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 Piste de danse

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France/Francis Bonnefoy
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MessageSujet: Piste de danse   Ven 29 Avr - 23:37

    Francis arriva sur la piste, l’air conquérant, avec Arthur à son bras. La musique s’estompa, laissant tout le focus au couple présidentiel, immobile au milieu de la salle. Il n’y avait rien à ajouter à ce qui avait déjà été dit à l’accueil des étudiants. Tant pis pour les retardataires, le bal commençait officiellement. Passant un bras autour de la taille d’Arthur, l’autre main prenant délicatement celle de son partenaire, le Français pria pour que le Président des élèves ne s’enfarge pas dans la robe. Ils devaient être élégants et impressionnant aux yeux de tout la salle, imposant leur rôle de futur Roi & Reine du bal. La musique commença, douce, mélodieuse, enivrante, les violons en accord avec les violoncelles, créant un atmosphère céleste, magistral, digne des bals donnés au temps des Rois. Francis qui raffolait des valse, se sentait comme un poisson dans l’eau. Entraînant Arthur, il remarqua que par le plus grand des hasard, les mains qui se tenaient était celle avec les anneaux. Baissant la tête vers son amoureux, le Vice-Président lui lança son sourire le plus charmeur.


"I could dance all night long with you."

    La danse forca leurs corps à s’éloigner, mais le blond ne lâchait pas son amoureux du regard. Lentement des couples les rejoignaient sur la piste, mais Francis avait l’impression qu’ils étaient seuls. La robe était châtoyante, brillant de milleu feux sous les lumières de la piste de danse, donnant l’illusion qu’Arthur était une fée. Les yeux d’ambre rehaussé par la couleur de la robe donnaient l’impression de pénétrer une forêt mystérieuse d'où il était impossible de sortir à cause d’un sortilège. Et Francis était totalement ensorcelé par le plus jeune.


“Have I told you how handsome you look tonight?”

    Aucune moquerie n’était visible dans les yeux bleus du Français. Il parlait sincèrement et du fond du coeur. De dire qu’il aimait l’anglais Tsundere à en mourir n’était pas un euphémisme. Main dans la main, dansant au rythme de violons ne faisait que renforcer ce sentiment chez Francis
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England / Arthur Kirkland
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MessageSujet: Re: Piste de danse   Lun 9 Mai - 1:55

Bon il était déjà là, en robe, ce n’était pas une demande de plus qu’y allait le tuer. Il pouvait très bien faire ce petit effort de plus, pour rendre la soirée encore plus parfait aux yeux de Francis. Pour lui, il mettrait les petits surnoms affectueux comme Frog de côté. Oui, oui, surnom affectueux! Il l’appelait ainsi depuis le jardin d’enfance et comptait bien continuer encore longtemps, surtout si le plus grand s’obstinait à l’appeler petit lapin… Quoi qu’il commençait tranquillement, pas vite, à s’habituer au surnom.

Il fit un petit signe de la tête et s’approcha de France pour recevoir un nouveau baiser. Celui-ci pour le récompenser de tous les efforts qu’il faisait pour être le meilleur petit ami possible en ce moment. En effet car contrairement à France qui lui achète ou fait toujours une multitude de cadeaux pour lui, England ne peut que faire des efforts pour son amoureux. Faire de la cuisine pour lui était une mauvaise idée, il avait bien essayé une ou deux fois, mais toutes les tentatives avaient fini en échec. Les cadeaux… et bien le blond possédait tout ce qu’il voulait, et s’il ne l’avait pas encore, ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne se l’achète tout seul avec son propre argent. Il restait donc seulement démontrer son affection… chose à laquelle l’anglais n’avait jamais été très doué. Dire je t’aime, être sincère, ne pas sortir des remarques cyniques à tout bout de champs, avouer ses vrais sentiments… Il n’y était pas habitué… Mais tous les jours, il essayait de s’améliorer.


-The ball is quite a succes. I’m glad to see all of our efforts won’t be in vain.

