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 Au hall (pièce avant le pied de l'escalier)

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Preußen / Gilbert B.
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MessageSujet: Au hall (pièce avant le pied de l'escalier)   Sam 16 Avr - 5:51

Bien que Gilbert n'était pas du genre à prendre soin de sa personne, il était très ponctuel. S'il avait un rendez-vous, il était du genre à arriver 10 minutes à l'avance, et ce soir ne faisait pas exception. Même si le "Bal" était, dans son esprit, très mondain et du genre aristocrate, il ne pouvait manquer cet évènement pour rien au monde. C'était, en quelque sorte, un "party", et qui dit party, dit plaisir et aussi possibilité d'alcool. Oui bon, c'est un allemand, faut pas lui enlever ça, c'est comme si on enlevait le vin à un français ou encore les tomates à un espagnol. Donc en cette soirée, c'était le bal de printemps et bien sur, il avait une date. Pas n'importe qui, Prussia accompagnait son plus grand nemesis depuis leur plus jeune âge…mais aussi son nouveau compagnon de vie, Roderich Edelstein. La raison de leur amour était totalement inconnu, même par les deux tourtereaux. Il y a un proverbe qui dit: "On agace ceux que l'on aime", ce qui s'appliquait parfaitement au prussien.

Tout ça pour dire que en cette magnifique soirée qui s'annonçait quand même assez bien, il irait au bal de printemps de l'académie en compagnie d'Austria. Pour l'occasion, Prussia s'était forcé à bien s'habiller, c'était quand même une soirée chic, une belle tenue était de mise. Même si avant de faire l'achat de son habit il ne savait pas qu'il serait accompagné, Gilbert avait économisé depuis bien des semaines pour s'offrir une tenue qui lui plaise. Le style veston cravate commun allait bien au jeune allemand, cependant, Gil aimait sortir de la masse et ne pas se conformer aux règles, il voulait donc un écart, un petit plus tout en restant classique. plus tôt dans la semaine, il était allé se procurer son habit de soirée dont il était très content. Il y avait la chemise blanche classique dont il n'avait pas attaché le bouton du haut. Il voulais être un peu décontracté pour pas à avoir à maudire son habit après seulement 30 minutes. La chemise rentré dans le pantalon, il avait ensuite enfilé une cravate jaune de taille normale descendant jusqu'à la ceinture. Un veston sans manche épousant ses hanches à la perfection gris foncé rayé gris pâle était attaché par un bouton en bas du torse par dessus la chemise et la cravate. Par dessus le tout, une veste noir du même tissus que ses pantalons arrêtait environ à ses fesses, laissant dépasser les manchettes de la chemise au niveau de ses poignets. Il était chaussé de chaussures en cuire noires, bien cirés. Pour finir, la touche finale à ce merveilleux ensemble, il avait mit un parfum pour homme qu'il ne gardait que pour les grandes occasions, comme celle-ci. Pour une des rares fois, même si ses cheveux étaient ébouriffé, ils avaient l'air mieux arrangé que d'habitude.

Les deux amoureux s'étaient donné rendez-vous dans le hall juste en avant des escaliers qui donnaient à la salle de bal. Pour une raison inconnu de Prussia, Roderich avait absolument tenu à ne pas qu'ils se voient avant d'être au bal. Ils s'étaient donc donné une heure de rencontre, juste avant que le bal ne commence. Arrivé là, d'avance, il avait vu plus loin au pied de l'escalier Norway qui attendait. Attendait quoi? Ça il ne le savait pas, et bien franchement, il n'avait pas envi de le savoir, le norvégien avait l'air assez ennuyé, alors il n'irait pas le dérangé tout de suite. Les minutes passèrent, et Gilbert devenait de plus en plus impatient. D'autres couples commençaient à arriver, dont France et England. Francis rendait hommage à la grande mode française BCBG, celons son opinion, et Arthur qui portait une….ROBE?! Prussia se reteins de rire, il ne voulait quand même pas gâcher leur plaisir de ce soir. D'un léger signe de la main, il salua le couple franco-britannique. Les regardant s'éloigner vers les escaliers pour disparaître dans la salle de bal. Les mains sur les hanches, Prussia attendit longuement en faisant les 100 pas dans le hall, attendant que son "cavalier" se pointe. L'autrichien avait du été trop perfectionniste, ou il s'était perdu. Le prussien soupira mentalement à cette réflexion qui était à 95% très possible. L'autre 5% était qu'il avait finalement décidé de ne pas venir. Ce qui était pas mal impossible vu que c'était le genre de fête auquel Roderich aimait bien assister. La musique du bal se fit entendre jusqu'au hall. Tourné vers le son, il commençait vraiment à s'impatienter, et juste au moment où il allait laisser tomber et entrer dans la salle de bal seul:


-G-gilbert?

