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 [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]

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Finlande/Tino Väinämöinen
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MessageSujet: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   Dim 17 Avr - 11:44


A dire vrai, Tino Väinämöinen n'était même pas vraiment sûr d'être capable de danser avec Berwald.

Bien sûr, comme la plupart des adolescents de son âge, Tino avait déjà esquissé des pas de danse. Et parfois plus. Des moments qui lui avaient laissé des souvenirs magiques, à serrer contre son torse une grande fille rousse à l'envoûtant regard bleu, ou une jolie blonde au sourire angélique. Dans les bras de ces demoiselles, tout lui avait paru simple et naturel. Ce soir, il avait.... l'impression que ce serait différent.

Pourtant, il y avait eu la Saint Valentin. Et puis cette fois où le Suédois avait trop bu.

Mais.... .....planté là, sur le toit, occupé à regarder ses chaussures, Tino Väinämöinen, futur représentant de la Finlande, avait l'intime conviction que tout ceci allait se finir de façon particulièrement gauche et terrifiante, sur les graviers du toit, à la seule lueur de la lune. A en juger par la boule au ventre qu'il avait trainée toute la journée, il commençait même à se demander si tout ceci était une bonne idée.

La journée, il fallait le reconnaitre, n'avait pas été une sinécure. Depuis deux semaines, Tino prenait soin de répondre à qui s'en enquérait qu'il ne participerait pas au bal, qu'il n'avait pas vraiment envie, que la danse n'était pas son truc. Une fois, une élève avait haussé un sourcil et commencé à le bombarder de questions : il avait eu tellement peur qu'elle ait flairé l'entourloupe, qu'il avait préféré fuir. Fuir devant une fille! ....il avait passé le reste de sa journée à broyer du noir dans son dortoir.

Dans les couloirs de l'académie, on ne parlait que du bal. Les jeunes femmes décrivaient avec force détails les tenues qu'elles avaient prévu de porter, toutes plus splendides les unes que les autres. Vu les discours de certaines, Tino aurait bien aimé assister à ce spectacle, au moins pour certaines (il continuait de chercher comme la robe de Venezuela était censée rester en place ou même dissimuler son string).

Côté masculin, ce n'était pas beaucoup mieux. Bravades et fanfaronnades étaient monnaie courante, chacun se vantant d'avoir la plus belle des cavalières. Quand Julian avait commencé à demander des nouvelles d'Elisa, Tino avait rentré la tête entre les épaules et expliqué qu'elle était en Europe et ne pouvait pas revenir. Après ça, Tino avait décidé de ne plus s'éterniser dans les vestiaires après l'entrainement, au cas où ses coéquipiers aient d'autres questions gênantes à poser.

Et finalement, le jour J était arrivé. Tino avait essayé de prendre sur lui, mais comment ignorer ce frisson dans l'air, ce tressaillement? Les cœurs qui s'emballent et l'excitation qui monte?

Toute la journée, le Finlandais avait rasé les murs, et monté le son de son lecteur MP3.

Cependant, la lune avait fini par se lever, avec sa cour d'étoiles.

Il avait attendu que tout le monde soit dans la salle de bal. Que les couloirs soient déserts. Qu'il n'y ait plus un chat grec dans le coin.

Alors, lui, sa fichu boule au ventre, son jean et ses baskets, ils étaient montés sur le toit. Un observateur aurait noté la tenue banale pour un adolescent de son âge ; t-shirt trop large quand l'étiquette imposait ce soir le port du smoking. Un spectateur plus avisé aurait remarqué les cheveux coupés du matin, l'eau de toilette un peu entêtante, la montre d'ordinaire réservée aux cérémonies religieuses, et les ongles rongés du fait du stress.

Dans l'air flottaient les échos de la musique et des rires de la fête, à quelques mètres sous ses pieds, dans la salle de bal. On imaginait aisément la centaine de garçons et de filles, parés de leurs plus belles tenues, tout occupés à se sourire, se juger, se séduire.

Debout dans le noir, Tino n'était pas fier. Au contraire, il se sentait très embarrassé. Angoissé que quelqu'un puisse les surprendre. Pourtant, il était resté là. En compagnie des ombres, il avait commencé à attendre.

Berwald.
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MessageSujet: Re: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   Mer 20 Avr - 12:49


Berwald regarda par la fenêtre du dortoir. Nuit. Il faisait déjà nuit.