-True

Tout le monde semblait apprécier leur soirée, ce qui rassurait beaucoup le british. Avec tous le temps qu’il y avait mis, il voulait que tout le monde s’amuse et garde un bon souvenir de ce bal. Bon il voyait bien qu’il y avait quelques élèves seuls dans leur coin, mais il était convaincu que dès que le bal débuterait, ils allaient eux aussi se mêler à la fête! En attendant l’ouverture du bal prenne place, en d’autre mot le moment où Francis et lui initieraient la première danse de la soirée, les deux blonds faisaient leur travail de président et vice-président du conseil étudiant, c'est-à-dire accueillir les élèves dans la salle de bal. Arthur fut d’ailleurs très heureux de constater qu’il n’était pas le seul garçon de l’académie à être en robe. Il se sentait franchement moins seul et moins ridicule ainsi. Sauf que ça lui apportait aussi un certain questionnement à savoir, pourquoi un aussi grand nombre de garçons trouvaient nécessaire le fait de s’habiller ainsi pour un bal. D’accord la majorité de la population de l’école était homosexuel ou bisexuel, d’accord il était habitué à l’idée d’un homme habillé en femme à cause de son frère, mais c’était quand même très peu conventionnel selon lui, surtout pour des futurs représentants de pays. Il espérait bien que ça soit la dernière fois que France lui demande de faire quelque chose dans le genre.

-Finally!


Voilà le moment était venu! Un regard vers la porte d’entrée, les derniers élèves avaient fait leur entrée. C’était à leur tour de jouer maintenant, le vice-président s’empressa d’ailleurs de prendre son président par le bras et de le traîner vers la piste de danse. Au centre de la salle, tous les regards sont sur eux. La salle était dans un silence complet… C’est des plus intimidants, le plus jeune est quelque peu nerveux d’ailleurs. Ils commencèrent par faire un salut à la foule, puis ils se firent une révérence comme le veux la tradition. En suite Francis passa son bras à la taille de l’anglais et pris sa main dans la sienne. Et s’il y avait encore des doutes sur le fait qu’ils étaient un couple pour les élèves de l’académie, le doute était maintenant complètement détruit.

Les premières notes de musique se firent entendre, douces et nobles. Le couple, eux, firent leur premiers pas. Au départ, leurs pas étaient lents pour s’habituer, la robe les restreignant un peu dans leurs mouvements. Mais bien vite, ils prirent leur aise. Francis et Arthur valsaient, maintenant, avec grâce. Seuls sur la piste, tout le monde ayant disparut aux yeux du représentant du Royaume-Uni, son regard ne quittait jamais son partenaire. Il se laissait guider par son amoureux, sans gêne, se rappelant la soirée passée à danser dans la salle du conseil étudiant, leur salle.


-I could dance all night long with you.


Les mots étaient doux et romantiques. Il aurait fait fondre le cœur de n’importe qui. Mais le blond aux yeux verts ne put retenir un petit sourire à l’idée, rien qu’à imaginer ses pauvres pieds à la fin de la soirée. C’était vraiment le seul problème, parce que franchement danser avec le français était tout sauf forçant. Il savait mettre à l’aise et vous faire passez bon moment. Dans ses bras, England passait presque pour un danseur d’expérience, ce qui était loin d’être le cas. Contrairement à son partenaire, il ne savait que les rudiments de la danse et ne faisait que se débrouiller lors de bal comme celui-ci. Donc si ce n’avait été de son endurance, il, aurait bien passé la soirée à danser lui aussi.


-I do not think it would be possible, my dear, unless you want me to be unable to walk for the rest of the week...

Il n’avait pas encore finis sa phrase que la première danse prit fin, tout le monde applaudissant le début du bal du printemps de l’académie Hetalia! Le président et le vice-président des élèves durent se séparer eux-aussi pour applaudir. Par contre dès que la musique reprit, l’anglais repris rapidement sa place initiale : les bras de France.

-But I want to keep dancing as long as I can, here, with you.

Maintenant, les premiers danseurs venaient les rejoindre sur la piste, le bal était réellement amorcé. Se concentrant sur ses pas et sur la musique, England ne remarqua pas tout de suite le regard intense que lui donnait France. Bien sur il le regardait aussi, mais c’est seulement quand le plus grand parla, que toute son attention fut portée sur lui.