-Enfin, dit le prussien en se retournant, je me demandais si tu t'étais perdu ou-

L'allemand était sans voix devant la tenue de son partenaire. il n'en revenait pas qu'Autriche ait décidé de porter cet accoutrement pour l'accompagner au bal.
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MessageSujet: Re: Au hall (pièce avant le pied de l'escalier)   Lun 25 Avr - 21:52

« Oh…mèr-- Madame…tenez-vous vraiment à jeter cette robe ? » Le jeune garçon enfouit pensivement ses mains dans le tissu vaporeux de la robe. Elle avait vaguement l’odeur de lilas. La couleur de ses yeux. « Elle est si belle »… Odeur de lilas et de poussière, un air de nostalgie.

Une main blanche et languide, perdue sous les poudres, les parfums et les soies, écarta ce jugement. De dos. Il voyait rarement ses yeux violets. Robe noire, moulée et élégante, avec un boa de plumes d’ébènes. Si elle étendait les bras, est-ce qu’elle s’envolerait comme un aigle noir ?

« La beauté ne m’intéresse pas. Elle est passée de mode. Décalée. Que dirait-on si on me voyait ainsi vêtue ? Les hommes ne pardonnent rien. » Léger rire cristallin et froid.
« Tout est si facile pour eux. »

Le garçon recula doucement vers la porte. Serrant la robe voilée de poussière dans ses bras comme une fleur qui se fanait et qu’il cherchait à sauver. Il savait qu’elle n’avait pas besoin d’un public pour déverser ses machinations et son amertume. Ses mariages ratés et ses tentatives de séduction. Savait qu’elle conclurait toujours par la même chose.

« Être une aristocrate n’est vraiment pas de tout repos. »


***

Être un aristocrate n’était vraiment pas de tout repos.

C’était ce que se répétait l’autrichien en maugréant à voix basse, entre deux insultes en allemand ponctués de sa respiration essoufflée. Heureux que personne ne soit à proximité de la salle de bains de l’aile germanique afin de l’entendre…ou le voir d’ailleurs. Sûrement pas alors qu’il était en train de se préparer…de cette manière. Non pas qu’il craignait une interruption d’un de ses compagnons de dortoir…il avait bien sûr pris toutes les précautions rigoureuses qu’on lui connaissait. Même si…la situation était fort nouvelle…Ahem. Enfin. L’allemand, le suisse et le néerlandais n’étaient pas là – il n’était pas certain pour Ludwig (trop sérieux pour ce genre de choses ? ) mais le blond asocial devait sans doute être en train de fulminer quelque part avec son fusil, loin de là. Pas que cela l’étonnerait grandement. Quand à Willem, aurait-il par hasard un cavalier ? Hm…cela, ou une soirée tranquille à fumer il ne savait où (ce dont Roderich désapprouvait fortement).

Enfin. Pas qu’il n’aurait pas besoin d’un coup de main. Mais demander cela à ses camarades de chambre aurait été une entreprise assez folle. Non seulement lorsque l’on imaginait quelle expression traverserait leur visage en le voyant à ce moment précis mais…disons…ses camarades de chambre n’avaient pas exactement la…sensibilité nécessaire pour ce genre d’assistance.

Il jeta un coup d’œil à son reflet dans le miroir, haletant légèrement alors que ses doigts fins tiraient encore sur les cordons du bout de tissu rigide encerclant son torse, jusqu’à sa taille. Il comprenait pourquoi les grandes dames avaient eu besoin d’une domestique afin de resserrer…hum…cela…Si on ne le faisait pas avec suffisamment de rigueur et de perfectionnisme, l’effet était fort atténué. Mais un noble germanique ne rechignait point devant un peu d’inconfort dirigé vers sa propre personne. Surtout lorsque le résultat était aussi…

Oui. Roderich esquissa un sourire.
Parfait.