La journée, il avait travaillé, ses cours, ses devoirs, à la bibliothèque. Il avait tout de même noté que, bien qu'ordinairement peu peuplée, celle-ci était restée quasiment déserte tout le jour. Le calme était rendu silence le plus complet. Pas que ça le dérange, au contraire. Il avait retardé son entrée au dortoir pour se préparer. Peut-être que certains de ses frères iraient au bal. Peut-être qu'il aurait croisé des personnes dans le couloir. Ou même son père. Il ne voulait pas qu'on lui pose de questions. Quoique, pour ce dernier, il n'aurait sûrement rien dit.
Surtout qu'il n'aurait pas réussi à mentir. Et quelque chose lui disait que ça n'aurait pas plu à un certain finnois si, soudainement, quelqu'un allait sur leur lieu de rendez-vous sur le toit, les surprenant.

Quand l'heure fut avancée, il avait rangé ses livres et feuilles dans son sac, c'était levé en le posant sur son épaule et était parti. En marchant à travers les couloirs, il avait entendu les discussions. Les filles qui parlaient de leurs robes, ou les garçons, de leurs cavalières ou cavaliers. Et lui, avec son silence habituel, il était passé.

Le représentant de la Suède avait posé ses affaires en rentrant dans le dortoir, observant au passage autour. Puis, il avait prit des vêtements de rechange et était entré dans la salle de bain. Malgré le bruit de l'eau de la douche qui s'écoulait, il avait cru entendre le son d'une porte s'ouvrant, des pas, puis celui d'une autre qui se refermait. C'était sans doute Tino qui était parti. Ou alors quelqu'un d'autre. En tout cas, il n'avait croisé personne avant, et c'était sans doute mieux comme cela.

Ensuite, il s'était habillé. Il n'avait pas prit le costume que les garçons se devaient de porter en cet évènement. Cela n'aurait pas plu à Tino. Cela l'aurait même angoissé. Il en était persuadé. C'est peut-être aussi pour cela qu'il ne voulait pas se montrer au bal avec lui. Suède ne trouvait ça ni injuste, ni quoique ce soit. Il n'en était pas vexé. Du moment qu'il pouvait voir Tino, que se soit au bal, ou sur le toit, ou en dehors, il s'en moquait. Ce n'était pas le plus important à son sens.
Il ne s'était pas non plus habillé d'une manière que l'on aurait qualifié de "négligé". Il en aurait été incapable. Même chez lui, il ne se le permettait pas, question de principe.

Berwald avait porté le jean, puis la chemise, noire. Mais, sans cravate. Cela rendait tout de suite le port de la chemise moins solennel. Autour de son cou, donc, point de cravate mais, à la place, le collier que lui avait offert Tino. Certains se seraient moqué de ce détail chez le grand suédois. Lui, il trouvait ça important. Lunettes remises sur son nez, il avait ensuite enfilé sa montre à son poignet et en profita pour baisser le regard dessus, vérifiant l'heure. Il se préparait vite. Il ne voulait pas faire attendre Tino. Si tant est que se soit vraiment lui qu'il ai entendu un peu plus tôt. Peut-être que le finlandais n'était même pas, sur le toit. Mais, plutôt, dans le parc en train de marcher en se rongeant les ongles. Retardant le moment où il devrait y aller.

Il se mit un peu d'eau de toilette. Légèrement. Il passa au dortoir prendre quelque chose. Un boite, petite. Qu'il mit dans la poche de son jean. Puis, il sortit de l'aile.

Berwald était vêtu simplement au final. Comme toujours. De toute manière, il n'aimait pas les excès. C'était comme cela qu'il vivait. Simplement. C'est comme cela qu'il aurait voulu vivre. Simplement. Mais, le fait d'être une nation, ne pouvait-elle pas contrecarrer cette tendance? Il le craignait.

En tout cas, à ce moment précis, il n'y pensait pas. Il préférait ne pas y penser. A ce jour où ils sortiront de l'Académie, et où ils partiront tous chacun de leur côté, allant faire leurs devoirs de nations.

Il monta les escaliers en silence. Sur tout le chemin, il n'avait croisé personne. Ils devaient être sans doute déjà tous au Bal. Enfin, il poussa la porte donnant sur le toit.

Il faisait sombre.
Normal, direz-vous, c'était la nuit.
Éclairée par la lune, dans le ciel où l'on apercevait parfois quelques légères ombres des moutons blancs passant devant les étoiles par endroit.

Et au milieu de ces ombres, il était là.
Et, comme il l'avait prévu, il était loin de porter le smoking.
Cela ne le dérangeait pas.
C'était juste... simple.

Berwald referma la porte derrière lui et s'avança sur le toit, allant rejoindre Tino.
-B'soir.- Dit il juste.