-Have I told you how handsome you look tonight?


La rougeur lui monta aux joues, il savait vraiment l’embarrassait cet idiot. En plus que présentement ce n’était pas lui qui était le plus resplendissant. Il s’était bien regarder dans le miroir avant de quitter son dortoir? C’est lui qui attirait les regards! Lui et le fait que son compagnon était en robe, probablement. Mais là n’était pas la question!


-Yes… You said it earlier….... rawh anyway... youaremuchbetterlookingthanme...


Il avait grommelait la dernière partie, totalement rouge jusqu’aux oreilles. Et Francis pouvait toujours courir pour qu’il répète…

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Hongrie/Elizaveta H.
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MessageSujet: Re: Piste de danse   Mar 10 Mai - 19:13

Danser. Rien que l’idée lui donnait envie de se barrer en courant. Les trucs conventionnels comme la valse la mettait mal à l’aise. Elle préférait de loin les danses tziganes qu’on voyait aux fêtes de son village. Bien moins...coincées...
Et puis surtout, elle avait horriblement la trouille de se planter. Pas le droit à l’erreur avec les danses de salon ! Tu te trompes de pied et c’est la honte assurée !
Déjà qu’elle prenait de gros risques en jouant le rôle du cavalier... Parce que dans une valse, c’est le mec (en l’occurrence elle) qui menait. La cavalière (ici Slovaquie) n’avait qu’à suivre le mouvement sans trop s’emmêler les jambes. Et en souriant bêtement bien sûr.
Elizaveta avala péniblement sa salive. Pourquoi est-ce qu’elle avait la gorge si sèche ?! C’était même pas un truc si important que ça, après tout ! Seulement le bal le plus en vu de l’académie... Urg. La hongroise posa une main sur la hanche slovaque pendant que l’autre faisait du paume contre paume avec celle de sa charmante cavalière.
Dégueulasse.
Heureusement qu’elle n’avait pas les mains moites. Ni lui d’ailleurs. C’était déjà suffisamment ignoble comme ça. En vérifiant discrètement qu’ils n’étaient pas les seuls paumés à danser (non, quelques couples valsaient déjà) que l’orchestre n’était pas armé (elle avait vu un film récemment où c’était le cas et les danseurs finissaient mal) elle releva la tête pour planter ses yeux dans les ignobles pupilles vertes de l’ignoble Slovaquie. Bon. Elle espérait qu’il serait réactif. Elle articula silencieusement.
Un.
Deux.
Trois.

En slovaque en plus. Quelle délicate attention ! Franchement si elle n’était pas élu Roi du bal (encore une idée foireuse de Blazej) elle mériterait au moins la médaille de la gentillesse. Son cerveau se court-circuita légèrement après cette sublime remarque et son corps prit la relève. On peut dire que toutes les heures passées à s’entraîner avaient au moins servis à quelque chose. Elle fit une checklist pendant qu’ils décrivaient de gracieux cercles dans l’espace en évitant les autres.
Pieds, en rythme.
Mains, placées.
Sourire, accroché.
Buste, bien droit.
Jambes, souples.
Cavalier...cavalière, encore debout.

Bon. C’était pas si mal ! Encore quelques minutes et elle finirait par trouver ça agréable.

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Autriche / Roderich E.
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MessageSujet: Re: Piste de danse   Mer 11 Mai - 22:29

La musique. Il fermait les yeux un instant et la sentait courir à travers lui, enflammant son sang comme le ferait un baiser, la caresse d’une main. Une valse. La musique l’accueillait comme une vieille amie, comme tous ces bals où ses pas s’étaient enchaînés dans un costume noir, avec l’élégance d’un oiseau dans ce vêtement sombre soulignant sa silhouette longiligne. Il s’était toujours demandé comment l’on devait danser dans une robe. Comme l’on danserait une valse.

Il était sur le point de le savoir.

