette tenta de rejoindre un endroit plus.... Calme. Ses yeux éblouis mirent un peu de temps à s'habituer à la luminosité poussée à l'extrême de ce lieu. Elle remarqua une affiche peu attirante, couverte de sang, au graphisme éthéré... Elle n'avait à peine eu le temps de lire le titre qu'un jeune homme blond s'étala en beauté devant elle, juste avant de s'adresser à elle d'un ton incroyablement enjoué.

- Greenland ! What a surprise to see you here !

La silhouette d'USA se démarqua avec plus de netteté encore, tandis que ses prunelles bleues semblaient transpercer celles, marrons foncées, de la dite 'Greenland'. Greenland, le pays vert. Drôle de plaisanterie que cette étrange nomination, pour une région qui passait environ 9 mois sur 12 dans la glace et la neige. Drôle de comparaison en effet. La petite légende narrait que le colonisateur du Groenland, soit le viking Erik le Rouge, ait donné ce nom au pays (Grönland) pour donner envie aux gens de s'y installer. En ce fait, Erik était un peu un commercial vendant son produit. Qui pourrait donc le lui reprocher ? Quoi qu'il en soit, le Groenland était, en été, quand même un pays fort verdoyant, malgré les clichés supposés. Les côtes Sud de l'île resplendissaient d'un vert pétant, chaque été que Dieu faisait. Un peu moins frappant, au Nord, la banquise et les rochers, vastes landes coupantes et acérées, miroitaient d'une blancheur qui en faisait mal aux yeux, dans l'après-midi fraîche d'un jour de juillet.

Thalia mit environ une vingtaine de secondes à réagir. Lorsque ses neurones consentirent à arrêter la procédure de gréve, elle s'approcha en quelques pas timides, avant de s'accroupir à hauteur de l'américain, ce qui, soit dit en passant, n'était pas très dur pour sa taille. L'américain était aussi grand et blond qu'elle était petite et brune. Un air sincèrement inquiet se peignit sur son visage, tandis que son cerveau notait discrètement dans un coin, que, de toute façon, il allait probablement se relever dans la forme la plus olympique qui soit. Elle tenta d'adopter un ton léger, sans grand succès toutefois.

-...Hey USA....Erm...Are you alright ?

Oui, cette question semblait n'être qu'une vague plaisanterie pour quiconque connaissait Alfred. La groenlandaise, elle, s'inquiétait perpétuellement pour le moindre souci. Normal, donc, qu'elle laisse la "surprise" de côté pour checker l'état de santé du jeune homme. Cependant, son souci initial refit vite surface. En quelque sorte, l'américain était quelqu'un qu'elle connaissait... Et elle n'avait pas forcément envie de devoir se trouver en face d'un de ses camarades, fuyant la triste réalité de son être. Si Thalia n'était pas à proprement parler associable, elle restait une personne timide et calme, renfermée sur elle même. De plus, elle cachait sous sa timidité apparente une certaine agressivité, ce qui faisait d'elle quelqu'un de parfois un peu sauvage, dans le sens "qu'il était difficile d'approcher". A voir ses grondements sonores, et même ses réactions, lorsque, sur la défensive, elle montrait parfois les dents. Comme un animal.


Elle tendit juste la main, geste lui aussi timide, pour lui proposer de se relever. Peu à l'aise parmi la foule, elle tenta pour la énième fois de se rassurer, de transformer sa mine un peu perdue, désabusée en une moue plus neutre, impassible, un masque sans émotions particulières. Cela marchait, la présence d'une personne avec qui elle était en bons termes aidant probablement. Un des micros-sourires dont elle avait le secret s'installa même sur ses lèvres,tandis qu'un choix s'imposait dans son esprit. Premièrement, elle prendrait calmement congé, s'éloignerait de son seul point d'attache dans le cinéma, et irait demander au hasard un avis sur les films en cours à un honnête citoyen américain.....Ou.... Elle resterait avec Alfred, faisant confiance à ses idées (après tout, il était le futur représentant même des 'honnêtes citoyens américains'). La réponse était si...Facile, après tout.

Le choix de briser la glace avec des inconnus, glace épaisse et renforcée par celle qui nimbait le coeur de la demoiselle lorsqu'elle devait affronter l'inconnu, ou briser celle, en train de fondre, qui correspondait au lien entre elle et Alfred. Après tout, comme l'on disait dans le jargon, ce film serait peut-être un moyen de poser une pierre (ou, plus actuellement, un parpaing) pour fonder une solide amitié. La petite maison coloniale danoise, en bois peint et les buildings stylisés à l'extrême des grandes villes fourmillantes américaines, pourraient peut-être former un mix de design intéressant, non ? Mais trêves de métaphores architecturales, Thalia prit la parole.

-...Hm...I think I don't know where to go here. And I don't often see movies neither. But, maybe can I follow you, if you don't mind. I believe you have better taste in that kind of thing than me...