Il frôla son visage d’une main un peu tremblante, le rouge lui montant soudainement aux joues devant ses propres pensées. Il trouvait cela presque…agréable d’être vêtu ainsi. Alors qu’il le faisait bien afin de répondre à un…un défi, voilà ! Peut-être ne pouvait-il pas s’empêcher d’être un peu fier…mais…Mein Gott…Tentant de se calmer et mettre cette idée hors de sa tête, ses joues prirent une teinte rosée contrastant délicatement avec son teint de porcelaine, un de ses doigts traçant la courbure fragile mais élégante de ses lèvres. Suffisamment ceintes de rose afin de leur épargner un traitement qui les couvriraient d’un voile coloré. Clignant légèrement ces yeux violets bordés de cils sombres. Oh non, point de maquillage. Il craignait que le sang brûlant ses joues ne déséquilibre entièrement une délicate composition cosmétique et…oui, rougir, il le ferait toute la soirée.

En partie à cause de cet apparat. Et en plus grande partie à cause de la personne à l’origine de ce…défi. Généralement la même personne qui était à la base de tous les autres défis. A savoir…Gilbert Beilschmidt.

Oui…qui eut cru qu’un jour, notre autrichien en viendrait à rougir en sa présence pour une raison autre que l’exaspération ? Même si ce sentiment demeurait, d’autres sentiments bien nouveaux s’y ajoutaient…ou étaient-ce des sentiments très vieux mais vu d’un autre point de vue, comme le revers d’une même plume dévoilant des couleurs différentes ? Est-ce qu’il y avait toujours eu cette proximité et cette distance à la fois entre eux ? « Sortir avec lui », comme le disait l’expression, était…bouleversant, abasourdissant, étrange…et pourtant cet étrange avait quelque chose de presque familier, presque comme une vieille photo d’enfance retrouvée…la manière dont ils se voyaient n’avait somme toute pas bien changé…Et les disputes et taquineries absurdes qu’ils se donnaient dans un jeu infini et absurde non plus…

Ce que Roderich aimait faire à Gilbert…

Oh certes, bien…il y avait plus de choses qu’auparavant dans cette liste.

Mais un désir bien ancré demeurait.

Le désir, passez l’expression…de lui clouer le bec.

Le faire taire de ses moqueries incessantes, faire disparaître ce sourire narquois. La victoire…L’autrichien était facilement agacé et vexé, et perdait bien souvent la face. Il savait bien que le prussien faisait cela exprès, sans réel désir de l’exaspérer outre mesure ou être sérieux dans ses paroles. Mais un soir où il n’avait cessé de ricaner en commentant à quel point il serait pas mal dans une robe, et de faire des allusions à son allure féminine, l’autrichien était déjà bien exaspéré…quand l’allemand ajouta la goutte qui fait déborder le vase. En disant qu’il n’était qu’un dégonflé…

Alors comme ça il n’avait pas « les tripes » d’aller en robe au bal ?

(certes, l’expression était peu élégante, mais il pouvait rarement féliciter Prusse sur son langage).

C’était ce qu’il allait voir !


.....non?

L’autrichien mit un pied incertain hors de l’aile germanique. Un pied incertain dans un écrin de cuir blanc, dont les talons hauts rencontrèrent le parquet avec un son sec…auquel il s’était accoutumé. L’incertitude de ses pas n’était pas dû au fait qu’il se déplaçait avec quatre centimètres de hauteur en plus par rapport à la normale…non. Simplement…lents…hésitants…dans l’incertitude de l’énormité qu’il était en train de commettre. Non. Pas de vacillement disgracieux, pas de trébuchement. Les épaules relevées, la tête haute, sentant le bruissement du tissu vaporeux et soyeux autour de ses jambes, glissant contre les bas qui les couvraient. Il se souvenait de ces moments à l’abri des regards, faisant les cent pas au son d’un métronome. Le rythme parfait afin que cette traîne ne gêne pas ses pas, mais flotte doucement autour de lui aussi légère qu’un battement d’ailes. Presque comme s’il donnait l’impression d’être à quelques centimètres du sol, tant ce mouvement était fluide et gracieux. Et on ne l’avait pas encore vu valser.

Être un aristocrate n’était pas de tout repos, mais…On ne plaisante pas avec la noblesse sans cesse en mouvement pour perfectionner. Plaire. Et finalement vaincre.