Oh, en théorie, ce n’était pas quelque chose qui lui était étranger. Il s’était déjà entrainé à cela, entraîné dans ces talons blancs, entraîné dans cette robe qui lui tombait jusqu’au chevilles, comme toutes les robes qui avaient été faites pour danser la valse. A Vienne, difficile de retrouver une robe qui tombe jusqu’au sol dans les hautes et anciennes familles aristocratiques. Tout le monde était occupé à danser. La haute noblesse s’ennuyant, inventant afin de satisfaire son bon plaisir, cette danse enivrante au son des violons. Danse du pouvoir. Une grande démonstration d’apparat, alors que l’on voyait se déverser sur la piste les hautes personnalités et figures importantes de la Vienne des privilégiés et des glorieux. Officieuse, comme un ruban rouge coupé qui retombait gracieusement au sol. Maintenant même, comme pour prouver cette tradition, le président et le vice-président n’ouvraient-ils pas le bal ? Alors que tout un chacun faisait sous entrée dans la sphère musicale enchanteresse provoquée par l’orchestre, tout un chacun n’allait-il pas voir, remarquer, commenter sur la manière dont l’autre dansait ? Oh non. On n’entrait jamais discrètement dans une danse. On voulait, inconsciemment ou non, attirer le regard. Et l’on cherchait à impressionner. Etait-ce étrange ? Il avait l’habitude. Dans ces soirées où sa mère l’amenait, à chaque fois qu’il retournait chez lui pour les vacances. Il savait quelle jeune héritière marchait sur les pieds – mauvais parti. Laquelle tournait trop vite – à éviter. Celle qui avait deux pieds gauches – risible.

Il regardait comme les autres dansaient, instinctivement…Pas mal, pas mal. Bien sûr, le français danserait bien. Il devinait que leur amour mutuel pour la valse équivalait à leur haine mutuelle l’un de l’autre. Bien sûr, la valse était d’origine autrichienne, ne l’oublions pas. Et la valse viennoise était bien supérieure à la valse musette. Naturlich. Dans son monde, la valse était un combat. La danser avec grâce à finesse, avec vivacité et élégance, sans un pas de travers. Mais ce n’était pas une guerre. Pas ce soir. Il se contenta, somme toute, d’ignorer la danseur français et d’admirer un moment la tenue de l’anglais avec un intérêt admiratif. Il appréciait le gentleman et le voir dans un accoutrement semblable provoqua un semblant de rassurement en lui. Suivi d’un sentiment bien gêné en se disant que lui dire plus tard qu’il admirait sa robe ferait de lui encore plus une ‘fille’ qu’il ne l’était déjà en ce moment…Eh bien, quoi ! C’était une belle robe ! Il entendait déjà les ricanements prussiens…

Hm…non, quoique. Pas ce soir. Il regardait son cavalier…Gilbert…dans son costume, élégant et pourtant légèrement détendu comme toujours, note rebelle dans une partition rangée, tenant sa main, le plus naturellement du monde. C’était étonnant autant l’un que pour l’autre. Ils n’étaient pas exactement…démonstratifs en public. Non, pas comme certains. Avaient-ils jamais ne serait-ce qu’échangé un baiser lorsque plusieurs autres personnes étaient présentes non les stalkers ne comptent pas ? Il en doutait. Et il n’y avait pas plus public qu’un bal. Il se souvenait de son visage entièrement rouge en proposant d’être son cavalier et sentit le sien adopter les mêmes teintes. Sentit ses doigts délicatement gantés de blanc serrer un peu plus sa main, presque imperceptiblement.