Les paroles, hésitantes mais empreinte d'une certaine politesse révérencieuses, résumait en deux points l'idée de la nordique. Déjà, qu'elle ne savait pas quoi faire, et qu'elle ne connaissait rien aux films actuels. Ensuite, qu'elle souhaitait lui faire part de sa présence... Si seulement elle savait sur quel film l'américain s'était prononcé. Elle n'aimait pas spécialement les films d'horreur, non pas par peur, mais par dégoût. Elle était une chasseuse émérite, qui explosait des crânes de phoques à coup de masse et de harpon, mais trouvait le morbide intérêt des cinéastes pour la torture psychologique (passait encore) et physique (abominable bain de sang et de craquements d'os) inutile, voire malsain. C'est à dire qu'à chaque film d'horreur qu'elle voyait, elle finissait toujours par sortir avant la fin, mal à l'aise. elle était d'abord en colère, puis blasée, puis finissait dans un état pessimiste sur la nature humaine.

Elle n'était pas quelqu'un d'à proprement parler excusable, mais pour elle, les films d'horreurs étaient quelque chose de passablement inutile. Certes, ils faisaient peur et dégageaient des nuées de sensations étranges (à en voir les couples frissonnants qui sortaient du cinéma de Nuuk, Thalia ne pouvait nier ce fait) parmi les personnes du genre humain. Mais la simple idée de filmer des personnes assassinée avec des techniques que les hommes du bureau de l'Inquisition désapprouveraient était humainement impossible à soutenir pour Thalia. Manquait plus qu'à l'expliquer ça à Alfred. Et c'était pas gagné.
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Dim 3 Avr - 19:38

-...Hey USA....Erm...Are you alright ?

C'est le moment que choisit mon chapeau pour rouler, après une petite balade tranquille, jusqu'à ma main gauche et tomber. Hissé sur mon coude droit, je fis tournoyer le chapeau et l'enfilai avec aisance. Malgré un petit choc au niveau des hanches pas le moins du monde amorti, qui allait probablement me laisser un bleu pour les trois jours à venir, j'étais en pleine forme. Bien qu'une chute du même style eu lieu il n'y avait pas si longtemps que ça, l'hiver dernier. Il avait suffit d'un escalier, un peu de fatigue et un soupçon de verglas. Arthur avait été furieux quand il m'avait vu le lendemain matin (oui, je rentrais d'une petite soirée qui avait dû se terminer vers trois heures du matin), couvert de bleus et d'écorchures. D'après lui j'aurais pu me briser le cou. Il avait peut-être pas tort, car le mois qui suivit, mon bassin avait pris des couleurs bizarres et le simple fait de m'asseoir était un supplice. Je ne me suis pas soigné, et ça a fini par partir.

Et, au vu de la chute qu'il venait de subir, j'avais l'immense joie de voir qu'il s'était aussi bien rétabli que moi. Alfred : 1, Escaliers + Sol : 0 ! Après une rapide vérification que tout était bien à sa place, je relevai la tête, pour voir que Thalia s'était rapprochée. Un visage visiblement inquiet se dessinait derrière le rideau brun de ses cheveux, aussi je composai un sourire éclatant, avant de relever légèrement mon chapeau de l'index.

- Even better than that.


Je pris par politesse la main que me tendait la Groenlandaise, mais fis bien attention de faire tout l'effort. Après tout, bien que la demoiselle soulevait des massues, ça n'aurait pas été très "héroïque" de la laisser me soulever comme ça. Mais la traction qu'elle fit me prit au dépourvu, et je me retrouvai debout avant même que je m'en rende compte. Je m'époussetai légèrement, puis jetai un oeil autour de nous; je n'avais pas fait trop de dégâts visiblement, car l'incident était déjà oublié des clients que j'avais bousculés, ceux-ci se dirigeant déjà vers leurs salles respectives. Tant mieux. J'avais tendance à m'oublier un peu quand j'avais un objectif en tête, et le moins qu'on pouvait dire, c'est que je ne faisais vraiment pas exprès de bousculer les gens. Bien que parfois, certains puissent en douter. Au contraire, je détestais être désagréable avec autrui, mais certaines fois, c'est un peu incontrôlable. Comme une réaction en chaîne d'une explosion. Les électrons se retrouvent projetés un peu n'importe où, percutant et brisant çà et là quelques liaisons, mais c'est pas leur faute. Je ne sais pas si je me fais comprendre...

- Thanks, miss. That's some grip you got here.

La miss en question semblait méditer. Était-ce un mauvais compliment, ne flattant pas son côté féminin ? Peut-être avais-je un peu gaffé, mais j'ai du mal à réfléchir avant de parler. Au moins ne réagissait-elle pas comme Lysander, à savoir se rebiffer d'un coup ou bien plaisanter dessus sur un ton tellement sérieux que je ne savais pas si elle l'était ou non. Ce que j'apprenais souvent la seconde suivante à mes dépens. Tiens, je n'étais jamais allé au cinéma avec Lysander. Et en y repensant, ni avec qui que ce soit, d'ailleurs. J'avais tendance à sortir avec d'autres amis que ceux de l'académie, et c'était bien la première fois que j'en croisais un représentant ailleurs que sur l'île. Pourquoi ne pas faire de Thalia ma première fois ? Ah, non, pas dans ce sens ! Japan, sort d'ici tout de suite !