Murmure de tulle et de dentelle, chuchotant ainsi jusqu’à sa hanche, où le concert de tissu brumeux était arrêté par un bustier de soie, épousant une taille sculptée afin d’être parfaite. Taille fine qu’il cachait habituellement sous une chemise, affinée davantage. Regardant en bas, admirant avec un léger soupir le mariage des mauves délicats, la pâleur raffinée du bas avec le violet plus autoritaire du haut. Quelque chose frôla la partie de son bras qui dépassait des manches de crêpe, juste avant que ne commençaient ses longs gants blancs. Ah…un frisson le long de la partie de sa peau si pâle et si…intouchée. Certainement, avoir une peau de…fille facilitait la tâche. Ce n’était qu’une mèche de longs cheveux bruns qui…oui étaient à lui, du moins pour la soirée.

Une cascade de cheveux bruns le long de son dos, longues plumes sombres de chocolat douce et soyeuses, exactement de la même couleur que les siens, la partie où réalité et apparat se rencontrent imperceptible, scellée par un ornement en forme de clé de sol. Le détail permettrait à quiconque qui avait encore des doutes de le reconnaître. Lui-même ne savait pas s’il avait réellement envie que l’on le reconnaisse. Une partie honteuse de lui ne le voudrait point…mais une autre partie se dirait qu’il était assez…difficile à rater de toute façon. Ses traits étaient suffisamment distinctifs. Beaux…on lui avait dit souvent. Il laissait le soin aux autres d’émettre ce genre de jugement. Non, pas autant une dissimulation qu’une transfiguration.

Lorsque l’on faisait une telle chose, on le faisait au moins avec tout l’art et la manière que l’on accordait à la noblesse. Pas seulement se ‘mettre en robe’. Savoir ce que c’était…être véritablement…féminine…afin de la porter le mieux possible. Avec toute la dignité et la détermination élégante dont il était capable. Qualités ni spécifiquement masculines ou féminines. Simplement aristocratiques ; et il aimait la neutralité émanant de ce terme. Une main gantée délicatement replaçait la cravate en jabot à son cou, les longs doigts fins de pianiste tremblant légèrement en jouant avec l’améthyste blottie dans le tissu immaculé et la dentelle noire.

Oui, nerveux…il ne pouvait s’empêcher de l’être.

Car il se rendait bien compte que cette mise au défi entièrement prise à la légère par le prussien ne devait être, somme toute, qu’une autre manière de le faire marcher. Et n’était-il pas en train de marcher ? Etait-il en train d’être aussi malin qu’il pensait l’être, à se présenter à lui ainsi, ou ne faisait-il que jouer dans son jeu, à être accueilli par des moqueries et ricanements ? Est-ce qu’il…réfléchissait trop ? Mais son cerveau sembla simplement s’arrêter alors que, à force de pas lents et contemplateurs, il en arrivait au hall et…le voyait, de dos, attendre. Il ne savait combien de temps…il avait passé du temps à peaufiner les derniers détails et puis…ces couloirs étaient toujours aussi interminables…Il hésita. Hé. Ce serait facile de retourner se changer et revenir et…et qui sait ? pas revenir ? Mais…alors qu’il voyait l’allemand abandonner et faire un pas en avant vers la salle de bal, il sortait soudainement de la pénombre. Accompagné du parfum subtil des lilas.

"G-gilbert?
"

Verdammen. Stupide voix qui prononçait un stupide nom à cause d’un stupide défi.

Ca ne faisait pas partie du jeu ça. Sa voix qui tremblait légèrement, ses joues qui se teintaient de rouge et l’impression soudaine qu’il venait lui-même de s’offrir en proie devant un prédateur. Mais à quoi est-ce qu’il pensait aïe aïe aïe c’était mal c’était mal parti c’était…


"Enfin, je me demandais si tu t'étais perdu ou-"


L’allemand s’était retourné et…oh, chose rare, avait arrêté de parler, avait même coupé sa phrase en plein vol, ébahi comme il était devant sa tenue. Le regardant de haut en bas comme l’autrichien, lui s’était regardé. Chaque détail afin que cette robe d’un autre temps soit parfaite, et non, pas seulement parfaite…mais parfaite sur lui. Qu’il puisse la complémenter et lui faire honneur. Il inspira profondément, essayant d’ignorer à quel point le sang brûlait ses yeux, ses grands yeux derrière ces lunettes devaient lui faire avoir l’air…enfin…qu’est-ce qu’il était content de les avoir gardées ces lunettes. Etrangement, le mutisme du prussien, même s’il pouvait abriter une douzaine de moqueries ou de rires, à ce moment là, lui donna du courage. Lui donna l’avantage, dans cet accoutument tout à fait destiné à le surprendre. Et. En fait. A s’amuser. Tel était le but de ce bal, non ? Et un léger sourire éclaira les traits de l’autrichien, effaçant leur gêne et n’en laissant qu’un rose délicat aux joues.