Légère touche de tendresse dans un maintien autrement parfait. La musique, la musique…elle s’élevait et retombait en arabesques gracieuses, et il se demandait un instant ce qu’il verrait s’il était le chef d’orchestre, lui, en se détournant un moment de sa fonction de guide de l’orchestre tout entier, comme un horloger s’écartant un moment afin d’admirer la minutie du mécanisme qu’il avait engendré, chaque mouvement de l’aiguille une récompense. Un Dieu, en somme. Parce que la musique était une création divine. Une inspiration céleste. Oh non, Vatican n’aurait pas son mot à dire là-dessus. Ce n’était pas ce genre de religion, après tout. Mais que verrait ce Dieu ? Un amas de mouvements, de couleurs et de noir, crée par les danseurs et puis lui…dans un écrin de grâce, dans le bruissement délicat de volants violets, le bruit à peine ressenti mais bien présent d’un talon d’ivoire, de neige pure, sur cette piste. Des yeux attentifs, résolus, sous ces lunettes les cernant, dans des yeux délicats bordés de longs cils sombres. Oh, il ne le savait pas, mais ces yeux étaient probablement ce qui le rendait plus féminin que le reste. Plus que les boucles sombres descendant sur ses épaules, qu’il rejeta légèrement en arrière de sa main libre, plus que ces mains petites et délicates, plus que ces lèvres fines étrangement rehaussées par le grain de beauté qui leur faisait voisinage ne serait-ce que quelques centimètres plus bas, sur une peau de perle. Plus que la robe, oui. Disons que c’était ce qui réunissait tous ces éléments ensemble. Et l’on se rendait compte à cette instant que l’autrichien, plus qu’être élégant, savait être…beau, tout simplement. Beau et gracieux…pour lui, oui. Appréciait-il la récompense ? A voir son air serein et son sourire, il espérait que oui. Car autrement, l’échange ne serait point équivalent. Un prussien calme, souriant, affublé d’un costume et…dansant une valse ? L’échange se devait d’être de conséquence…et étrangement, tout…tournait bien. Pas de sarcasmes, de disputes, de sourires ironiques pour l’un, ou pour l’autre. Même si la complicité demeurait…elle était simplement…harmonieuse, sans esprit de contradiction. C’était…reposant.

Et pourtant, encore, la nervosité. Il allait devoir suivre, est-ce qu’il allait y arriver en robe, là, devant le fait accompli…il serait bien plus habitué en costume, et si l’instinct de base ne revenait pas, et si…oh, futile sans doute pour la plupart, mais on ne le répétait jamais assez. L’autrichien prenait la musique très au sérieux. Tout comme son image devant un public conséquent. Alors imaginez donc les deux ensembles. Il se souvint vaguement de la valse avec Elizaveta, à Noël…elle lui avait marché sur les pieds à répétition, et il avait simplement souri…mais avait été quelque peu mal à l’aise, sentant qu’elle n’appréciait pas cela…ne sachant pourquoi…grand nombre d’incompréhensions, un flocon dans ce qui devint bientôt une tempête de neige de malentendus et de confusions, comme deux personnes ne pouvant jamais se voir car l’un tournait la tête lorsque l’autre regardait. Qu’est-ce qui avait manqué ? Il se le demandait encore…et à ce moment, il vit une silhouette ceinte de noir, droite et calme, menant sur la piste. Son cerveau mit un peu de temps avant de connecter. Elizaveta. En homme. En costume. En train de « mener », qui plus est. Et l’air de s’amuser. Ghztdh. Son regard s’agrandit sous le choc. Ejedhfrfh. (Pardonnez la traduction piteuse d’un bug autrichien). Il se figea un moment, sans pour autant se crisper ou sortir de sa posture élégante. Pitiéqu’ellenelevoiepasencostumedefemmeceseraitvraimenttrèsgênantcommesituation. Et croyez-moi, en matière de situations embarrassantes entre « ex » (bien qu’il désapprouve de ce terme), Roderich et Elizaveta s’y connaissaient.

Mais une chose le sauva de cette anxiété redoublée et de cet embarras qui menaçait de colorer ses joues encore davantage. Son cavalier, vers lequel il se tournait à présent, sentant sa main sur sa taille, sa main dans la sienne. Tous les doutes et les gênes s’envolant comme un voile de vapeur de son esprit alors qu’il regardait dans ses yeux. Ou presque. Car les autres ne comptaient pas à ce moment mais…son partenaire ? Plein de questions… Se demandant encore si Prusse allait mener correctement, s’il allait pouvoir suivre et Mein Gott s’il casait un talon ou s’emmêlait dans la robe ce serait catastrophique et si ses lunettes tombaient en plein milieu et…