-...Hm...I think I don't know where to go here. And I don't often see movies neither. But, maybe can I follow you, if you don't mind. I believe you have better taste in that kind of thing than me...

L'accent de timidité dans la voix de Thalia donnait une folle envie de lui faire faire des choses plus ou moins farfelues en publique (JAPAN ! GET OUT !), de l'entrainer avec moi dans ce qui pouvait passer pour des choses plus ridicules les unes que les autres pour qu'elle se sente plus à l'aise. Mais pour tout dire, on manquait de place, et de mobilier permettant de déconner pendant quelques secondes. Si les poubelles avaient été tubulaires, j'en aurais bien pris deux et essayé de rouler avec...mais ce qui me fit sourire, c'était le fait que ses paroles faisaient écho à mes pensées. Au moins on était sur la même longueur d'onde. Et pis si elle n'avait pas voulu, ça ne m'aurait pas vraiment dérangé, pour tout dire. Je lui aurais demandé si elle pensait faire quelque chose après ce soir, et si elle voulait faire deux ou trois trucs, ça aurait été sympa. (JAPAN !)

Mais bon, une chose à la fois. Ça fait mal à la tête de réfléchir à plusieurs éventualités. Et puis j'avais déjà assez à faire avec la soirée. Donc, un film à voir, qui pourrait être sympa...ha, ça dépendant plutôt de ses goûts. Moi, je me sentais bien d'aller voir un bon film d'horreur, mais je n'allais peut-être pas imposer mon choix, si ? Je jetai un nouveau coup d'oeil aux affiches, en me grattant un peu la tête d'un air pensif. Un film d'action ça pourrait aller aussi. L'avantage d'être le pays du blockbuster, bah...c'est qu'il y en avait pas mal, donc côté cinéma il y avait toujours quelque chose à voir. Et j'aimais bien les salles. Le piratage, ça va bien pour les films pas terribles, mais certains autres méritent de payer une place. Supporter l'industrie du cinéma : payez pour les bons films.

- Of course you can come with me, Greenland. Well...I was about to watch SAW in three dimensions. You can tag along if you want.

Bien que je commençais à me lasser de tous ces films d'horreur. Ça finissait par devenir répétitif et manquer de saveur. C'est alors qu'il faut passer au niveau supérieur : les jeux vidéo d'horreur. J'ai quand même passé des minutes entières à me demander si j'ouvrais une porte ou non dans les Resident Evil, qui soit dit en passant sont bien mieux réalisés que les films, plutôt fades. Et puis, je m'étais attaché à Leon Kennedy...comme pourront en témoigner certains qui m'ont vu lors du dernier Halloween. Mais à part SAW, qu'est-ce qu'il y avait ? RED ? Inception, j'allais pas le re-voir quand même...argh, trop de réfléchissement tue le réfléchissement ! Migraine...
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Jeu 7 Avr - 16:55


- Thanks, miss. That's some grip you got here.

...Loin d'être désabusée, déçue ou même frustrée de ce compliment fort étrange, la groenlandaise en était simplement flattée. Elle trouvait la façon de la dire tout à fait innocente, sans aucun sous-entendu déplaisant. Elle passait ses vacances chez elle à travailler son coup de main en chassant et à tenter de développer son potentiel musculaire qui avait parfois la triste consistance d'un pudding anglais. Se faire complimenter sur sa poigne, c'était en quelque sorte une preuve que ses entraînements avaient servis à autre chose que d'exterminer des phoques et avoir à manger pour le dîner. D'autant plus que la féminité n'était pas très son truc. Non pas que de corps, elle était excessivement masculine, au contraire, mais dans sa façon d'être, sa façon de parler et ses réflexions, elle agissait peu en fille à proprement parler, le fameux cliché de la demoiselle férue de mode et autres petits poneys.... Pologne, certes, la concurrençait sans problème sur ce point, mais là n'est pas la question.

Il y avait toujours des choses étranges. Des gens, des objets, des images, même. USA était de ces gens, pour qui la logique, la science n'avaient aucune réponse. Pendant qu'il lui faisait un sourire, ,elle constata qu'il se portait comme un charme. Son sourire timide, au lieu de s'affadir comme il en avait l'habitude, resta sur ses lèvres. Le sourire américain était donc contagieux. Elle se promit de ne jamais faire part de telles pensées à qui que ce soit. De toute façon, elle ne faisait jamais part de ses pensées à quiconque. Pourquoi changer ? Pour la énième fois dans la soirée, elle passa une main dans ses cheveux, sondant avec curiosité les yeux de son interlocuteur. Il prit une nouvelle fois la parole, sa voix résonnant difficilement dans la salle bondée.

- Of course you can come with me, Greenland. Well...I was about to watch SAW in three dimensions. You can tag along if you want.