"C’est impoli de demeurer ainsi la bouche ouverte," dit-il calmement, d’un air strict en allant vers lui de ce pas gracieux, fluide. Non, en réalité…pas peu fier. S’arrêtant à son niveau et gardant un petit sourire en coin, savourant visiblement l’instant où son ex-nemesis et petit ami actuel demeurait merveilleusement muet. Petit ton de victoire léger, joueur. Et puis, rougissant un peu, d’un air légèrement renfrogné et défiant à la fois. "Tout comme c’est imprudent de penser que je ne peux pas relever un défi..."

Il inspirait d’un air résolument fier…et satisfait, somme toute, rougissant en tournant un peu la tête, mais regardant avec plus de détail ce que portait son ex-adversaire, partenaire et…ce soir, cavalier. Ce cher Prusse avait suffisamment redoublé d’éloges envers sa propre élégance et qu’il en aurait un aperçu au bal…Et le noble ne fut effectivement pas déçu. Encore moins déçu par sa propre réaction. Savoir à l’avance que le prussien allait être ainsi en costume-cravate ne retira rien au plaisir du spectacle inattendu. Classe…Et pourtant, un bouton défait, une cravate pas entièrement attachée. Le genre de détails qui l’embêtaient un peu sans l’énerver. Ses cheveux…bien coiffés…enfin…mieux. Le parfum. Qui lui disait qu'il s'était...ma foi, surpassé. Il regarda ailleurs, rougissant de nouveau en fronçant les sourcils. L'air de quelqu'un qui connaissait sa défaite.

"Mais étant donné ton air...fort respectable ce soir, je te le pardonnerai peut-être."


Il inspira légèrement cette senteur inattendue qui se mêlait
aux notes de musique qui les attendaient au-delà de la porte, n'osant pas encore...pas tout à fait le regarder. Nerveux. Il n'avait pas l'air nerveux, n'est-ce pas? Il laissa les notes de musiques combler le silence momentané, et apaiser son esprit.

Être un aristocrate n’était vraiment pas de tout repos, non, mais le jeu en valait bien la chandell, n'est-ce pas? La soirée revèlerait cela…
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MessageSujet: Re: Au hall (pièce avant le pied de l'escalier)   Sam 30 Avr - 0:51

Ce que vous pouvez voir de là où vous vous trouvez :

A cet instant, le président et le vice-président du Conseil des
élèves entrèrent sur la piste de danse, marquant ainsi, selon les usages
de l'Académie, l'ouverture officielle du bal
.
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MessageSujet: Re: Au hall (pièce avant le pied de l'escalier)   Dim 1 Mai - 6:02

Il l'entendit parler, mais sa voix sonnait plus comme une musique de fond. Les yeux rivés sur la tenue que portait Roderich, Gilbert n'arrêtait pas de scruter l'autrichien de haut en bas. Cela prit du temps au jeune allemand à faire les bonnes connections dans sa tête:

Roderich=mâle=costard….Roderich=mâle=costard…Roderich=mâle=robe….ROBE?!

Il n'en croyait pas ses yeux, bien franchement, il ne savait pas s'il devait rire ou s'il devait plutôt…Ses sentiments réagirent avant sa tête, il ne pu s'empêcher de rougir en voyant son partenaire, ou du moins, sa partenaire s'appliquerait mieux pour ce cas. Bien que c'était un homme, les traits fins de l'autrichien laissaient croire à une demoiselle au longs cheveux brun, à la peau délicate et aux yeux améthyste. Gilbert aurait pu pensé bien des choses sur cette tenu, ma foi, très surprenante: "Ha Ha Ha! Il est en fille" ou encore: "Franchement, il aurait pu porter quelque chose de plus sexy tant qu'à porter des trucs féminins", mais tout ce qui lui vint en tête fut: "Je n'aurais jamais cru que Roderich puisse être aussi…joli".