Et la musique commença de nouveau. Et déclencha, débloqua quelque chose en lui. Sa main alla à son visage et retira calmement les lunettes sur son nez, les rangeant tranquillement dans la poche du costume du prussien. Ses joues prenant une teinte rosée et une légère moue renfrognée comme pour le défier de réagir d’un air blasé à cette entreprise ; eh bien quoi, ces robes n’avaient pas de poches, elle ! Son visage avait soudainement des traits qui semblaient bien plus doux et délicats, encore plus qu’ils ne l’étaient d’habitude sans cette monture sévère. Il sentit le reste de la salle devenir un peu plus flou, mais le regard écarlate devant lui bien présent. Tout ce qui comptait à ce moment précis…ce regard. Et il glissa sa main sur sa taille, souriant doucement.

« Je suppose que la question de savoir qui mène ne se pose pas… » Dans un murmure délicat, voilé d’amusement, de tendresse, d’une légère pointe de défiance, en se souvenant, le sourire aussi apparent dans son visage que dans sa voix. « …cette fois-ci… » Délicat rougissement en se souvenant du soir où tout avait commencé, leur valse impromptue, Gilbert ricanant qu’il était plus grand et viril que lui, lui rétorquant qu’il savait mieux danser, leur dispute pour mener, savoir qui serait le garçon et la fille…et cette fois, aucune importance. Dès l’instant que la personne avec laquelle il dansait était lui.

Et alors qu’ils commençaient à danser, il savait. Que la valse ne s’oubliait pas, et que quelques talons et une robe ne la rendaient que différente, mais tout aussi agréable. La musique comme un frisson, un murmure encourageant, le portant, lui donnant des ailes invisibles dans ses pas légers et gracieux, tournant avec son prussien. Ignorant toute légère maladresse s’il y en avait une…sachant la quantité d’efforts que son cavalier avait son faire afin d’apprendre à danser. Il imagina ces moments, sentait un sourire s’agrandissant sur son visage, un léger rire cristallin, le visage si délicat et si pâle comme s’il était fait de cristal, et pourtant ce cristal d’habitude si froid et si calme rayonnait d’un bonheur chaleureux. Rare. L’expression à la fois sereine et passionnée scintillant dans son regard, directement, sans ses protections de verre habituelles. L’expression qu’il avait lorsqu’il jouait, dirigeait, créait la musique. Il laissa cette valse les porter, magnifique, magistrale. Oui, c’était ce sentiment…C’était ce sentiment parfait. Et il était à ce moment là tout ce qu’il était de meilleur. Le musicien, l’amant, l’aristocrate. Le meilleur valseur des soirées scintillantes de Vienne. Et peu importait qui menait
ou qui suivait. Parce que chacun était accordé à l’autre sur une note pure et sans faille.

Tant que le regard demeurait fixé dans le regard de l’autre. Tant que le meneur ne prenait pas entièrement le contrôle et que le suiveur ne suivait pas entièrement. Tant que les deux s’accordaient en parfaite harmonie, égal à égal. Comme un combat dont les sentiments auraient été inversés, chacun répondant aux gestes de l’autre dans une défiance complice. Combat qui, au lieu de discorde, donnait une harmonie. Oui. Cela les décrivait bien également, au final.
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Preußen / Gilbert B.
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MessageSujet: Re: Piste de danse   Dim 22 Mai - 20:18

Danser n’était pas son point fort, c’était bien que la seule danse qu’il connaissait à ce jour soit la
valse. Danke à France pour le mini cours que celui-ci lui avait donné, en échange de servir de sujet d’expérimentation de massage. Mais bon, ceci est une toute autre histoire, pour le moment, il était au bal, dans la grande salle où tout les étudiants étaient rassemblé, tous sur leur 31, prenant plaisir aux festivités organisées par l’école.