Le film, SAW.... Rien que le titre, ustensile charmant pour couper du bois principalement, souvent en métal fin, dentelé. Donc, un film avec des scies..... Film canadiens ? Y'aurait-il des bucherons en chemise à carreaux, massifs et barbus, à côté de castors et autres érables majestueux..... Bon, non, ça ne pouvait pas être ça. Saw, saw..... Sot ? L'histoire d'un crétin qui.... Non, ça c'était Forrest Gump, qu'elle avait vu via internet une paire d'années plus tôt.... Seau ? Mouais, bonjour le truc... Une gamine qui porte un seau d'eau trois fois trop gr..... Les Misérables, de Hugo. Pas de chance, rien ne semblait coller à sa vision. Elle grogna légèrement, déplorant sa culture cinématographique quasi-absente. Le dernier film qu'elle avait revu, c'était une adaptation d'un bouquin de Jorn Riel. Du classique, quoi.

Quand à la 3D, la nordique avait déjà testé avec Alice aux Pays des Merveilles. Film graphiquement intéressant, histoire quelquefois plate, mais un tel travail artistique.. La 3D, elle, malgré la gêne que pouvait occasionner les lunettes posées sur son nez, rajoutait un côté assez merveilleux, pourvu que l'on ne se fatigue pas des yeux. Après, on pouvait toujours ne pas apprécier le mal de tête qui survenait parfois après de longues heures à se concentrer sur un écran. Thalia se racla doucement la gorge, tenta de prendre une voix plus assurée, tandis qu'un sourire plus consistant, c'est à dire visible, s'étalait sur ses lèvres, pétillait dans ses yeux.

-I would be definitively happy to go see....Saw with you....

Sur ce, elle se dirigea vers la file, menue, qui présentait le film, observant le guichet sur la pointe des pieds. Elle sortit de son sac son porte-feuille, chercha dans la monnaie, entre quelques résidus de couronnes danoises qu'elle avait oublié de changer à son retour de vacances groenlandaises. Elle en sortit quelques dollars américains et attendit sans rien dire que leur tour arrive, fermement décidée, regardant du coin de l'œil les alentours pour vérifier la présence d'Alfred. Au cas où il aurait compris la menace et serait parti.... Quoique... Elle n'entendait rien dans le grand vacarme de voix aux accents durs.

Sa réaction face aux films était plus gestuelle, physique. Ses yeux, expressifs, s'agrandissaient de peur ou d'émerveillement, ses mains raclaient parfois les accoudoirs des fauteuils, elle montrait parfois légèrement les dents... Pensant à ces réactions pour la majorité instinctives, elle donna la monnaie, récupéra sa place et adressa un "Thanks" absent à l'employeur qui leur distribuait les lunettes adaptées à la 3D. Après quelques pas dans un couloir, une porte poussée à bout de bras, elle atteignit enfin la salle et laissa ses yeux s'habituer à la pénombre salutaire. Elle repéra deux places libres dans un endroit élevé, sans trop de personnes aux alentours, puis atteignit les deux fauteuils en question.

-...I don't really know what is this film about......

Sur ce, elle retira sa veste, retroussa ses manches d'un geste calme. Elle n'aimait pas être gênée. De même, elle attacha rapidement les longueurs de mèches brunes en une tresse, posa enfin ses fesses sur le siège. Bonne place, en hauteur pour éviter que son mètre cinquante ne l'handicape. Elle posa son sac à ses pieds, observa la salle à demi-obscure et lança un sifflement admiratif. Il n'y avait pas énormément de personnes, ce qui laissait mieux apprécier le vaste espace de la salle, immense. Elle se sentit brusquement comme une paysanne devant un citadin, avant de se rengorger. Après tout, le Groenland n'était peut-être pas une place des plus civilisées, mais allez-donc trouver un lapin arctique en train de gambader à deux mètres de vous en plein pays américain..... Alaska mis à part. Sans voir où se trouvait l'américain, yeux posés sur l'espace que constituait l'écran, elle reprit la parole, plus doucement.

-"Hm... I think it's quite a good sit here.... Alright with you ?
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Dim 17 Avr - 21:15

Je m'attendais à un refus poli, suivis d'une petite proposition pour un autre film. Après tout, les films d'horreur n'étaient pas au goût de tout le monde. J'en connais un rayon sur le sujet, après avoir vu les effets qu'ils pouvaient produire sur un certain Anglais. Pas de problèmes...il y avait toujours plein de nouveautés intéressantes chez moi. Et de toute manière j'aurais pu voir SAW autre part, à un autre moment. Aussi, après que Greenland ait semblé méditer mon choix, je m'attendais presque avec résignation devoir faire une autre proposition, ou tout au moins argumenter un petit peu et défendre mon opinion. Mais non. Ce fut donc avec un sourire répondant à celui de mon interlocutrice que j'accueillis sa réponse.

-I would be definitively happy to go see....Saw with you....