Il laissa Tino répondre s'il le voulait tandis qu'il le fixait de son air naturellement impassible. Il remarqua la montre. Il avait sentit l'odeur de l'eau de toilette. Mais surtout...

Berwald leva la main et saisit une mèche de cheveux blonds de Tino entre son pouce et son index.
Il s'était coupé les cheveux?

Des détails qui l'auraient fait sourire, s'il eu été un peu plus expressif.

Il fixait Tino qu'il trouvait toujours d'une manière que celui-ci aurait hurlé s'il avait été capable de lire dans ses pensées.
Mignon.

Il lâcha la mèche de cheveux. C'était calme. Il entendait le son de la musique sous leurs pieds. Il pensait que Tino avait eu une bonne idée finalement. C'était beaucoup moins bruyant que s'ils avaient été dans la pièce d'en dessous. C'était beaucoup moins solennel. Sans pour autant être déplaisant.

C'était juste, simple.
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MessageSujet: Re: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   Dim 24 Avr - 14:23

La voix de Berwald, rauque et hâchée, le fit moins sursauter que son petit geste.... tendre sans doute, cependant l'estomac de Tino se serra un peu plus. D'embarras, de ne pas savoir que faire, de se sentir soudain dominé. Un mélange familier, un rapport qu'il connaissait depuis l'enfance. Malgré cela.... il ne s'était jamais habitué. Chaque fois, c'était le même sursaut involontaire, le même frisson. Sentir le sol se faire mouvant, ne plus savoir comment on est censé se comporter ou ce que l'on veut.

Les joues rougies à en allumer un brasier.

Et pourtant.

Quand Berwald relâcha sa mèche de cheveux sans caresser sa joue, quand il ne sembla pas faire mine de s'imposer, quelque chose dans les entrailles du Finlandais se dénoua. Voyant la grande main retomber, il releva les yeux, avec un sourire gauche.

-Eyh.

Sa propre voix sonna faible dans le silence de la nuit, à peine plus forte que le murmure du vent dans les arbres. Suffisamment forte, cependant, pour qu'il trouve la force d'affronter le regard perçant du Suédois. Il riva ses yeux aux deux billes couleur de nuit, l'air bravache et faussement assuré, incarnation du Sisu.

-Je t'attendais.

Les mots sonnèrent un peu plus durement qu'il ne le voulait ; son coeur manqua un battement, il baissa les yeux, en se maudissant intérieurement, déglutit, les releva, se força à sourire d'un air naturel.

-Tu.... Tu veux.... faire un truc?

Argh. Il s'enfonçait. Et pourtant, la question n'était pas anodine : il avait mis de côté de quoi lui servir un verre de vodka, une bouteille venue de chacun de leurs pays. La musique s'élevait lentement jusqu'à eux.
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MessageSujet: Re: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   Ven 6 Mai - 18:38

Ce qui est agréable, dans les fêtes comme dans les bals, c'est le contact. Le fait de voir, d'interagir avec autrui. Le fait qu'il y ai une vaste palette de gens à qui s'adresser. Avec qui danser aussi, si l'on vient sans cavalier ou cavalière. Pas pour Berwald. Le plus simple lui suffisait. Et le fait d'être là, sur ce toit, avec seulement Tino, était largement assez pour le rendre heureux. Bien entendu, il ne l'aurait jamais dit. Même s'il le voulait, il n'aurait pu le dire... à moins qu'une affaire semblable à celle de wikileaks se perpétue. Mais, il y a là bien plus de désagréments que d'avantages. Donc il ne dirait pas. Il ne dirait rien. Comme à son habitude. Avec son visage dur, bien malgré lui. Et son regard perçant et insistant qui, à ce moment fixait Tino qu'il voyait très nettement rougir.
Il sentit la dureté dans la voix de Tino. En effet, contrairement à ce qu'il avait cru, Finlande était déjà sur les lieux. Ordinairement, il lui était facile de deviner ce que pouvait faire Tino, ce qu'il pouvait penser aussi. Ils se connaissaient depuis l'enfance après tout. Mais, ce genre de situation, bien qu'il en ai souvent rêvé, ne s'était jamais produite auparavant. Surprise. Nouveauté. Une nouveauté qui ne lui déplaisait nullement. Au contraire. Mais, il s'en voulait. Il sentait le faible tiraillement au cœur. Pour les autres, il s'en serait sans doute moqué. Alors que, dès que cela touchait le finlandais, cela le touchait personnellement. Même la plus bénigne des remarques. Donc en effet, Tino se trouvait déjà sur le toit. Et, mentalement, il espérait que se ne soit pas depuis trop longtemps. Tout ce qu'il pu répondra à ça fut:

-...D'solé.-

Tino baissa les yeux un bref instant avant de les relever. Le finlandais essaya de sourire. Mais c'était un sourire crispé. Là encore, Suède avait l'habitude. Cela avait été souvent ainsi, et ce, depuis l'enfance. Par moment en sa présence, Tino devenait subitement plus mal à l'aise. Crispé oui. Mais, Berwald ne parvenait pas à bien comprendre si c'était de sa faute seule ou non.
Il comprenait rarement aussi.