Le jeune Prussien entrait dans la salle, accompagné par sa «compagne», après l’avoir longuement attendu dans le hall. Dès qu’ils furent entrés, on pouvait voir sur la piste de danse le président ainsi que le vice-président ouvrir le bal en dansant sur une musique digne des plus grands compositeurs de leurs ancêtres. Le simple fait de voir England habillé en robe faisait pouffer de rire Prussia, qui bien entendu se retenait pour ne pas se faire lancer un regard meurtrier de la part du français qui était le partenaire du jeune anglais. À bien y repenser, les deux avaient l’air dans leur monde, comme si personne n’existait aux alentours, pourtant dans une salle bondé d’étudiants regardant le couple danser. À eux se rajoutèrent d’autres couples au fur et à mesure, entre autre Hongrie qui portait un tuxedo, aucune surprise vis-à-vis l’allemand qui lui fit des thumbs-up pour l’encourager après avoir remarqué son accompagnateur en robe lui aussi. Voyant que la piste de danse ne faisait que se remplir, il se rendit aussitôt compte que lui aussi était accompagné. Il tourna le regard vers sa tendre moitié pour voir que celui-ci rêvassait en regardant les couples danser, la musique qui était douce à ses oreilles et que dire de l’environnement classique dont il admirait chaque reliefs. Gilbert eu un petit sourire en coin amusé, puis se décida enfin à entrainer Roderich sur la piste de danse pour lui faire vivre son rêve.

Bon, il ne l’avouerait surement pas, mais après les cours de Francis, Gilbert s’était pratiqué à quelques reprises en cachette. Toutes ces heures à danser avec l’air n’allait, espérons le, pas être en vain. L’allemand posa doucement sa main gauche sur la hanche voilé de soie de l’autrichien, prenant avec soin sa main droite dans la sienne. Roderich qui se tenait devant lui, les joues rosées, semblait quelque peu stressé. Gilbert l’était tout autant, mais avait apprit à le contrôler, il n’allait tout de même pas perdre tout son sang froid pour une danse, ce n’était qu’une danse après tout. Son visage serein, ne démontrant aucune faille d’inquiétude, il voulait que son partenaire reprenne confiance en lui, qu’il soit détendu et apprécie le moment.

La musique recommençant, l’autrichien revint sur terre, son expression se changea, elle devint plus douce et sereine. Juste avant de commencer les pas, le germanique vêtu d’une robe enleva ses lunettes et les déposa délicatement dans la poche de la veste du plus grand. Prussia n’avait donc pas le choix de mener comme il le fallait vu que son partenaire ne voyait plus grand chose excepté le jeune prussien. L’autrichien se replaça, laissant la possibilité à l’allemand de commencer à mener. Le regard plongé dans les améthystes brillant comme des pierres précieuses, se concentrant dessus pour ne pas regarder ses pieds, il laissait son corps diriger le plus petit sur le rythme de la musique. Il avait un peu de difficulté et devait décupler ses aptitudes pour danser convenablement. Ce n’était pas la meilleure de toutes les danses, mais ça faisait l’affaire et il en était très fier. Après quelques instant, ses efforts semblèrent porter fruit lorsqu’il vit l’autrichien esquisser un sourire sur ce visage qui d’habitude si froid et hautain, là paisible et ensoleillé. Ça semblait lui faire un grand plaisir que le prussien ait mit autant d’effort à apprendre à danser, autant d’effort à s’être habillé convenablement, autant d’effort à être quelqu’un de différent pour la soirée seulement pour Roderich. Maintenant, l’allemand comprenait ce que le couple du conseil étudiant ressentait lorsqu’il était seul sur la piste de danse.Cette sensation d'avoir personne aux alentours, que la pièce soit complètement vide, que seule la musique soit capable d'arriver à leurs oreilles, leurs mouvements harmonisant avec celle-ci. Finalement, cette soirée n'allait pas être si déplaisante, même que le prussien semblait beaucoup l'apprécier, mais jamais il ne le dirais ouvertement. Comme toute bonne chose a une fin, la musique alla en décroissant pour finalement s'estomper doucement. Les couples dansant venant à un arrêt complet, saluant leur partenaire. Tenant toujours la main de l'autrichien, Gilbert le tira vers lui pour le garder dans une étreinte, lui susurrant dans le creux de l'oreille quelques mot doux:

-
Vielen Dank für diesen Tanz, meine Liebe, ich liebe dich
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