Je laissais mon visage s'éclairer de joie, souriant presque béatement. C'était une sensation étrange de ne pas devoir se disputer pour aller voir un film au cinéma. Quand j'étais petit, England avait un talent certain pour choisir de purs navets, sans action ni réel intérêt. Le genre de films choisis par des pseudo-intellectuels un peu collet-monté qui pensait abreuver de savoir les "plébéiens" qui attendaient avidement leurs avis. Genre, des films racontant la fin de vie d'une petite fille, dont les parents apprennent qu'elle souffrait d'un cancer en phase terminale. Triste et long...à mourir. Arthur en aurait presque versé une larme. Et moi je m'étais fait sortir parce que je ronflais trop fort. Mais pas avec Greenland, visiblement ! Avec mon habitude de rentrer à fond dans certains films, j'étais certain de rester éveillé jusqu'au bout du film...et, peut-être même, dans mon lit, encore traumatisé par le film et n'osant pas fermer l'oeil. Ne riez pas, ça m'est souvent arrivé...et vous avez jamais cauchemardé qu'un zombie vienne vous bouffer pendant que vous dormez ?

- That's great ! But you should hurry, it's pretty popular so tickets can sell pretty quickly...

Et avant que je puisse même ne serait-ce qu'essayer de trouver un guichet où il y avait moins de file que les autres, Thalia avait disparu au milieu de la foule. Heureusement, grâce à ma taille et aux reflets caractéristique de sa longue chevelure que je perçus de temps à autre, je parvins à la suivre tant bien que mal. Avec ma stature, il était plutôt difficile de progresser facilement et discrètement au milieu d'autant de gens, et la foule s'était déjà bien épaissie depuis mon arrivée. Les couples et groupes d'amis affluaient pour venir se divertir juste avant d'aller au restaurant ou de rentrer tranquillement. Je me frayai difficilement un passage à coups d'épaules et d'excuses, affichant un sourire contrit à chaque fois que je devenais un petit peu trop brutal.

- Sorry....excuse-me...oopsie, do you mind ?...pardon...

Mais bientôt la Groenlandaise fut perdue de vue, et je me retrouvais entraîné par la foule, comme un idiot, vers la salle de projection du film. Je récupérais les lunettes 3D à l'entrée, remerciant l'employé tout en cherchant autour de moi. Mais l'obscurité omniprésente de la salle de projection ne facilitait pas vraiment les recherches...aussi me dirigeais-je vers les sièges les plus en hauteur, ma taille gênant généralement les autres spectateurs quand je me mettais parmi les premiers rangs. Petit moment de panique : où était passée Thalia ? Pas moyen de voir quoique ce soit, et encore moins de distinguer un visage. Mais un timbre caractéristique résonna jusqu'à mes oreilles, faisant tourner ma tête.

-...I don't really know what is this film about......

Damn it. Juste le rang du dessous.
Je fis un sourire d'excuse à la demoiselle qui me précédait, puis sautai sur le rang inférieur, exactement dans le siège adjacent à la petite brune qui s'était si bien échappée. Je composais un de mes sourires les plus éblouissants, avant de retirer mon chapeau ainsi que ma veste en cuir, que je posais sur mes genoux afin de ne pas me sentir trop étouffé et d'éviter de gêner les spectateurs du rang supérieur.

- Hey ! I thought I lost you for a second…and…Well...it's an horror movie, about a man who thinks has the right to "punish" people he thinks are bad, but each time in a horrible way...not that cool, I know, but...

Meh. Pas facile de justifier pourquoi j'aime ce genre de films. Vu que j’étais capable de m'immerger à fond dedans, ça relève plus du "test" psychologique. Et puis, ça me permet de voir si je suis capable d'analyser correctement certaines choses malgré le stress. La plupart des films d'horreur font étalage d'un tas de choses physiquement impossibles. Comme se couper le pied et s'en sortir. A cause du nombre de veines et artères présentes, moins de cinq minutes sont suffisantes pour perdre conscience à cause de la perte de sang engendrée. Relever ces incohérences est aussi un petit défi que je relève à chaque nouveau film. Je suis étrange, n'est-ce pas...? Mais impossible de s'en affranchir. C'était plus fort que moi.


-"Hm... I think it's quite a good sit here.... Alright with you ?

Trop content de changer de sujet, j'enchaînais rapidement.

- Yeah...not so far that we can't see a thing, but still far enough for us to watch comfortably, without having to look up to the screen...

Belle conversation. Avec juste ce qu'il faut de justifications et détails inutiles pour être bizarre. Vaut mieux que je me taise à partir de maintenant...et d'ailleurs, le film allait commencer. C'est alors que je me rendis compte que je n'avais pas encore mis les lunettes 3D...et que ces dernières étaient relativement volumineuses. Ha. Retirant mes lunettes de vue, je plaçais les 3D, puis tentai de mettre les verres de vue sur le bout de mon nez. La monture glissa naturellement trop bas pour que je puisse voir quoi que ce soit...changement de tactique. Monture de vue d'abord, 3D par-dessus; les lunettes de plastique se retrouvèrent étrangement relevées, et légèrement de biais. C'était pas encore parfait, mais c'était mieux que ne rien voir, n'est-ce pas ?
Ou du moins était-ce ce que je pensais jusqu'à ce qu'elles tombent.