Pendant l'instant d'un moment, Prussia devint Gilbert, celui qui mit son caractère exécrable et son esprit égoïste et têtu de côté, pour faire place au futur homme qu'il allait devenir. L'homme qui bien sur garderait ses caractéristiques, mais qui en grandes occasions, sortirait l'anglais gentleman qu'il est sensé être.


"...fort respectable ce soir, je te le pardonnerai peut-être."

Roderich avait fait un effort incroyable pour revêtir une robe, et Gilbert le savait, il allait donc faire en sorte que cette soirée soit mémorable pour l'autrichien. C'était le genre de soirée que Roderich aimait, chérissait…Gilbert, en tant qu'accompagnateur du jeune aristocrate se fit la promesse qu'en quittant le bal, Roderich aurait passé la plus belle soirée de sa vie.

S'approchant de son (sa) partenaire, il lui tendit la main gauche, l'autre reposant derrière son dos, et pour une fois, dans les rares moments où ça arrive, il lui présenta un visage serein et un sourire paisible en croisant ses yeux avec ceux de Roderich pour le mettre en confiance totale.


"Eh bien, très chère, me feriez-vous l'honneur de m'accompagner au bal ce soir?"
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MessageSujet: Re: Au hall (pièce avant le pied de l'escalier)   Mar 10 Mai - 3:41

Il restait immobile, comme figé sur place, et l’autrichien se sentait lentement mourir de honte, même si un sourire demeurait fixé sur son visage. Non…pourquoi avait-il fait une chose pareille ? Passé l’élément de surprise…enfin…n’était-ce pas…tellement…tellement…Ah, bravo. Maintenant il n’arrivait pas à formuler ce qu’il voulait dire dans sa tête. Et pourtant, les mots qui venaient de sortir de sa bouche, eux, semblaient couler comme le lait et le miel, langage si fluide et élégant, après une éducation passée à maîtriser les mots, les répliques, comme le façonnement d’un bijou précieux. Chaque mot doit être parfait, même lorsque l’on est sur le point de perdre la face. Non. Surtout lorsqu’on est sur le point de perdre la face…

Ses joues le brûlaient, mais il le regardait encore. Pense à une réplique cinglante à sortir à la sienne, prépare-toi à ne pas rougir…ah…au moins ne pas rougir davantage ! Règles qui filaient entre ses pensées comme des perles, interminables règles réglées comme la battement constant d’un métronome. Et encore il demeurait immobile et…et…ah non il s’approchait. Et Roderich demeurait admirablement figé, comme une belle statue de glace. Se demandant vaguement, dans un coin de sa tête qui n’était pas rempli par l’anxiété, si Gilbert avait vraiment besoin de s’approcher aussi près afin de ricaner. A moins qu’il ne veuille lui rire à la figure ?! Oui, cela devait être ça ! Et l’autrichien se crispait légèrement, se demandant pourquoi, pourquoi il avait fait cela…Pour l’étonner, le surprendre…ha. Lui plaire aussi.

Il regardait le prussien avec un air de défiance…et puis remarqua soudainement quelque chose qu’il vavait étrangement omis de voir jusque là, depuis qu’il était arrivé. Est-ce que c’était à cause d’un voile de doute et de nervosité qui voilait ses yeux comme ce voile flou devant son regard lorsqu’il retirait ses lunettes ? Il savait très bien que parfois, sa manière de voir le monde était sélective. Comme une grande partition qu’il arrangeait lui-même. Et quelque part, quelque part dans cet esprit qui réfléchissait trop, il ne s’était pas attendu à la réaction qu’il voulait pourtant susciter plus que tout à cet instant.

Le voir rougir.

C’était somme toute assez rare…contrairement à lui qui rougissait pour un rien…Est-ce…que cela lui plaisait alors ? Est-ce qu’il aimait ce qu’il voyait et…qu’est-ce qu’il voyait ?

L’apparence d’une jeune fille élégante et délicate, aux joues rosées dans une robe d’améthyste ?

Un aristocrate qui n’aime pas se défiler devant un défi ?

Un joli papillon ?

…Son amant, tout simplement ?