Faire quelque chose? Et le poids de la petite boite dans sa poche se rappela à lui. Suède ne savait pas s'il le lui donnait maintenant, ou plus tard. Mais, si Tino se doutait de quelque chose, il deviendrait anxieux, ou stressé. Cela, il aurait pu parier sa main à couper. Alors, il envoya la main dans sa poche et en sortit la petite boite de couleur sombre. Lentement, il la tendit à Tino avant de l'ouvrir devant lui. Pour quelqu'un ne sachant pas, Berwald aurait pu poser genoux à terre, cela aurait été semblable à une demande en mariage. Pourtant, ni de genoux à terre, ni de bague. Seulement un bracelet. Oui, un bracelet tout simple noir et argent. Rien de féminin, avec la lanière en cuir. De toute manière, Tino s'en serait vexé s'il en avait été autrement (quoique cela aurait été bien son genre de lui offrir quelque chose pour femme).

Et, avec son air sérieux habituel, il attendait. Un rejet ou une approbation à ce cadeau. De toute manière, il aurait été impossible pour lui de venir les mains vides.

C'était pour une soirée (plus ou moins) officielle avec Tino après tout. Avec "s'femme" comme il avait l'habitude de l'appeler. Mais là encore, il ne l'aurait jamais dit. Tino en aurait été vexé.
Assurément.
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MessageSujet: Re: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   Sam 7 Mai - 7:09

Le moins qu'on pouvait dire, c'est que Tino ne s'était pas attendu à cela. Il fixait la lanière de cuir, les motifs inspirés des anciens ancêtres, le métal finement travaillé, étincelant à la lumière de la lune.

Après deux minutes, cent vingt secondes et un bon demi-millier de clignements d'yeux, Tino entrouvrit la bouche, et réussit à lâcher un :

-.......Berwald...

Sur le moment, trois réactions possibles bataillaient dans l'esprit de Tino :

1) une partie des neurones, nourries par des années de philosophie paternelle, de publicités dans les médias finlandais, et de testostérone, suggérait de mourir de honte sur place. Parce qu'on avait beau dire, même sans le genou en terre, ça ressemblait très fort à un présent officiel, qui déclarerait à la face du monde que son possesseur avait des liens très particuliers avec un certain Suédois. Et faire croire que Berwald était son tuteur pour les cours de mathématiques risquait de ne pas convaincre grand monde.

2) une seconde partie, plus minoritaire mais ayant pour elle des milliers d'heures de lecture de Moomin, suggérait d'accepter le présent avec reconnaissance, parce qu'il signifiait que Berwald ne partirait jamais, pardonnerait toujours, et que même si les circonstances étaient difficiles, ils resteraient ensemble. Cette seconde faction en profitait également pour engueuler l'adolescent, qui n'avait pas de cadeau à offrir en retour, ce qui était monstrueusement gênant et égoïste, et s'il avait pensé un peu plus à Berwald et un peu moins à ne pas se trahir auprès de ses petits camarades, on ne se trouverait pas dans cette situation là.

3) le reste des neurones, particulièrement finlandais, prétendait qu'une ou deux canettes de Kahru éclairciraient sans doute les choses. Ou pas. Ou si.

A la lecture de cette guerre interne, on comprend l'air incertain et embarrassé de l'adolescent. Air embarrassé qui grandissait à chaque minute passée sous le regard suédois.

Avant que Tino ne fasse un malaise sous le coup de la pression, cependant, les trois groupes adoptèrent un compromis. Tandis que le premiers nappaient de rose les joues du jeune homme et lui faisaient détourner le regard, les seconds lui firent tendre le poignet vers le Suédois, laissant du même coup toute possibilité au géant blond de lui attacher cette marque de propriété qui, contrairement aux suçons, ne risquait pas de disparaitre.

Pendant ce temps, le troisième groupe de neurones boudait dans un coin des circonvolutions du cerveau finlandais, retenus en otage par la seconde faction, qui refusaient de rendre les commandes avant que Tino n'ait articulé, d'une voix particulièrement embarrassée, dans un murmure :

-.....tack, Berwald.