- Damn it...
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Jeu 21 Avr - 14:28

Thalia avait la chance manifeste d'avoir une vue impeccable. Elle était gênée par les lunettes posées en équilibre sur l'arrête de son nez, les filtres rendant possible la vision de la 3D opacifiant légèrement sa vision. Ses prunelles ne cessaient de s'attarder sur la légère teinte fumée des verres. Elle portait peu de lunettes de soleil pour la même raison. Ou alors, elles étaient spécifiquement teintées pour la chasse, protégeant ses yeux des UVs tout en laissant le champ libre à ses yeux pour repérer la proie en question. Bref. Elle retira les lunettes, dans un grondement sonore. Le film avait intérêt à être bien.... Sinon ...

-Hey ! I thought I lost you for a second…and…

Elle sentit près d'elle un léger bruissement, et aperçut enfin l'américain à ses côtés, un grand sourire aux lèvres. Elle avait peut-être été un peu trop vite, s'était probablement trop pressée de s'asseoir dans la salle. Elle se mordit la lèvre, lui adressa un regard d'excuse qu'il ne sembla remarquer. Peut-être était-il de ce genre de personnes qui ne se formalisaient jamais de rien, qui se laissaient tout simplement aller à la vie en communauté sans plus de problèmes. Peu sociable, la groenlandaise avait tendance à avoir peur de la réaction des autres. Elle s'enfermait alors dans son propre mutisme, ne tentait le contact avec les autres que de rares journées dans le mois. Si trouver la demoiselle qui allait vers les autres était peu commun, parler à une Thalia souriante et accessible était rarissime. Mais peu importait ses sautes d'humeurs et sa réserve naturelle, car déjà Alfred continuait sa tirade.


- Well...it's an horror movie, about a man who thinks has the right to "punish" people he thinks are bad, but each time in a horrible way...not that cool, I know, but..

.....Hm, un film d'horreur, mauvaise pioche. Elle tenta de rester neutre, alors qu'une pléthore d'abominables images sanglantes, de sang qui giclait à 30 mètres et de pitoyables têtes humaines empalées ressemblant de près ou de loin à des répliques brulées de têtes de poupées pour gosses. Pitoyable. Cependant, la suite s'avérait des plus convaincantes. Un homme qui se prenait pour un dieu... L'histoire avait souvent présenté ces hommes qui croyaient supérieurs aux dieux... Le Ragnarok, Tantale, et même d'autres réfugiés du Tartare grec. Cela semblait suffisamment bon, pour voir comment le réalisateur influerait sur la prise de pouvoir d'un homme sur les humains. Elle n'avait qu'à fermer les yeux sur les deux-trois passages sanglants...Si seulement elle savait...

-It's alright. Pretty interessant story.... We'll see how good is it, isn't it ?

Elle l'observa du coin de l'œil, pendant qu'il mettait ses lunettes de vue par dessus celles en 3D. Hm. La technique était plutôt mauvaise. Le voyant retirer les deux paires de lunettes, un sourire fantomatique s'imprima sur ses lèvres. Elle se rappelait de sa vue floue, lorsqu'il avait retiré ses verres le temps d'un après-midi à la piscine. Il posa ses lunettes de vue sur son nez, puis posa celles consacrées à la 3D. Il eut une moue gênée, remua légèrement le nez. Dans un petit bruit, elles tombèrent sur la moquette du cinéma. Thalia observa quelques secondes le visage de l'américain, qui jura de dépit. Elle sourit légèrement.

-Damn it...

Elle se pencha en avant, réussit difficilement à se faufiler entre le dossier du siège devant elle et l'assise du sien. Elle s'agenouilla sur la moquette, chercha les paires de lunettes à tâtons, palpant avec douceur et précautions le sol pour éviter de briser par inadvertance la paire de vue d'USA. Elle trouva les deux paires, en posa une sur son nez pour éviter de les briser, et se dégagea à nouveau du faible interstice entre les deux sièges. Elle se posa correctement, vira d'un geste de la main quelques moutons de poussière qui s'étaient logés dans ses cheveux et sur ses cuisses. Elle posa soigneusement la paire de lunettes de vue devant les yeux de leur propriétaire, se mordit à nouveau la lèvre inférieure.

-..Mmh ?....Maybe, it will be better if you.....

Timidement, elle dégagea quelques mèches blondes qui gêneraient la vision, posa à nouveau les verres adaptés à la 3D sur l'arrête de son nez à lui, et réajusta les branches autour de ses oreilles. Pendant quelques secondes, elle craignit que son gêne ne fut déplacé par rapport à la situation, mais se ravisa d'ajouter quoi que ce soit. Elle posa ses mains sur ses genoux, regarda devant elle.

- Like that.
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Dim 24 Avr - 20:03

Tch. Vraiment pas de chance. Si vous voulez mon avis sur la question, porter des lunettes est une des pires malédictions qui existe. Heureusement, je ne suis que myope, donc c'est opérable...faut juste que j'attende que ma vue se stabilise. Mais justement, comme certains l'on sûrement remarqué, la patience n'est pas vraiment mon fort. Non. Mon style, c'est plutôt, "Tout, tout de suite". L'habitude du pouvoir, peut-être. Ou bien mon tempérament d'hyperactif qui se contrôle comme on contrôle une réaction de fusion nucléaire - pas, mais alors pas du tout. Pauvre Arthur. Toute sa détermination et sa patience ont dû être mises à rudes épreuves. Tant pis pour ses nerfs. Il n'a toujours pas craqué, mais je l'aurais un jour. Je l'aurais...