Soudainement, une main était tendue vers lui. Et ces yeux d’améthyste s’agrandirent un peu de surprise. La main gauche tendue vers lui, l’autre derrière son dos. Il savait se tenir, il connaissait les gestes…ce genre de codes, de gestes qui lui étaient chers. Ceux d’un jeune homme convenable. Ceux qu’il était tant habitué à faire. Combien de bals, où il proposait une valse aux jeunes filles ? Combien de valses où il avait un sourire et un maintien galant, s’assurant de leur bonheur sans pour autant leur attacher une valeur au-delà de quelques pas de danse ?

Et soudainement il était à leur place...et il regardait cette main, non, regardait ce visage, ce visage qui était soudainement…si différent et similaire à la fois…Un visage serein, tranquille, non, pas cet air arrogant, pas de grand sourire nargueur, c’était quelque chose de bien plus doux qui décorait ses lèvres…Et Roderich se sentait rougir davantage, le cœur s’emballant…Ha ! Comme une flle…vraiment ridicule…Non…était-ce un autre leurre… ? Non…il le savait en regardant dans ses yeux rouges, ce rouge sombre et chaleureux…Ce rouge qu’il avait connu scintillant de fierté et de rage, aussi intense et calme à la fois tel le scintillement d’un rubis, semblable à l’onde silencieuse d’un océan infini. Et étrangement, ce scintillement écarlate et doux à la fois lui faisaient oublier toutes les ironies et les défenses qu’il avait accumulés au fond de la gorge.

Oui, il réfléchissait trop. Il en avait oublié l’essentiel.

Que…Gilbert pouvait simplement être comme ça.

Oh oui. C’était très rare…même, exceptionnel. Mais étrangement, tout comme il aimait ce genre de moments…il n’aurait pas désiré qu’il en soit autrement. Parce que l’on n’appréciait que davantage quelque chose lorsque cette chose était un moment précieux, un moment où il était nécessaire que ce côté-là se dévoile…lorsque l’on s’aperçevait que ce gentleman était toujours là, derrière le « awesome » jeune homme vantard. Mais il ne se manifestait que rarement de peur que l’on se lasse de sa présence. Il avait sans doute raison.

"Eh bien, très chère, me feriez-vous l'honneur de m'accompagner au bal ce soir?"

Il prit sa main délicatement, élégamment, ne la tenant point trop fort. Il ne fallait pas la serrer ou la tenir de manière trop appuyée, non…avec toute la grâce qui se retrouverait dans de légers pas de danse, en glissant sur la piste. Il aurait pu ajouter quelque ironie, quelque air légèrement boudeur, demander s'il ressemblait tant que cela à une fille...mais non. Savait que c'était la manière de l'allemand d'admirer ce qu'il avait fait...en quelque sorte. Laissa un sourire calme se dessiner sur ses traits de porcelaine en relevant son regard violet vers lui, un regard scintillant d'une joie douce et intense à la fois. L'élégance et la passion se mêlant comme un sortilège délicat.

"Ce sera avec grand plaisir…" Acceptant ces faveurs d'une légère inclinaison de la tête, geste d'impératrice et de jeune fille timide à la fois. De ce qu'il était et de ce qu'il souhaiterait souvent devenir. "...lieber Herr."

Légère touche d'amusement dans ces derniers mots, touche délicate et frêle, comme une arabesque à la plume. Sa voix, douce, calme, tremblant légèrement sous la nouvelle…émotion, mais se stabilisant bientôt car il demeurait tout de même l’Autriche, l’aristocrate. Oui, l’amant aussi, celui qui savait que ce n’était plus la peine de se torturer la tête. Que ce serait une soirée magnifique. Marchant d’un pas léger et gracieux avec lui, la tête haute, le sourire aux lèvres. Être une jeune aristocrate exemplaire d’apparence…si cela le faisait rougir, le plaisait. Oui. Mais surtout être lui-même, et le meilleur de lui-même ; plus le jeune maître incertain et frustré. Le futur Seigneur Edelstein. Ou Dame Edelstein, au vu de l’accoutrement ?

En ce moment là, alors qu’il franchissait la porte, il savait que c’était à peu près pareil. L’important était la main qu’il était en train de tenir dans la sienne. Marchant vers le bal alors que les portes s’ouvraient, vers la piste, vers son appel irrésistible. Il ferma un moment les yeux, écoutant. Etrange de ne pas faire la musique, non, d’être spectateur, acteur dans la grande symphonie du monde au lieu de la composer.

Mais ma foi…bien agréable.
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