Les neurones finlandais frémirent tant en entendant ce mot qu'ils n'en purent plus.

Une fois le bracelet fixé, il faudrait de la vodka, pour que Tino puisse se remettre.
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MessageSujet: Re: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   Dim 22 Mai - 15:47

Tino avait remercié. S'femme l'avait remercié en suédois. Comment ça "ce n'était qu'un détail?" Pas pour lui. Parfois, il y a des détails qui comptent. Surtout lorsqu'on est suédois. Surtout lorsqu'il est question de Tino. En tout cas, le fait qu'il ai accepté ce cadeau lui fit un bond au cœur. Heureux, oui, c'est cela. Même s'il restait, comme à son habitude, enveloppé dans son impassibilité. Il fixa Tino alors que ce dernier son poignet. Il le fixa alors qu'il approchait le bracelet. Il le fixa alors qu'il le lui accrochait.

Adorable. Il le trouvait tout simplement adorable. Mignon. C'était Tino après tout. Mais, ça, jamais il ne le lui aurait dit. Pour ne pas le vexer. Un bracelet, un symbole qui pouvait sembler de possession... Vrai. Il n'était pas difficile de comprendre que Berwald était possessif. Maladivement. Il essayait de se maitriser tout de même. Malgré qu'il sache que Tino finirait par en avoir marre. Inévitable. Comment pourrait-il rester avec une personne qui s'apparenterait plus à un geôlier? Impossible.

Et il continuait de le fixer à travers le verre de ses lunettes. Imperturbable. Oui adorable. Vraiment. Et il ne pu s'empêcher. Il se baissa et posa ses lèvres sur le front de Tino. Quelques secondes, presque imperceptibles. Un baiser bref et léger. Alors qu'il voyait un peu de gêne apparaitre sur le visage du finlandais. Toujours. Même si, contrairement à il y a quelques mois, ou s'femme aurait cherché à se sauver, et du plus vite possible, il ne bougea pas. Suède était à la fois heureux et soulagé. Peut-être qu'il finirait par s'habituer. Peut-être. Après tout, il était un homme. Et son frère, qui plus est. Il comprenait que cela fusse difficile pour lui.

Le vent souffla. Un léger vent frais nocturne de printemps. Un souffle qui apporta avec lui les notes de la musique jouée en dessous d'eux. Un doute. A présent, que faire? Dire? Ce n'était pas son fort. Habituellement, Tino parlait pour eux deux. Et c'était très bien comme cela. Mais, il se doutait qu'en cet instant précis, c'était à lui de proposer quelque chose. Silence. Silence embarrassé de celui qui ne parle jamais et qui doit faire entendre sa voix. Il toussota, faiblement. Avant de finir par se décider à dire:

-...t'veux danser?...-

Avant de penser que cela puisse être gênant pour Tino. Certes, il y avait eu la Saint-Valentin. Mais, il ne voulait pas trop lui en demander. Déjà qu'il avait été d'accord pour passer cette soirée avec lui. C'était bien beaucoup.
Un nuage passa devant la lune, cachant, pendant l'espace de quelques minutes, toute lueur. Le toit devint sombre. Berwald ne devinait que la silhouette de Tino dans l'obscurité, bien qu'il fut proche. Quelques minutes. Courtes. Le nuage passa. La lueur à la fois blanche et bleutée de la lune revint. Suède eu un léger souffle plus fort. Soupir? Non. Grande inspiration se voulant discrète, seulement. Il réfléchissait. Lentement, il monta sa main à son visage et remonta ses lunettes sur son nez avant de laisser son bras retomber le long du flanc.

-...Ou t'veux aller boire un truc?-

C'était l'idée qui lui était venue. La chose qui mettrait sans doute le moins mal à l'aise Tino. Oui. Voilà. Même si lui, il n'aurait pas été contre une danse. Il ne le dirait pas. Il ne disait que rarement ce pourquoi il était contre ou pour avec Tino. C'est avec grand peine qu'il avait osé quand Tino sortait avec Écosse. Il y avait des choses qu'il ne pouvait pas laisser passer. Et cela, il l'avait fait bien trop longtemps à son gout. Là, il ne dirait rien. Ce n'était pas important. Comme il n'avait rien dit lorsque Tino lui avait annoncé ne pas vouloir se rendre au Bal avec lui. Jamais. Tant que le résultat allait à Finlande, il était heureux.
Et cette fois-ci n'échapperait pas à la règle. Il attendait la réponse.
Tout simplement.
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MessageSujet: Re: [Bal de Printemps] Le tango sur le toit [Suède - Finlande]   

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