Ah. Je m'égare. Donc, les lunettes. Ouais. Pas de chance, ça tombe, tout ça tout ça. Un jour, j'aimerais que vous alliez dans une salle de cinéma, toutes lumières éteintes, et perdez quelque chose de vraiment petit. Genre, des lunettes. Ca demande un certain degré d'epicness et de talent pour y arriver. Donc, quand je suis parvenu à distinguer la forme sombre et légèrement floue de Thalia qui disparaissait derrière les ombres des sièges du rang du devant, je me rendis compte à quel point je pouvais paraître stupide, parfois. En même temps, j'aurais probablement dû voir le problème venir...sans mauvais jeu de mot. J'allais la rejoindre, mais mon état...limitait mes compétences de recherche. Et avec l'étroitesse du passage séparant les rangs, j'allais probablement être plus une gêne qu'autre chose. Mais la galanterie m'obligeait à chercher moi-même.

- Ah, sorry, but...no, leave it, I can search them myself...

Peine perdue. Visiblement déterminée, Thalia parvint à se glisser jusque sous mon siège, derrière mes jambes que j'écartai alors du mieux que je pus. Ah, que je n'aimais pas me sentir inutile...et heureusement que Greenland était là, autrement j'aurais mis un certain temps pour les retrouver. En tout cas, bien plus qu'il ne lui en fallut, car elle se releva bien vite, et alla même jusqu'à me surprendre plus encore en me mettant mes lunettes. Et d'un coup, tout devint plus clair - ou moins flou, pour être plus exact...

-..Mmh ?....Maybe, it will be better if you.....

- ... ?

Je compris pas tout, notamment à cause de l'obscurité dans laquelle nous étions plongés tout les deux, mais visiblement Thalia était décidée à m'aider pour les lunettes. Je restai surpris une seconde de plus : seconde suffisante pour qu'elle place ensuite les épaisses montures des lunettes 3D par-dessus mes lunettes de vue, comme j'avais précédemment tenté. Je ne bougeai pas; certes, la situation avait un petit quelque chose de bizarre, mais j'avais vu pas mal de coutumes plus ou moins différentes des miennes au cours de mes voyages - et rien qu'ici, en Amérique, il y en avait une sacré pléthore - aussi ne m'offusquais-je pas outre mesure. C'était peut-être quelque chose de naturel au Groenland. Voyant que je restais immobile, elle dégagea de mon champ de vision les quelques mèches de cheveux que les montures avaient déplacées. Apparemment satisfaite, elle s'arrêta là.

- Like that.

-...Uuuuuh, thanks, Greenland. Thanks alot. That's…way better.

Je restais quand même un petit peu choqué. Je ne savais pas si c'était juste moi, mais l'atmosphère avait subtilement changée, avec une petite trace de gêne dans l'air. Bah, autant ne pas ressasser ça. Et puis, il y avait de grandes chances que ce ne soit que moi. Les dernières onces d'éclairage disparurent, et vinrent les premières pubs et bandes-annonces. Au menu : ne jetez pas vos emballages n'importe où, achetez des M&M's ou des Skittles, et quelques informations intéressantes sur le phénomène de la 3D. Ajoutez à cela quelques images des films à venir, comme une nouvelle adaptation d'un jeu vidéo au grand écran (Japan m'a dit de me méfier...et pour tout dire, il n'avait pas tort, au vu des quelques que j'étais allé voir), un film d'action aux effets spéciaux prometteurs et dont l'héroïne avait des formes toutes aussi prometteuses, malgré les vêtements.

Et là, le début du commencement. Déjà, la tension est à couper à la scie...circulaire. Je serre les accoudoirs de toutes mes forces, au point que mes jointures commençaient à blanchir, et je sentis la goutte de sueur froide descendre de ma tempe droite, traçant une arabesque complexe et hésitante jusqu'à ma joue, où je l'essuyais tant bien que mal d'une main tremblante, manquant de déloger l'équilibre précaire de mes doubles montures. L'horreur à son pire état : le suspense et l'incertitude, pire que de savoir ce qui allait se passer. Mes dents crissaient les unes contre les autres, tandis que mon pouls s'accélérait, et mes pupilles se dilataient tant mon corps comprenait que la situation dans laquelle j'étais était critique, même si elle n'était pas vraiment la mienne.

Le titre n'était même pas encore apparu.

Mais il faut faire preuve de courage. Ou du moins était-ce ce que je me disais pour me rassurer, tandis que j'émettais une longue plainte quasi inaudible...

- Uuuuuuuuuuuuun……
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MessageSujet: Re: [PV USA] Films d'horreur, pop-corn et avant-garde hollywoodienne   Sam 30 Avr - 17:03

La jeune fille était nordique. C'est-à-dire que sa réaction face au sang, à la brutalité et à certains phénomènes étaient clairement désintéressée, minimale. Elle ne cillait pas aux scènes d'actions, était passive face aux explosions tonitruantes et avait tendance à s'endormir lorsque des héroïnes trop peu vêtues finissaient couvertes de sang après une fusillade. Les gênes viking de Thalia étaient inscrit sans prendre compte de l'absence du petit chromosome Y, pourtant si commun dans sa fratrie. Pour résumer, elle montrait une figure d'ennui ou de vague sentiment blasé. Rien de plus devant ces scènes de violences banalisées.

-...Uuuuuh, thanks, Greenland. Thanks alot. That's…way better.

Que dire à un remerciement pareil, qui venait de trancher dans l'atmosphère étrange de la salle ? Atmosphère étrange ? Oui. Le bruit des murmures incessants brûlaient à ses oreilles, bourdonnaient à ses tympans. La pièce naviguaient entre un sentiment d'attente, de..Crainte ? Et d'une légère essence de joie conviviale qu'on ne trouvait que dans certains établissement. Un peu gênée, la jeune fille continuait de chercher de quoi répondre à son interlocuteur. Le silence commençait à plomber légèrement entre eux. Elle jeta un regard en coin sur le blond, se mordilla quelques secondes la lèvre et se jeta à l'eau... Avant de se raviser. Au bout d'un petit silence, elle répondit d'une voix basse, enfin.

-Don't mention it.

Exactement au même instant, les lumières déjà basses de la salle déclinèrent lentement, nous plongeant dans une obscurité quasi-totale. L'attente ne dura pas, et déjà des publicités criardes additionnées de voix mielleuses vantaient tel ou tel produit. Une série de bandes annonces insignifiantes plus tard, le film commença dans une atmosphère pesante, glauque au possible. Le visage auparavant neutre de Thalia, qui se trouvait une ressemblance abominable avec une chouette, lunettes sur le nez, se transforma petit à petit en un air des plus désabusés.

-What the..

Un léger grondement bas termina le juron. La tension qui émanait des images du film était palpable. Thalia, en pleine incompréhension, essaya doucement de cerner ce qui se passait sous ses yeux. Un craquement d'os écœurant lui imprima une légère moue de dégoût. Son caractère, tout animal qu'il était, en grondements sonores et autres manières instinctives et quelque peu primaires de réagir, n'arrivait pas à saisir la raison pour laquelle un tel film avait été tourné.

Soudain, un léger mouvement, peu naturel, dégagea le regard perdu de la nordique de l'écran où se jouait actuellement une affreuse torture, tandis que les lettres SAW s'imprimaient en caractères rouge sang sur la surface picturale. Thalia tourna très légèrement la tête sur le côté, avant d'étouffer de justesse un cri de surprise. L'américain, pourtant plus expérimenté qu'elle dans le milieu cinématographique, semblait complètement paniqué. Ses mains, crispées, donnaient à ses poignets une torsion qui semblait plus qu'inconfortable. Son visage allait atteindre d'ici peu la surnaturelle blancheur de son propre teint. A la différence près que la blancheur de la peau de la nordique était toute naturelle, et non teintée de cette nuance maladive qui colorait à présent l'américain. Thalia chuchota, se penchant près d'Alfred pour mieux capter son attention.

-Hey ? Alfred ? Are you alright ?

La jeune fille était nettement inquiète, et discernait avec justesse des détails effarants (ses yeux étaient excellents et ses qualités d'observatrice faisaient sa fierté) pendant que les victimes du film hurlaient à n'en plus finir. Les yeux de l'américain, fixés sur l'écran, étaient clairement emplis d'une certaine angoisse. De même, ses doigts pressés contre les accoudoirs a les en arracher prouvaient sa théorie. Tétanisé, il semblait ne plus pouvoir apercevoir autre chose. Se rapprochant de quelques centimètres, elle remarqua qu'il était en nage. Un grondement ténu sortit de la gorge de la nordique pour la seconde fois, lorsque la boucherie qui se reflétait dans les yeux de son ami s'accéléra ? (pouvait-elle vraiment dire ça ? Il était probablement moins qu'un ami... Mias le terme "compagnon" ne lui plaisait pas. Elle-même avait choisi le terme par défaut).

-Do you want to leave ?... You're looking sick...

A nouveau, s'inquiétant pour lui, elle posa sa main près de la sienne pour lui faire sentir sa présence. Elle parlait d'une voix basse et ferme, tentant sans grand succès toutefois de faire taire l'inflexion pleine de doute et d'inquiétude qui tarissait son être. L'horreur de la situation, toute en suspense, s'intensifiait à mesure que les secondes passaient. Toutes sortes de scenarii devenaient alors possible, chacun allant plus loin que les autres dans l'horreur et l'absolu chaos que la réalisation avait fait transparaître avec succès. Elle jura une nouvelle fois, en danois cette fois-ci. Son cerveau trouva le moyen de s'offusquer de cette soudaine prise de sa langue maternelle (au Groenland, on parlait souvent à la fois danois et groenlandais, nettement plus facile pour les échanges). En effet, une fois cette mauvaise habitude prise, impossible de se débarrasser naturellement, sans concentration et préméditation (en voyant un homme se torturer, elle jugea le terme fort bien assorti à la situation présente) de l'accent dur et légèrement germanique qui teintait son anglais.
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